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ANJOUAN ECHEC D UNE DECOLONISATION; la détresse de l'île en dérive

GRANDE TRAGEDIE PERPETUELLE D UN PEUPLE OUBLIE
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November 25

MAYOTTE

DROITS DE DES ENFANTS A MAYOTTE

Dominique Versini, femme politique française et actuellement défenseur des enfants (chargé de défendre et de promouvoir les droits de l'enfant) a fait un déplacement à Mayotte du 6 au 8 octobre pour constater sur place la qualité de la prise en charge des enfants. Le 20 novembre, elle a remis son rapport au Président français. Dans ce rapport, elle tire la sonnette d’alarme.

Lors de son déplacement sur l’île française de Mayotte, Dominique Versini n’avait pas hésité à comparer la qualité de la prise en charge des enfants à celui du régime de Vichy. En effet, le problème majeure des enfants à Mayotte est le fait que pour ceux qui n’ont pas de papiers en règles, les portes des dispensaires ou des hôpitaux leurs sont fermé. Cette triste réalité du quotidien des enfants mahorais est en totale contradiction avec la Convention Internationale des droits de l’enfant.

Il faut savoir qu’à Mayotte, qui devrait devenir lors du référendum de mars 2009 un département français d’outre-mer au même titre que la Réunion, seulement 50% de la population est inscrite à l’Etat Civil français. La France a mis en place le dispositif CREC (Commission de Révision de l’Etat Civil), dispositif qui après ses 8 années de pratique est un véritable fiasco. Et pour Dominique Versini, c’est les enfants qui trinquent en premier de cette déficience. Dans son rapport remis au Président Sarkozy, Dominique Versini explique que "Le délai de traitement des demandes est très long, de l’ordre de 3 à 4 ans pour obtenir un acte révisé. (…) Cette situation est apparue à la Défenseure des enfants extrêmement préjudiciable (…) Le fait que des français n’arrivent pas à établir leur nationalité française constitue une discrimination particulièrement grave notamment pour les mineurs qui sont pénalisés dans l’exercice de leurs droits fondamentaux (accès aux soins, à des bourses scolaires ou aux autres prestations, passage d’examens, liberté de circulation…).

De plus, la forte immigration provenant des Comores n’est pas pour arranger les choses. Toujours selon son rapport « Le filtrage administratif opéré lors de l’accès à l’hôpital dissuade les personnes d’y présenter les enfants en dehors de situations extrêmes (urgence) et expose indéniablement les enfants à des risques de santé d’autant que Mayotte se caractérise par un niveau préoccupant de maladies infectieuses ».

D’autres problèmes, et non des moindres, sont mis en exergue dans le rapport, comme l’admission des enfants dans le système éducatif français qui se fait sous forme d’une épreuve sélective, qui est d’une certaine façon une forme de discrimination. Dans le même registre, Dominique Versini alerte sur tous ces jeunes étrangers clandestins qui sont ni plus ni moins qu’abandonnés sur le territoire mahorais. Ces enfants attendent le retour de leurs parents qui ont été reconduits à la frontière comorienne. En moyenne, 80% des enfants retrouvent leur parent qui refranchissent la frontière clandestinement au bout de 6 semaines. Mais que font les 20% restant…

Le rapport de Dominique Versini est donc des plus accablant. Selon elle, il faut impérativement que la question du Droit des enfants soit un axe primordial pour la création de l’unité mahoraise, surtout si le référendum de mars 2009 offre la possibilité aux mahorais de devenir français. Comment un peuple peut-il devenir français si on ne prend pas en charge dès maintenant ses enfants en leur offrant le Droit inhérent à la Convention Internationale des droits de l’enfant.

 

KOISSAKOISSA LE DRAME CONTINUE

UNE EMBARCATION DE CLANDESTINS SOMBRE AU LARGE DE MAYOTTE

Quatre personnes sont mortes et dix-sept sont portées disparues dans le naufrage d'une embarcation de clandestins qui tentaient d'accoster l'île française de Mayotte dans la nuit de jeudi 20 à vendredi 21 novembre, a-t-on appris auprès de la préfecture. Douze personnes sont rescapées.
L'embarcation, appelée localement "kwassa-kwassa" et transportant des clandestins en provenance des Comores, a fait naufrage en tentant de franchir la barrière de corail dans le sud de l'île de Mayotte. Trente-trois personnes dont vingt-six adultes et sept enfants se trouvaient à bord au moment du naufrage, selon les témoignages des rescapés. Un pêcheur dans la zone du naufrage a pu sauver huit personnes et a donné l'alerte.
Toute la nuit, une vedette de la police aux frontières et une autre de la gendarmerie ainsi que le navire de la gendarmerie maritime ont été envoyés dans la zone et ont réussi à récupérer quatre autres personnes. Au lever du jour, des moyens aériens ont été dépêchés en appui à la recherche d'éventuels autres rescapés. Parmi les dix-sept disparus, on compte quatorze adultes et cinq enfants. Les douze personnes qui ont pu être sauvées, parmi lesquelles un enfant, ont été conduites à l'hôpital de Petite Terre.

Source : le monde.fr / google news france
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# Posté le vendredi 21 novembre 2008 15:33

Simulation d'un naufrage à la rade de Mamoudzou

Dans le cadre de la semaine de la sécurité, les Affaires Maritime, en collaboration avec la SNSM, ont organisé une simulation de naufrage. Cette simulation avait pour but de montrer comment se déroule un sauvetage. Olivier Busson, directeur des affaires maritimes, a rappelé qu'il y a 80 opérations de sauvetage par an, principalement des pêcheurs, des kwassa et des boutres. Il explique qu'"aujourd'hui, en 2008, on a une organisation bien rodée. Nous disposons de moyens renforcés depuis quelques années et toute les administrations se sont équipées de semi-rigide pour pouvoir intervenir. Mais ça n'empêche pas l'existence de cas dramatiques de naufrages et disparitions".
Il rappelle également les précautions de base : il ne faut pas attendre pour appeler les affaires maritimes lorsqu'on se rend compte qu'un pêcheur ou qu'un plaisancier ne rentre pas. Si on attend, la tâche des affaires maritimes se complique car il faut délimiter un périmètre de recherches. Il faut également penser, lorsqu'on part en mer, à dire à ses proches où on va naviguer et à quelle heure on compte revenir. "Notre activité est soutenue, les cas augmentent chaque année. Le nombre de décès ou de disparitions est plus important à Mayotte que dans toute la zone de l'atlantique", indique M. Busson.
November 10

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MLIMADJI

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Description : Mon blog consiste à donner des informations sur les comores ‘’جزر القمر ‘’ , politique , sociale , économique . Et aussi , dans tous les pays francophones , la France , en utilisant la même sauce politique , sociale , économique ...
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Bisbilles pouvoir central comorien/gouvernement de Mohéli

Bisbilles pouvoir central comorien/gouvernement de Mohéli
Le courant ne passe plus depuis 48 heures entre les autorités centrales des Comores et celles de l'île autonome de Mohéli, à en croire un communiqué publié lundi par le gouvernement fédéral comorien, qui se dit "obligé de faire respecter les procédures de gestion et de comptabilité, compte tenu de la gestion des sociétés publiques à Mohéli".

"Mohéli ne verse plus rien au Trésor public pour cette année 2008", a relevé le communiqué, soulignant que 14 millions de francs (28.455 euros) seulement y ont été versés alors que le gouvernement central a décaissé plus de 80 millions (162.601,6 euros) chaque mois pour le fonctionnement et le versement des salaires à Mohéli.

"Les recettes sont détournées pour des dépenses extrabudgétaires", a accusé le gouvernement central sans, pour autant, envisager d'entreprendre des poursuites judiciaires.

"Nous ne parlons pas de détournement. Il s'agit plutôt de dysfonctionnement", a dit Nourdine Bourhane, le Secrétaire général du gouvernement, disant souhaiter "engager le dialogue avec les autorités de Mohéli pour mettre de l'ordre dans la gestion des affaires de l'île".

"C'est un prétexte pour déstabiliser le gouvernement de l'île", a déclaré le directeur de Cabinet du président de l'île de Mohéli, Mzé Cheikh Ben Mzé Cheikh joint au téléphone par MLIMADJI .

Selon M. Mzé Cheikh, les autorités fédérales projetant une révision de la Constitution, voudraient supprimer la clause relative à l'élection présidentielle tournante au détriment de Mohéli en 2010.

"S'il est vrai que la loi de l'Union à la primauté sur celle des îles, en cas de mauvaise gestion, mais il faut que cela soit constaté conformément aux règles établies, ce qui n'est pas le cas", a dit le directeur de Cabinet du président de Mohéli, Mohamed Ali Saïd.
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# Posté le lundi 10 novembre 2008 16:52

Journée Maore : le gouvernement comorien veut des actions

Journée Maore : le gouvernement comorien veut des actions
Dans le cadre de la célébration de la Journée nationale du 12 novembre consacrée à l'île de Mayotte depuis 2005, le conseil des ministres de l'Union des Comores a proposé la semaine dernière, en collaboration avec le Comité Maore, des actions de mobilisation de la population.

Depuis 2005, cette journée – qui marque l'adhésion des Comores à l'ONU, en 1975 - s'inscrit dans le cadre "de la défense de notre intégrité territoriale et la réintégration de l'île comorienne de Mayotte dans son giron naturel", précise le gouvernement. Elle aura cette année une valeur importante en raison de la prochaine consultation des Mahorais sur le statut de département, annoncée par le gouvernement français pour le mois de mars 2009.

Plusieurs manifestations devraient être organisées par les associations militant pour le retour de l'île dans l'ensemble comorien : à Moroni, mais aussi en France.

Les médias seront sollicités "à y prendre part", affirme le gouvernement, qui a également prévu qu'une "Lettre du fond du cœur à mon frère maorais", écrite par Madjuwani Hassane, un journaliste d'Al-Watwan, soit lue dans toutes les classes du pays .

Par ailleurs, le conseil des ministres a décidé de saisir à nouveau le Comité de l'Union africaine et de "réactiver le dossier [mahorais] au sein des instances internationales comme à la Cour internationale de la Haye".

Lire ci-dessous des extraits de la lettre

Lettres du fond du cœur à mon frère maorais (extraits)

"(...) C'est cette immense joie d'avoir une terre pour soi que les Algériens ont ressentie en 1962 après avoir libéré leur pays de la colonisation et que les Français ont ressentie en 1944 en entrant dans Paris libéré de la domination raciste nazie. C'est dans l'espoir de ressentir, un jour heureux, cette immense joie d'avoir une terre pour soi, que les Palestiniens se battent tous les jours au prix de leur vie depuis plus d'un demi-siècle. Cette immense joie tu ne pourras jamais l'avoir en dehors des Comores, ta terre, ton pays, ta patrie.

Evidemment, cher frère, la quête de cette sensation ne suppose pas qu'on haïsse les autres pays et les autres peuples. Elle n'empêche même pas de les aimer. En effet, on peut aimer la langue française, être convaincu que la révolution française est l'une des tous plus grands évènements de toute l'histoire de l'humanité, ou encore avoir envie d'aller passer le restant de ses jours en France – comme de très nombreux Français vivent dans des pays étrangers – sans, pour autant, se sentir obligé de céder à la France une partie de son propre pays. Car aimer quelqu'un ou un pays ne peut signifier disparaître en lui faisant cadeau d'une partie vitale de soi-même. Sinon ce ne serait pas de l'amour, mais un suicide.

Pour tout cela, il ne faut pas que quelqu'un, quel qu'il soit, puisse te voler, nous voler cette sensation unique, parce qu'on est rien sans elle. (...)"

Madjuwani Hassane


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# Posté le lundi 10 novembre 2008 16:08
Modifié le lundi 10 novembre 2008 16:19

Comores : déclaration de guerre à la France à propos de Mayotte

Comores : déclaration de guerre à la France à propos de Mayotte
Le Gouvernement comorien prend mal, très mal même l'organisation du référendum mahorais de mars 2009 pour la départementalisation de Mayotte. Pour eux, ce n'est ni plus ni moins qu'une déclaration de guerre de la part de la France.

Historiquement, Mayotte appartient aux Comores. Les Comores à partir de 1946 sont détachés de Madagascar pour devenir un Territoire d'Outre-Mer (TOM). En 1961 les Comores obtiennent un statut d'autonomie interne, puis en 1972 elle acquière sa totale indépendance. Mais Mayotte sera la seule île des Comores à voter alors pour le maintien de ses liens avec la France. Elle réitérera cette volonté lors d'un nouveau référendum en 1976.

Aujourd'hui, la France veut proposer par référendum à Mayotte le statut de Département d'Outre-Mer (DOM) en mars 2009. Ce référendum fait grand bruit à la fois dans les Comores comme en France

Depuis toujours les Comores revendiquent Mayotte comme leur territoire. Mais les députés comoriens on réagit vivement hier lors de leur assemblé au référendum de mars 2009. Ibrahim Mohamed Sidi, vice-président de l'Assemblée Nationale des Comores a même déclaré que « le projet d'organiser un référendum dans l'île comorienne de Mayotte constitue en soi une déclaration de guerre ».

Ces mots sont on ne peut plus éloquent, et quand ils sortent de la bouche d'un politicien influent aux Comores ils peuvent même faire peur. On peut comprendre que les Comores, qui revendiquent l'appartenance de Mayotte, soient frustrés par la proposition française de référendum pour une départementalisation de l'île. Mais de là à dire qu'ils y voient une déclaration de guerre, le pas a été franchit. Les relations entre la France et les Comores ne peuvent que s'envenimé jusqu'en mars 2009.

Espérons que les mots prononcés par Ibrahim Mohamed Sidi resteront que des mots. Mais toutefois, il faut que la France fasse attention à ce que les comoriens ne passent pas aux actes, comme notamment s'en prendre à des ressortissants français sur leurs îles.

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# Posté le lundi 10 novembre 2008 16:03

RAPPELS O.N.U

RAPPELS  O.N.U
- O.N.U : Résolution relative à l'admission des Comores à l'ONU dans laquelle elle a réaffirmé la nécessité de respecter l'unité et l'intégrité territoriale de l'Archipel des Comores composé des îles d'Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli. " Résolutions de l'ONU n° 31/4 du 21/10/1976 : " 1- condamne les référendums du 8 février et du 11 avril 76 organisés dans l'île comorienne de Mayotte par le gouvernement français et les considère comme nuls et non avenus, et rejette : a) toute autre forme de référendum ou consultation qui pourrait être organisées ultérieurement en territoire comorien de Mayotte par la France. b) toute législation étrangère tendant à légaliser une quelconque présence coloniale française en territoire comorien de Mayotte. 2- condamne énergiquement la présence française à Mayotte qui constitue une violation de l'unité nationale , de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de la république indépendante des Comores. "

- François Mitterand :
Lors de son voyage aux Comores en 1990, le Président François Mitterrand avait déclaré que la loi séparant Mayotte des Comores est une loi injuste.

- Michel Rocard :
lundi 28 janvier 2000, à Washington : “au regard du droit international, l'administration de Mayotte par la France est illégale”.
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# Posté le dimanche 09 novembre 2008 18:22

Le Parlement comorien condamne l'occupation française à Mayotte

Le Parlement comorien condamne l’occupation française à Mayotte
Un projet de résolution de la Commission des affaires étrangères du Parlement comorien exigeant l'arrêt d'un projet d'organisation d'un référendum à Mayotte sera soumis aux députés, probablement la semaine prochaine pour adoption, a appris MLIMADJI de source parlementaire.

Dans ce projet, la Commission des affaires étrangères exige l'arrêt d'un projet d'organisation d'un référendum à Mayotte, "dont la tenue entérinerait définitivement la départementalisation de cette île par la France".

Dans le même texte, les députés comoriens condamnent "la décision du gouvernement comorien d'autoriser la reprise des expulsions de Mayotte des ressortissants des autres îles des Comores", exigeant "l'arrêt de ces expulsions".

"Pour nous, a déclaré Ibrahim Mohamed Sidi, vice-président de l'Assemblée nationale, le projet d'organiser un référendum dans l'île comorienne de Mayotte constitue en soi une déclaration de guerre".

Dans son projet, le Parlement appelle le gouvernement des Comores à faire réactiver "le comité ad hoc dit Comité des 7 de l'Union africaine sur la question de Mayotte", pour surseoir au projet de la France "d'occupation illégale d'une partie du territoire comorien".

Il est noté que ce projet de résolution pourrait être soumis aux députés peu avant le 12 novembre, date anniversaire de l'admission des Comores aux Nations unies en 1975, célébrée aux Comores depuis 2005 à la demande des députés.

Depuis l'indépendance des Comores le 6 juillet 1975, persiste un contentieux entre le nouvel Etat et la France dû au refus de celle-ci de quitter Mayotte, l'une des quatre îles de l'archipel des Comores.

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November 06

Discussion sur YouTube - Martin Luther King - I Have A Dream

 

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Discussion sur YouTube - EVOLUTION SOUS TITRES FR

 

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October 29

NOUVELLES FRAICHES


 

Les Comores connaissent actuellement la situation économique et sociale la plus grave depuis l'accession du pays à l'indépendance.
La sévérité de cette crise qui détruit un pays déjà ravagé par une pauvreté endémique et une misère rampante ne tient pas seulement à la cherté de la vie due à la montée vertigineuse des produits d'exportation et de l'insuffisance notoire des produits locaux.
Elle tient aussi à la raréfaction et l'absence des produits pétroliers, essence, gasoil, pétrole lampant, paralysant complètement pendant de longues périodes, une économie déjà sinistrée et mettant les Comoriens à rude épreuve pour survivre.
Elle se double d'une crise morale sans précédent qui n'a d'égal que l'espoir jadis suscité par l'arrivée de Sambi au pouvoir et entretenu régulièrement et sans vergogne par celui-ci, selon le triste et sinistre principe à la Goebbels du « plus un mensonge est gros, plus il a des chances d'être cru ». Sambi a fait du mensonge politique une telle litanie, qu'il finit par croire lui-même à ses prêches.
Et quand le mensonge s'allie à l'arrogance et à l'incompétence, au plus haut sommet de l'état, le pays entier finit par sombrer dans l'indigence et la démoralisation.
« A situation sociale et économique pourrie, situation politique pourrie » : jamais un pouvoir exécutif n'a été isolé sur l'échiquier politique : la présidence de l'Union est un monstre sans membres, ni corps, coupé des pouvoirs des îles, qu'elle aide pourtant à mettre en place, pour essayer de les contrôler, une présidence en guerre contre l'assemblée de l'Union, la cour constitutionnelle, un pouvoir en délicatesse avec le pouvoir judiciaire, en complète défiance avec la grande majorité des partis politiques à Moroni : Sambi gouverne seul, magouillant pour s'acheter tel ou tel corps pour finir par s'aliéner tout le monde, il ne doit sa survie qu'à sa bonne étoile et au sentiment légitimiste et peut être fataliste qui a gagné les masses comoriennes.
C'est dans ce contexte d'échec sur toute la ligne que Sambi s'apprête à se lancer dans l'aventure de la modification constitutionnelle.
C'est avec véhémence que nous nous élevons contre une telle entreprise, ceci pour de multiples raisons :
La première étant que Sambi veut changer les règles en cours de jeu, pour des mauvaises raisons, à savoir son désir de s'accrocher au pouvoir qui n'est que miel pour lui
Alors que la constitution actuelle se trouve être la seule constitution qui soit vraiment une œuvre collective ayant engagé le pays et la communauté internationale dans une longue réflexion sur le présent et l'avenir de ce pays et qui pour la 1ère fois de l'histoire des Comores, a consacré la place et l'importance de l'autonomie des îles
Puis pour la première fois, le pays connaît également une véritable alternance politique, grâce au principe de la présidence tournante.
Ainsi grâce à cette constitution, le pays a connu des élections démocratiques pour l'essentiel et un semblant de vie démocratique.
Enfin, il serait tout à fait injuste et amoral que Mohéli ne puisse elle aussi avoir la chance d'exercer la magistrature suprême du pays : le principe de la présidence tournante est un principe de justice et d'équité entre les îles, pour permettre aussi de rectifier certains déséquilibres indus par les dérives centralisatrices ; même s'il se trouve des présidents comme Sambi pour être le pire de tous les présidents pour son île d'origine, à savoir Anjouan.
Certes, on n'attend pas d'un président de l'Union qu'il s'adonne au favoritisme et au chauvinisme, mais il sera certainement plus sensible à des problèmes qu'il aura toujours connus et côtoyés qu'un président qui connaît une île par personnes interposées.
Et finalement que sont dix ans d'une expérience inachevée et incomplète (avec des structures non mises en place, des compétences mal ou pas réparties selon la constitution. ..) face à plus de vingt ans de constitutions diverses désastreuses ?
Le seul argument avancé par Sambi et que reprennent allègrement tous les partisans de l'état centralisé tout puissant, concerne le prétendu gouffre financier que représenteraient les institutions actuelles.
Pour nous, ce n'est pas le système qui est en cause, mais plutôt ceux qui s'en servent aussi bien au niveau de l'Union qu'au niveau des îles : selon le président de l'assemblée de l'Union, la seule présidence de l'Union, sans ses départements ministériels, s'octroie 3 milliards 958 millions CFA, autant que le budget de l'île d'Anjouan, et 3 fois celui de Mohéli (voyages, enrichissement personnel... ) selon le principe à peine déguisé, se servir et non servir car on n'est jamais mieux servi que par soi-même.
Sans oublier que Sambi a été à l'origine de l'aventure « débarquement et occupation d'Anjouan », après s'être acoquiné avec Mohamed Bacar, dans une opération dont le prix pour le pays, reste encore le secret le plus gardé du pouvoir.
De toute façon, aujourd'hui, aucune constitution ne peut se dispenser d'une administration au niveau des îles, qu'elle s'appelle, gouvernorat, conseil des îles, ou présidence et assemblée des îles etc.
En vérité le problème réside dans le pouvoir politique de ces institutions : s'agira-t-il de véritables institutions avec un pouvoir de décision et de réalisation au niveau des îles ou des hommes nommés soumis aux dictats et au bon vouloir d'un pouvoir central ?
En ce sens, notre choix ne peut souffrir d'équivoque :
La guerre à mener pour assainir la situation financière du pays est celle qu'il faut mener contre la corruption, le détournement des deniers et biens publics, le gaspillage, l'incompétence et l'inconscience en matière de gestion politique et administrative des affaires du pays.
Une guerre vouée à l'échec sans l'instauration d'un système judiciaire juste, indépendant et fiable, garante d'une vie réellement démocratique
La guerre à mener est celle qui doit être vouée contre les politiciens véreux qui fourvoient la parole donnée et les promesses faites au peuple, afin qu'ils puissent être jugés sur leurs actes, pour leur enrichissement illicite, leur gestion des affaires à la fin de leur mandat, pour que puissent enfin qu'émerger des dirigeants honnêtes et dévoués, au service du pays et de ses populations
Encore une fois, nous fustigeons cette escroquerie politique de la modification constitutionnelle, d'autant que nous considérons que les intérêts d'Anjouan n'auront aucun véritable défenseur, face à un président de l'Union illuminé et très suspect, un président de l'île aligné et partisan et une multitude de partis grands comoriens.
Nous avons vu comment ces partis, les médias nationaux et privés tous concentrés à Moroni ont contracté une union sacrée pour écraser Anjouan, et encore aujourd'hui, Anjouan doit seule, faire face à ses problèmes confrontée au président le plus anti-anjouanais qui soit.
En plus des revendications générales à de conditions de vie décentes, nous nous insurgeons contre toutes les menées tendant à étouffer le port de Mutsa, véritable poumon économique d'Anjouan.
Nous exigeons également la libération des prisonniers politiques innocents et le jugement dans des conditions d'équité de tous ceux qui seront poursuivis.
Enfin, nous exigeons également le départ des forces africaines d'occupation qui se comportent en terrain conquis à Anjouan et transforment l'île en dépotoir et en un lieu pour satisfaire de viles besoins.
Fils et fille d'Anjouan, Anjouan a besoin de toi !
Rejoins les rangs de RAPIA (Rassemblement pour les intérêts d'Anjouan), une organisation dont l'unique ambition est de défendre et de servir Anjouan.

Le porte- parole de RAPIA

Zarouk Bouchrane

Posté par Ali Djanffar le 26 Octobre 2008
July 23

LE RIDICULE NE TUE PAS HEUREUSEMENT

 SUR LE DEUXIEME ROUND DU GTHN
(Groupe de Travail de Haut Niveau)
 
Pendant que la France et ses hommes liges comoriens, sont entrain de dépecer l'archipel des Comores, la quasi totalité des partis politiques comoriens, dont la veulerie n'a d'égal que leur soif de pouvoir, se terrent en attendant les prochaines échéances électorales Les syndicats n'en finissent pas de se dépatouiller dans des bourbiers corporatistes. La quasi totalité de la presse locale s'aligne en faisant le black out sur les incongruités de la démarche capitularde des autorités comoriennes. La population meurtrie et affamée reste sans voix. Et la France, sans coup férir, peut donc continuer tranquillement à mettre à profit l'incompétence et la crédulité des autorités comoriennes, pour consolider son occupation de l'île comorienne de Mayotte en lui imprimant une marche forcée vers la départementalisation . Le tout, dans un silence assourdissant et parfois même avec le soutien et la complicité agissante des autorités
 comoriennes.
 
Reconnaissons néanmoins que cette politique d'occupation et de déstabilisation perpétrée par la France aux Comores, ne serait pas possible sans la léthargie, voire même, la honteuse complicité agissante des chefs d'Etat comoriens successifs, des cerbères patentés des occupants français.
 
A cela, rien d'étonnant si l'ambassadeur de la France aux Comores, M. Luc Hallade, au sortir de cette rencontre de Moroni, se répand en déclarations dithyrambiques du genre : "les discussions se sont déroulées dans un climat ouvert et constructif" . Ce à quoi son homologue comorien en France, M. Soulaimana Mohamed Ahmed, en bon élève pérore : "les travaux ont beaucoup progressé et se sont déroulés dans une atmosphère détendue". Et non sans prétendre plus loin de faire en sorte, "que la population des quatre îles se rencontrent, aussi bien les opérateurs économiques que les artistes ou les sportifs"... C'est du réchauffé qu'on essaie là de nous vendre, dans la mesure où les récipiendaires de ce nouveau visa supposé "allégé" n'ont jamais eu de problème de circulation à Mayotte. Ce qui veut dire que ce seront encore et toujours les mêmes catégories de Comoriens qui continueront à subir les affres de l'humiliation et de la
répression, s'ils ne disparaissent pas noyés, dans le bras de mer qui sépare Anjouan de Mayotte.
 
Pour la majorité des Comoriens, que cela s'appelle "Visa Balladur", visa allégé, pass, droit de passage ou de circulation… la finalité demeure la même : faire entrave à la libre circulation  des Comoriens chez eux. Loin d'être un catalyseur pour le rapprochement, l'entente, la solidarité ou pour l'hospitalité légendaire du Comorien, cet ersatz de "Visa Balladur" présenté partout par les capitulards et autres collabos comoriens comme le trait de génie du GTHN, reste bel et bien un parchemin, facteur de divisions, porteur de haine et de morts, attisées par la culture de la peur de l'autre et nourries par une campagne tous azimuts de désinformation et de falsification de l'histoire commune comorienne.
 
Que l'on ne se méprenne pas. Le GRITAC est et a toujours été un partisan acharné du débat d'idées, du culte de la tolérance, de la liberté et du respect d'autrui. Nous sommes et avons toujours été, s'agissant du contentieux franco-comorien sur Mayotte, pour le dialogue, la négociation et autres discussions, mais en aucun cas, pour un marché de dupes qui plus est, hypothèque, notre souveraineté et notre dignité, que le gouvernement de Sambi, n'hésite pas à  sacrifier sur l'autel de la politique française de la loi du plus fort et du fait accompli. Gouvernement comorien toujours aussi crédule, qui brille par les propos convenus habituels, suant la lâcheté, la veulerie et l'amateurisme.
 
Du reste les tenants comoriens de la politique de capitulation et de mendicité, au lieu de tirer les leçons de leur échec (en cédant, pourquoi pas, la place à plus compétents qu'eux), persistent dans leurs erreurs, en évoquant la fatalité... en dépit des arguments redoutables en leur possession. Arguments qu'ils n'ont même pas daigné sortir dans le cadre de ces mascarades de rencontres du GTHN, de peur de s'attirer les foudres de leurs contempteurs français.
Aussi s'interdisent- ils d'évoquer où que ce soit, l'occupation de Mayotte par la France ; les ingérences françaises aux Comores ; la départementalisation ; les frontières des Comores telles qu'internationaleme nt reconnues ; les incongruités de toutes ces négociations franco-comoriennes, qui  mettent en porte-à-faux la partie comorienne avec sa constitution ; les nombreux sacrifices consentis en notre nom, pour dédouaner et couvrir les outrages, infractions et autres violations par la France, des règles et lois internationales ; les morts "Balladur" ; le devenir des Comoriens des autres îles à Mayotte ; les campagnes de haine, d'ostracisme et d'humiliations qu'on leur inflige quotidiennement ; les arrestations abusives, suivies d' expulsions extrajudiciaires, des Comoriens de l'île comorienne de Mayotte, etc.
En revanche, le battage médiatique est de mise pour fustiger "les hordes d'envahisseurs comoriens, à l'assaut de Mayotte, l'eldorado français" ; il est toujours question "d'expulsions "d'immigrés clandestins" , sous entendu, Comoriens, venus manger le pain des Maorais ; de visa d'entrée dans l'île comorienne de Mayotte, par l'administration française ; de frontière maritime séparant "Mayotte des Comores" ; de l'arrivée prochaine dans la partie non occupée, du MEDEF (le puissant syndicat des patrons de Mayotte) etc.
 
Comment ces responsables comoriens qui se disent croyants,  patriotes et responsables arrivent-ils à dormir tranquilles, sans remord, ni la moindre compassion pour les milliers de Comoriens, morts par "noyade", sans sépulture, depuis l'instauration du "Visa Balladur", et qui heureusement ou malheureusement, se trouvent désormais hors d'atteinte du titre infamant "d'immigrés clandestins" chez eux.
 
A toujours traiter la France avec déférence et à multiplier les actes d'allégeance pour s'attirer ses faveurs et sa bienveillance, les autorités comoriennes en viennent à vider l'Etat de l'essentiel de ses attributs : la souveraineté, l'intégrité et la dignité. Et rien ne peut venir troubler la quiétude, la sérénité, la résignation et la capitulation sans conditions des autorités comoriennes. Rien ni les manœuvres de déstabilisation, ni les actes d'humiliations et de provocations, ni les atteintes graves à la souveraineté comorienne, ni le calvaire et autres souffrances endurés à Mayotte par les Comoriens des autres îles, abandonnés et livrés à eux-mêmes, dans un milieu hostile où règnent en maître, la haine, le mépris et les actes d'humiliation.
 
Souvenons-nous. Le Président Sambi n'avait de cesse de clamer lors de sa campagne présidentielle de faire en sorte une fois élu, non de se servir, mais de se mettre au service de son pays. Force est de constater qu'à mi-chemin de son mandat, il ne s'est pas si mal servi sur le dos et au détriment des Comoriens (voyages d'agrément en guise de missions, gestion du budget de l'Etat dans une totale opacité, en dehors de tout contrôle du parlement etc.). Et puis surtout, il a servi et continue à servir fidèlement la France, en faisant de l'Etat comorien, une force supplétive de l'occupation de l'île comorienne de Mayotte.
 
A des degrés divers, tous les gouvernements comoriens, mis à part celui d'Azali, suivi de celui de Sambi, se sont toujours appuyés sur les résolutions des instances internationales, pour condamner l'occupation de l'île comorienne de Mayotte par la France et demander des négociations d'état à état sous l'égide de la Communauté internationale.
 
Le grand tort du Président Sambi, c'est de capituler d'emblée sans conditions, en passant par pertes et profits les intérêts supérieurs du pays qui fait de lui dans l'article 12 de sa Constitution :
         1. "Le symbole de l'unité nationale", et non le bradeur en chef de la souveraineté, et de l'unité des Comores, qui encourage par sa politique de mendicité, d'allégeance et de révérence vis à vis de la France, le séparatisme, en foulant aux pieds les fonctions régaliennes de l'Etat.
         2. "Le garant de l'intégrité des frontières, telles qu'intentionnelleme nt reconnues, ainsi que la souveraineté de l'Union" et non l'observateur atone et pleutre qu'il nous est donné de voir lors de ses nombreuses missions improductives de par le monde.
         3. "L'arbitre et le modérateur du fonctionnement régulier des institutions" et non l'obstacle essentiel, l'élément perturbateur et déstabilisateur du fonctionnement des institutions.
 
En se rendant aux Comores pendant les assises du GTHN, les membres parisiens de l'association "WATWANYA" veulent user de leur liberté d'expression et de leur droit de manifester,  pour signifier pacifiquement mais fermement, à cette créature maléfique pour les Comores, qu'est le GTHN de Sambi et de Sarkosy (qui rabaisse à plus d'un titre, un ministre comorien au rang d'un "élu local" maorais), que la souveraineté, l'intégrité et l'unité des Comores ne sont ni cessibles ni négociables. Il en était ainsi pour la France occupée pendant la IIème Guerre mondiale. Pour quoi n'en serait-il pas de même pour les Comores aujourd'hui occupées par la France ? Et c'est pour l'avoir affirmé en terre comorienne que les membres de "WATWANYA" font pendant quelques jours, connaissance avec les prisons de Sambi.
 
Nous persistons et signons, le GTHN (Groupe de Travail de Haut Niveau), est une créature maléfique exclusivement au service de la France, qui a pour vocation de consolider sa politique de déstabilisation et d'occupation des Comores. Il ne peut y avoir rencontre de quelque nature et de quelque niveau que ce soit, sans une levée préalable de tout document réglementant la circulation des Comoriens d'un bout à l'autre de l'archipel des Comores. "La souveraineté, l'intégrité et la dignité de n'importe quel pays, ne sont ni cessibles, ni négociables. Pourquoi le seraient-ils pour les Comores ?"
 
 
Ce 19 juillet 2008
Pour le GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores)
June 27

LA HONTE

au secours Anjouan est entrain déêtre noyée
Posté par oussene le 17.06.2008
Au secours Anjouan est entrain d'être noyée
ils s'enrichissent les militaires africains à Anjouan
à conte goûtes , les prisonniers de Sambi à koki retrouvent la liberté sans qu'on leur dise pourquoi ils ont été arrêtes . Bizarrement ce n'est pas le procureur qui les libère , mais les militaires africains ;coût de l'opération :250.000 fc ; mais ce n'est pas tout :la nuit ,si ,tu tombes sur leur contrôle ,un petit billet suffit pour te dédouaner ;plus grave est ce qui arrive aux femmes : si elles portent des bijoux en or ,on les leur confisque et leur demande d'apporter les factures qui,prouvent que les bijoux leur appartient ;si non elles ne peuvent plus les récupérer . Nos mamans nos femmes et sœurs subissent des humiliations plus graves :quand elles apportent de la nourriture ,ou si elles vont rendre visite aux prisonniers ,on exige d'elles d'accorder leurs faveurs aux militaires africains et sans capote ;où va Anjouan ? c'est ça la liberté qu'on ventait ? où sont les responsables politiques , et les associations des droits de l'homme ?
June 06

le sort des prisonniers politiques d'Anjouan

COMORES Article publié le 2008-06-06  -  Droits de l'homme Imprimer les brèves de la région

Anjouan : la FCDH dénonce la situation des prisonniers politiques et militaires

La Fondation comorienne des droits de l'Homme (FCDH) a dévoilé jeudi 5 juin un 'Rapport sur les détenus politiques et militaires à Anjouan', incarcérés suite au débarquement militaire du 26 mars dernier.

 

Dénonçant la surpopulation carcérale dans la prison de Koki, l'association appelle les autorités à "libérer" certains prisonniers. Elle nie cependant les rumeurs faisant état de tortures.

"Dans un souci de nous rendre à l’évidence sur les conditions juridiques et de détention, la Fondation comorienne des droits de l’Homme a demandé et obtenu de Monsieur le Procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Mutsamudu, l’autorisation de visiter les prisonniers dans leur lieu de détention significative", énonce en introduction le rapport. Cette visite s'est déroulée dimanche 1er juin à la prison de Koki, et lundi 2 juin à la clinique du Centre hospitalier régional de Hombo, où sont hospitalisés un certain nombre de détenus –dont l'ancien vice-président de l'Union et ministre de Bacar Caambi el-Yachourtui.

Concernant la maison d'arrêt de Koki –la principale prison civile de l'île où sont détenus la plupart des prisonniers politiques et militaires-, la FCDH note qu'en moyenne, "17 à 18 détenus sont enfermés dans des cellules d’environ 4 m sur 3,5 m, dont le seul moyen d’aération est une fente d’environ 35 cm sur 15 cm ; d’où une odeur nauséabonde faite de cette insuffisance d’aération, de la nourriture consommée sur place, de la satisfaction des besoins sur place la nuit et du surnombre." Quelques tentes ont été dressées pour palier à la faiblesse de la capacité d’accueil des trois bâtiments en dur. "Seules les deux cellules destinées pour les prisonniers politiques sont dotées de nattes en fibres synthétiques", ajoute le rapport, qui compte seulement six toilettes "à la disposition de centaines des détenus", ce qui "s’avère largement insuffisant."

Si les points d'eau sont assez nombreux, les repas, au nombre de deux, sont "insuffisants" en quantité. Par contre, les détenus malades "sont traités quotidiennement" et les prisonniers "sont libres dans la cour de la maison d’arrêt de 6 heures jusqu’aux environs de 19 heures".

Selon la FCDH, "tous les prisonniers réclament des meilleures conditions de détention mais surtout un procès dans les meilleurs délais pour qu’ils soient fixés dans leur sort. Les détenus militaires affirment qu’ils n’ont pas combattu pour répondre à l’appel du chef de l’Etat qui avait promis dans son allocution radiotélévisée du 24 mars 2008 que tous les soldats qui se rendraient sans combattre, seraient traités avec bonté."

"Toutes les informations convergent sur le fait que ces détenus sont en détention illégale. En effet, après une enquête préliminaire sommaire, la justice semble attendre une décision politique au lieu de continuer son cours", regrette la FCDH.

Concernant le Centre hospitalier de Hombo, les conditions semblent meilleures. Si les frais d'hospitalisation sont –comme pour tout patient- à la charge des familles, celles-ci se déplacent librement et les chambres sont "spacieuses" et "bien entretenues". "Ce lieu comparé à Koki, ressemble à un lieu de villégiature pour détenus aux longs bras", indique le rapport.

Si le tableau dressé par la FCDH est sans concession, l'organisation tient à démentir les rumeurs faisant état de tortures dans les prisons. "Lors des entretiens avec les détenus qui se sont exprimés très librement sans aucune contrainte, il ressort clairement qu’il n’y a pas de cas de torture et qu’il n’y a pas une volonté de torturer les prisonniers", indique le rapport.

En conclusion, la FCDH recommande à la Justice de "libérer ne serait-ce que provisoirement les détenus qui ne sont pas coupables de délits majeurs ou crimes" et d'inculper les autres afin qu'ils bénéficient d'un procès public "dans des délais raisonnables". La FCDH appelle également "toutes les bonnes volontés" (ONG, représentations diplomatiques, gouvernement comorien etc…) afin de munir la prison de Koki en tentes, nattes, couvertures…

May 30

LES ETATAS UNIS D 'AFRIQUE

LA RENAISSANCE AFRICAINE DANS LA TOURMENTE


Depuis les indépendances jusqu'à ce jour l'Afrique traîne ses vieux démons. C'était prévisible pour certains comme René Dumont, qui tout en analysant l'impasse des théories du "rattrapage" qui ne faisaient que déplacer les logiques de la domination politique, avertissait l'Afrique dans son ouvrage canonique « L'Afrique noire est mal partie » (1962). Une stratégie s'imposait donc aux leaders africains s'ils voulaient voir le continent africain amorcer son développement. Pour Nyerere, « Sans unité, les peuples d'Afrique n'ont pas de futur, sauf comme perpétuelles et faibles victimes de l'impérialisme et de l'exploitation. ». L'un des goulots d'étranglements qui retarderait l'avenir de l'Afrique était et demeure le manque d'unité. D'ailleurs cela est mis en exergue par le brillantissime professeur Ki-Zerbo en ces termes : « Ce qui frappe dans ce pays des Noirs, c'est sa grande diversité, qui ne doit pas cependant nous masquer une profonde unité, en grande partie sur la relative homogénéité des conditions géographiques" . L'idée ayant peu ou prou été acceptée, il était donc question de créer une Organisation de l'Unité Africaine (OUA) pour construire les Etats-Unis d'Afrique. Peine perdue car il fallait compter avec les pantins que la occidentaux maniaient à volonté. De nos jours, l'idée est revisitée sans connaître une avancée notable. De plus en plus, on parle de renaissance africaine. Au regard de ce qui se passe en REPUBLIQUE SUD-AFRICAINE, il nous faut dire quelque mots d'une conséquence de ce que nous avons vu. La renaissance africaine est depuis des années un mot sur les lèvres des politiques et citoyens africains. La définition de ce concept diffère avec les auteurs. Renaître, c'est naître de nouveau, revenir à son état premier. La renaissance serait naturellement l'action de retrouver sa position originelle. La renaissance africaine peut donc être appréhendée comme le retour de l'Afrique à ses propres sources, à sa position glorieuse où ses fils et filles étaient unis et riches. Certainement illuminé par les travaux du savant africain Cheikh Anta Diop et d'autres grands Africains qui ont établi imparablement la réalité scientifique de "l'unité culturelle de l'Afrique noire" et de ses origines, le président Thabo Mbeki de l'Afrique du Sud s'est même positionné comme l'égérie de ce nouveau combat. Mais voila que pendant que les esprits se « convertissent » peu à peu à cette nouvelle donne, les sud-africains montrent d'abord à l'Afrique Noire et ensuite au monde entier, l'image d'un pays xénophobe, barbare et ingrat. Cette réflexion que je soumets à votre intelligence sonne comme la prédiction d'un échec de la renaissance africaine si les politiques n'associent pas la base, c'est-à-dire les populations.

La renaissance africaine éprouvée

Pour le lecteur pressé et peu attentif, l'Afrique ne bouge pas. Mais ceux qui regardent l'Afrique sans préjugé, le bonheur leur a été donné de voir une Afrique qui sort de son immobilisme pour s'approprier sa place dans le concert des nations. Désormais, les africains sont décidés à prendre leur destin en main, refusant qu'on parle et qu'on réfléchisse à sa place. C'est le sentiment que l'Afrique a donné en tout cas au monde entier ces dernières années. C'est ainsi qu'après plusieurs tentatives, le conflit ivoirien a trouvé la solution en terre africaine. C'est ainsi que les angolais ont fait la paix en 2002 pour vivre dignement sur leur continent. Enfin, les organisations régionales s'activent pour renforcer les liens afin de tendre à terme vers les Etats-Unis D'AFRIQUE. Ce mouvement très perceptible en Afrique et dans la diaspora est mis à l'épreuve par les sorties honteuse des sud-africains depuis le 11 Mai 2008. on dit souvent que Dieu a voulu que le temps qui coule dans la mémoire des hommes use lentement les souvenirs ; et c'est la raison pour laquelle les hommes perdent la mémoire. Comment comprendre que des frères noirs qui, hier souffraient de l'apartheid retournent les armes de leurs geôliers contre leurs frères ? À cette question, j'aimerais avoir une réponse. Les sud-africains ont-ils oublié le soutien sans faille de tous les Etats d'Afrique noirs dans cette lutte historique contre les colons blancs ? Ont-ils oublié que la Zambie était la base arrière de l'ANC ? Ont-ils oublié qu'il y a seulement 17 ans qu'ils peuvent affirmer leur humanité ? Prétextant le vol de leur travail, les sud-africains se sont livrés à des attaques xénophobes qui ont fait au moins 50 victimes et plus de 35 000 déplacés à Johannesburg, la plus grande ville sud-africaine. Au regard de l'ampleur de la sauvagerie, le président Thabo Mbeki a décidé le mercredi 21 Mai de faire appel à l'armée pour enrayer la vague de violence contre les étrangers que connaît l'Afrique du Sud. Selon le directeur adjoint pour l'immigration, Leonardo Boby, 10.047 ressortissants mozambicains ont été rapatriés à bord d'autocars affrétés par leur gouvernement (mozambicain). Bien sûr que le Mouvement de Libération de l'Afrique Noire (MLAN), joint sa voix à celle des dignes fils de l'Afrique, pour condamner cette honteuse xénophobie qui montre l'image d'un continent désuni. Je puis dire sans contredit que la renaissance africaine est éprouvée. N'oublions pas que les immigrés maliens en Libye sont devenus des indésirables au pays du frère Guide Mouammar El Kadhafi. Régulièrement, l'aéroport de Bamako-Sénou reçoit des Maliens chassés de la Libye. Le Guide libyen, considéré depuis un certain temps comme le chantre de l'unité africaine, allant jusqu'à faire broder une carte de l'Afrique sur ses chemises fait la peau à des Africains vivant sur son territoire. Que dire aussi de la difficile cohabitation entre les ivoiriens et les ressortissants burkinabés à l'Ouest de la Côte d'Ivoire ? Que dire aussi des nigériens qui s'opposent qu'un ivoirien soit conducteur de taxi dans leur pays ? Il est temps que les africains enterrent leur nationalisme fantoche pour un nationalisme africain que promettait Kwame Nkrumah « Le nationalisme africain ne se limite pas seulement à la Côte d'Or, aujourd'hui le Ghana. Dès maintenant il doit être un nationalisme panafricain et il faut que l'idéologie d'une conscience politique parmi les Africains, ainsi que leur émancipation, se répandent partout dans le continent. »
L'échec de l'élite africaine

Habitués à attendre les problèmes sans les anticiper pour les prévenir, les africains sont toujours pris au dépourvu. Les uns crient en ces termes « Les Zoulous ont instigué ces attaques, affirme Lydia Makhoba, une Venda qui habite Alexandra, le township où les violences ont commencé. Le régime d'apartheid nous a tous élevés dans l'idée que les autres ethnies représentaient une menace. Chacun devait vivre dans son quartier, dans son bantoustan. C'est très triste de voir que cette mentalité n'a pas disparu ! ».
Les gestionnaires se contentent d'administrer le quotidien. Les visionnaires pressentent à l'avance les mutations nécessaires et se projettent dans l'avenir. C'est en vérité, les visionnaires qui manquent à notre continent. Il y avait des valeureux fils comme Thomas Sankara, Patrice Lumumba, de Kwame Nkrumah, Cheik Anta Diop, Sékou Touré, Modibo Kéita, Julius Nyerere, Jomo Kenyatta, Nelson Mandela, qui n'ont pas été écoutés. Les intellectuels tarés, pour reprendre à mon aise le terme de l'ex-président du Bénin, Mathieu Kérékou, s'empressent à dilapider les richesses de notre continent sans songer à l'avenir les populations. Toutes les tentatives d'unifier le continent ont échoué par leur faute. Citons l'exemple de quelques fédérations « Sénégal-Gambie » (ou Sénégambie) des années 1982-1989, et « Sénégal-Mali » des années 1959-1960 ainsi que les actuelles fédérations de Tanzanie (i.e : Tanganyika-Zanzibar) depuis 1964, du Nigeria (rénovée en 1999), d'Ethiopie (rénovée en 1994-1995) et d'Afrique du sud (rénovée en 1994-1997). Hier, Chaque puissance coloniale visait à modeler la mentalité des Africains à travers l'école et la religion pour en faire des auxiliaires dociles et faciliter l'exploitation systématique du continent comme en témoigne la doctrine des trois «C»: Civilisation, Christianisme et Commerce ou la doctrine des trois «M»: Militaires, Missionnaires et Marchands. Aujourd'hui plus qu'hier le néocolonialisme a pour facilitateur les satrapes et marionnettes des occidentaux en Afrique. Au lieu de travailler à l'unité de notre continent, ils remplissent le « grenier » des occidentaux. Ne perdons rien du passé. Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir.

L'histoire nous regarde

Aucune révolution n'a aboutie sans les masses populaires, c'est pourquoi, il est plus que jamais temps d'associer les populations africaines au projet des Etats-Unis d'Afrique et de la renaissance africaine. L'expérience sud-africaine montre bien le décalage entre l'élite et la base. A l'origine, le panafricanisme était une simple manifestation de solidarité fraternelle entre les Noirs d'ascendance africaine des Antilles britanniques et des Etats-Unis d'Amérique. S'il a évolué pour designer aujourd'hui l'unité du continent africain, la solidarité doit rester toujours le socle. L'évolution du panafricanisme se retrouve dans les œuvres diverses dont ceux de William Dubois, Marcus Garvey, Georges Pandore, Cheik Anta Diop, etc. L'époque ou la période où l'histoire était encore exclusivement écrite par les vainqueurs, comme le disait Jules César, et où les préjugés raciaux, vis-à-vis de l'Afrique faisaient office de dogme scientifique, (« Les nègres ont une intelligence héréditaire inférieure », dixit Sir Julian Sorell Huxley, premier secrétaire général de l'UNESCO…) est révolue. Le savant africain Cheikh Anta Diop a donné à l'Afrique le cheminement à suivre pour atteindre l'unité. Il faut enseigner notre histoire aux populations africaines afin qu'elles s'approprient le combat de l'unité africaine. L'homme a partout commencé à interpréter les événements du monde extérieur d'après sa propre image comme s'ils étaient animés par un esprit semblable au sien. La philosophie et l'histoire africaines présentées respectivement comme inexistantes et statiques dans l'historiographie coloniale ont fini par alimenter en nous le dégoût de l'Afrique et le refus de l'autre (son frère). Il faut arriver par l'histoire et la passerelle culturelle petit à petit à la désaliénation mentale et forger une identité africaine.

Enfants d'Afrique, où que nous soyons, quoique nous fassions, méditons sur ces propos de Nkrumah : « Divisés nous sommes faibles. Unie, l'Afrique pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces de ce monde. Je suis profondément et sincèrement persuadé qu'avec notre sagesse ancestrale et notre dignité, notre respect inné pour la vie humaine, l'intense humanité qui est notre héritage, la race Africaine, unie sous un gouvernement fédéral, émergera non pas comme un énième bloc prompt à étaler sa richesse et sa force, mais comme une Grande Force dont la Grandeur est indestructible parce qu'elle est bâtie non pas sur la terreur, l'envie et la suspicion, ni gagnée aux dépends des autres, mais basée sur l'espoir, la confiance, l'amitié, et dirigée pour le bien de toute l'Humanité ».

Dieu bénisse l'Afrique !

Vive l'Afrique Unie et Libre !
Le président du MLAN
Prao Yao Séraphin

www.mlan.fr
contact@mlan.fr
May 29

MUTSAMUDU la monarchie tombe en ruine

   

Palais Ujumbe à Mutsamudu (Anjouan-Comores) : un nouveau pan de l'histoire s'effondre

Jeudi 15 Mai 2008- 11:03:48  - 
Après l'écroulement d'un premier mur il y a quelques années, le palais royal de Mutsamudu, la capitale d'Anjouan (Comores), dit Ujumbe, a vu la semaine dernière s'effondrer une nouvelle partie de sa façade.
 
Les dégâts subis par le Palais Ujumbe. (Photos : DR)
Les dégâts subis par le Palais Ujumbe. (Photos : DR)

Construit au cœur de la médina de la capitale anjouanaise, ce site historique figure parmi les principaux monuments que le Collectif du patrimoine des Comores, créé en 2006, souhaiterait voir classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Des architectes mandatés par l'association, dont la plupart des membres se trouvent en France, sont attendus d'ici la fin de la semaine à Moroni, d'où ils devraient sur rendre à Mutsamudu pour évaluer les dégâts et déterminer ce qu'il reste du palais.

Edifié par le sultan Abdallah I (1771-1803), Ujumbe a connu plusieurs embellissements et modifications jusqu'au 19ème siècle. Le palais est particulièrement remarquable par les surfaces internes des murs qui sont festonnées de niches, les poutres en bois et les plafonds en coffres enluminés de calligraphies arabes islamiques de couleur rouge et noir, indique un rapport du collectif (http://www.patrimoinecomores.org). "Les fenêtres sont ornées de moucharabieh aux motifs finement festonnés assortis aux poutres. Ce palais, dont la superficie totale est de 850 m² sur deux niveaux servait dans sa partie supérieure à la réception des dignitaires", poursuit le rapport.

Dès le 19èmè siècle, le Palais devint le siège de négociations et de signature d'accords et de traités : reconnaissance de la présence française à Mayotte en 1846, traité de Paix inviolable et d'amitié entre le sultanat et les Etats-Unis en 1879, Convention de protection entre la France et le sultanat en 1886, traité de Protectorat définitif imposé par les autorités françaises en 1887, Décrets d'abolition de l'esclavage en 1889 et 1891… Après Abdallah 1er, les sultans d'Anjouan, depuis  Allaoui Ier (1803-1822), jusqu'au dernier, Mohamed Sidi (1892-1909), ont occupé les lieux.

Livrée à l'abandon, la bâtisse ne fait aujourd'hui que subir le sort de nombreuses maisons de la médina qui s'effondrent les unes après les autres, ponctuant de trous béants et de tas de ruines le labyrinthe de la vieille ville. Cet effondrement n'a fait aucune victime.

VM

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© Malango Actualité 2008
May 28

LE SAMBISME ET L ISLAMIME AUX COMORES ;BIENTOT DES KAMIKASES VONT SE FAIRE EXPLOSER A MAYOTTE CA CRAINT

Le gouvernement Sambi part en guerre contre les vêtements 'indécents'

Le ministère comorien des Affaires islamiques se prépare à faire appliquer un arrêté datant d'août dernier, qui interdit le port de tenues laissant voir les formes du corps.

 

Dorénavant, "le port en public de tous effets vestimentaires laissant apparaître les parties intimes du corps" est prohibé aux Comores. La mesure a été rendue publique la semaine dernière par le ministère des Affaires islamiques. L'arrêté du ministère date du 7 août 2007, mais sa mise en exécution ne pouvait pas se faire selon le secrétaire général du département, Miftahou Ali Mbamba, "faute de personnel suffisant pour la faire respecter". "Les hommes aussi sont concernés par l'arrêté", a ajouté Miftahou Ali Bamba. "Seuls les jeunes enfants ne sont pas visés par cette interdiction", a-t-il précisé.

L'arrêté ministériel ne donne aucune précision sur la nature de cette indécence que veut combattre le gouvernement, et parle de tout vêtement "dont la vue choque la pudeur". Les habits ne sont pas les seuls accoutrements qui font l'objet de ce contrôle des mœurs : les boucles d'oreilles et les colliers "ne seront plus acceptables pour les garçons". Les étrangers doivent également "respecter la culture comorienne ", a ajouté Miftahou Ali.

Dans les rues de Moroni, la peur de représailles est à fleur de peau depuis que des filles coupables d'avoir porté des pantalons ont été interpellées il y a quelques jours. "Des sanctions sont déjà tombées", a indiqué Miftahou A.Bamba. Mais celles-ci demeurent préventives et restent à la discrétion de la police, autorisée à garder les récidivistes quelques heures dans ses locaux.

La capitale comorienne est pour l'instant le terrain d'expérimentation de la mesure ministérielle. Une campagne de sensibilisation devra précéder sa généralisation sur l'ensemble du pays. Une préparation psychologique est cependant lancée auprès de "la gendarmerie, de la police, des chefs du village, des maires, des préfets de région et des agents de sécurité des bâtiments publics", appelés à monter au front dans les prochains jours. Des rencontres sont également en préparation pour impliquer les directeurs des écoles publiques et privées", indique Miftahou Ali.

May 25

nouvelles

vendredi 23 mai 2008 (04h39) :
COMORES/FRANCE   : DIPLOMATIE – MENSONGES ET TRAHISON
13 commentaires

Depuis la libération d’Anjouan, les comoriens vivent une situation politique complètement hallucinante voire, grotesque. Dans un mauvais film au scénario macabre, nos diplomates multiplient les sorties hasardeuses et les improvisations. Naturellement, au milieu de ce cirque digne de celui de PEKIN, il n’est pas aisé de s’y retrouver. Déjà, tout est verrouillé, rien ne filtre comme si on avait quelque chose à cacher ou à se reprocher. Même le Président qui d’ordinaire, adore les interminables discours et les parades a perdu sa langue. Y a t-il un pilote dans l’avion ? On se le demande. Il faut avouer qu’il a trop dit, trop promis et qu’il est entrain de décevoir. Comme son compère SARKOZY, à vouloir faire de la politique un spectacle, on s’expose inutilement à la vindicte populaire. Par contre, même s’il peine à mettre en place les reformes structurelles qu’il a annoncées, le Président français lui, sait au moins où il veut aller. Le nôtre, lui, navigue à vue. Il n’a ni carte, ni boussole. En plus son bateau qui n’a pas de gouvernail prend l’eau de partout. Nul doute qu’il va chavirer tôt ou tard et avec lui, 700.000 âmes qui avaient pourtant cru à la rupture. Après tout, les promesses n’engagent que ceux qui le reçoivent.

Persuadés que les multiples et fantaisistes projets économiques annoncés par SAMBI ne verront certainement jamais le jour, les comoriens avaient naïvement cru qu’au moins, une rupture avec les pratiques du passé allait s’opérer dans le domaine diplomatique. Ainsi, leurs intérêts fondamentaux au premier rang desquels, l’épineuse question de Mayotte, seraient défendus avec la vigueur et la transparence nécessaires. Ce rêve a vite été brisé. Il a laissé place à la cacophonie, au mensonge et à la perfidie. Le scénario tourne à la ridule. Heureusement qu’il ne tue pas car, notre Président, son ministre des affaires étrangère et les soi-disant intellectuels qui l’entourent, ne seraient plus de ce monde.

Dans un élan unanime, SAMBI et ses proches nous ont fait croire que désormais, nos relations avec nos anciens maîtres mzoungous allaient changer et que la question de l’île de Mayotte serait traitée sans tabou. Pour prouver leur détermination, ils adoptent en urgence, une mesure interdisant le transport de nos concitoyens expulsés de Mayotte. Nous avons tous, benoîtement applaudi. Malheureusement, notre bonheur ne fut que de courte durée car, il a suffit qu’un petit secrétaire d’Etat aux allures de roquet, menace tout un pays de représailles pour que, nos autorités s’agenouillent, capitulent et demandent pardon pour tant d’insolence. Connaissant les rapports quasi charnels que les dirigeants africains entretiennent avec l’argent, les gérants de la françafrique n’ont pas eu de peine à convaincre leurs homologues comoriens avec un chèque en euros et paraît-il avec un véritable plan Marshall pour mettre sur rails, l’économie anjouanaise. Foutaises ! Au même titre que les maisons en briques promises aux comoriens par SAMBI, ces projets resteront au stade des discours et des spéculations. Par contre, la construction à Mayotte du nouveau centre de rétention, 5 étoiles (120 places) destiné à parquer les comoriens comme des bêtes, sera elle, réalisée dans un temps record. Comme les africains aiment les honneurs, le ministre aux affaires coloniales nous a concocté un Groupe de Travail de Haut Niveau Excusez du peu ! Les ego de nos chefs sont flattés et l’honneur est sauf. Quand je pense que ce groupe sera composé entre autre, d’élus mahorais, défenseurs acharnés de la départementalisation, je vous demande d’imaginer l’ambiance. En outre, il paraît que nos tomates seront bientôt autorisées à prendre place sur les étales mahorais. Le progrès est en marche !

Tout ce remue-ménage et ces mensonges pour nous faire avaler l’amère pilule, nous faire admettre que le processus de départementalisation de Mayotte est irréversible et que nos dirigeants sont d’accord. Les dirigeants mais pas le peuple comorien dans sa majorité. D’ailleurs, il n’est pas exclu que SAMBI, DJAFFAR, DOSSAR et leurs familles, soient conviés à la cérémonie de célébration de l’événement et qu’ils soient au premier rang. Des visas VIP leur sont réservés.

Ces personnes ne réalisent pas encore, la gravité du crime qu’ils sont en train de commettre. Il faut qu’ils sachent, qu’au même titre que BACAR, ils répondront un jour prochain, de leurs actes devant le peuple. Pour ce qui est de la France, elle ne doit pas oublier que par ses combines et par ses manœuvres inamicales et irrespectueuses de notre dignité, elle a définitivement et irrémédiablement, perdu la confiance du peuple comorien qui n’est plus solidaire de son gouvernement. Les autorités françaises doivent enfin savoir que dès que les circonstances le permettront, les accords et traités signés et qui n’auraient pas été ratifiés par les représentants élus de notre pays, seront, systématiquement considérées comme sans effet. L’hypothèse d’une rupture des relations diplomatiques entre les Comores et la France, ne pourra être écartée. Taréhi ndé hakimou.

Par KASSIM MOHMAED / MARSEILLE

F. NAIL

May 10

sawahili

   

toirabou za chi saoihili

  
May 01

HAUTES TENSIONS A MAYOTTE FUTURE DEPAREMENT FRANCAIS

Océan Indien

Mayotte : Une île sous tension extrême

CLICANOO.COM | Publié le 30 avril 2008

C’est une partie de ping-pong diplomatique qui se joue dans l’archipel des Comores.

D’un côté, le secrétaire d’Etat français à l’Outre-mer, Yves Jégo, qui parle de « situation préoccupante », voire de « tension extrême » à Mayotte en raison du nombre d’étrangers en situation irrégulière que la France ne peut plus renvoyer aux Comores parce que le gouvernement comorien refuse de reprendre ses propres ressortissants. De l’autre, Moroni qui récidive en répondant qu’il n’ y a « pas de raison que les Anjouanais n’aillent pas à Mayotte car Mayotte était une terre comorienne et qu’elle avait vocation à le redevenir juridiquement ».

La rumeur d’un appel au djihad

« On ne peut pas imaginer que Mayotte soit victime plus longtemps de cette attitude qui n’est pas acceptable de l’Union des Comores », a ajouté impuissant sur ce dossier Yves Jégo qui vient de se voir délaisser de cette “patate chaude” au profit du locataire du ministère des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Avec, dans l’ombre et près des prétoires, l’avocat Jacques Vergès, nouveau défenseur des intérêts de l’Union des Comores. Sur le terrain, au-delà des rumeurs faisant état d’une vente anormale de coupe-coupe dans les quincailleries de Mayotte, au-delà d’un appel au djihad qu’aurait lancé l’ayatollah Sambi depuis la Grande-Comore, au-delà enfin d’une mobilisation des clandestins en vue du “Grand Soir” ou d’un nouveau “jeudi noir” dans les rues de Mamoudzou, l’île aux Parfums distille des senteurs de poudre. La réalité dans la zone, c’est d’abord celle d’une action diplomatique de la France complètement bloquée. En dépit du mutisme observé autour de la mission envoyée le 15 avril à Moroni et composée de Rémi Maréchaux, un des adjoints de Bruno Joubert, le conseiller Afrique du président Nicolas Sarkozy, et d’Alain Moreau, ambassadeur en charge de la coopération dans la région de l’océan Indien, de graves malentendus continuent à subsister entre les deux pays, notamment autour de la mesure d’interdiction des reconductions à la frontière des “clandestins”.

Les “clandestins” considérés comme des « criminels »

Une mesure aux graves conséquences puisque depuis plusieurs semaines les “sans papiers” sont laissés en liberté dans la nature dès leur arrivée sur le territoire mahorais, soit quelques centaines de clandestins qui sont venus grossir la communauté anjouanaise à Mayotte représentant aujourd’hui officieusement pas loin de la moitié de la population mahoraise. Résultat de la mission parisienne : négative ! Au cours des débats, devant l’intransigeance des Comoriens, la situation s’est même envenimée entre Paris et Moroni puisque nos missionnaires, selon la dernière livraison de La Lettre de l’océan Indien, ont dû évoquer la possibilité pour la France de retirer son soutien aux Comores auprès des institutions financières internationales. Or, le dossier comorien doit en principe être examiné par le FMI en juillet. Pire, pour échapper aux sanctions de la France et forcer notre pays à garder quand même ses ressortissants à Mayotte, l’assemblée de l’Union des Comores s’apprêterait à voter urgemment une loi (rétroactive, bien sûr) qualifiant les personnes qui entrent à Mayotte par kwassa kwassa de « criminels », donc passibles de la peine de mort. Ces personnes seraient ainsi protégées par la France, pays des droits de l’homme. Ces clandestins arrivant pour la plupart d’Anjouan ne seront donc pas renvoyés aux Comores en raison de risques de persécutions. Au pire elles seront assignées à résidence jusqu’à ce qu’un pays tiers accepte de les accueillir, pour peu que l’Ofpra les reconnaisse comme des réfugiés politiques. Comme on le voit, les Comores n’ont pas perdu leur réputation historique d’« archipel des sultans batailleurs »

B.A.

April 16

VISA BALLDURO SARCONZI +GENOIE DES COMORIENS

 
vendredi 9 mai 2008 (10h05) :
COMORES / FRANCE :Pourquoi SAMBI a t-il pris cette décision qui nous déshonore ?
2 commentaires

Ironie du sort, lors du procès en appel du dictateur BACAR et de ses chiens de garde pour entrée illégale à MAYOTTE, leurs avocats ont dans leur plaidoirie, soulevé une autre cause de nullité de procédure.

Selon les avoués de BACAR, l’infraction d’entrée illégale sur le territoire mahorais n’est pas caractérisée car, conformément au droit international, l’île de MAYOTTE fait partie intégrante de l’archipel des COMORES et qu’à ce titre, leurs clients avaient de droit d’y pénétrer et d’y séjourner. Au demeurant anodin, ce fait mérite d’être souligné car, ces mêmes avocats s’étaient, honteusement permis de qualifier notre pays de république bananière.

Nous avons tous critiqué cette attitude insultante pour toute une nation et son gouvernement. Mais, finalement, les avocats de BACAR n’ont-ils pas raison ? Nous savons tous que depuis le débarquement, notre gouvernement n’a rien fait pour inspirer le respect et a multiplié les actes d’allégeance et de compromission à l’égard de la France. Il est tout à fait normal que nous en subissions les conséquences.

Soutien de la France au régime BACAR pendant tout son règne Non respect par les autorités de Mayotte des mesures d’embargo imposées par l’U.A

Découverte de caisses de munitions «françaises» au domicile de BACAR Chute dans des circonstances mystérieuses et non encore élucidées, d’un hélicoptère français dans la région de SIMA.

Attitude arrogante de l’ambassadeur de France à Moroni

Fuite de BACAR dans des circonstances, plus que douteuses Mauvaise foi manifeste de la France dans le volet concernant l’extradition de BACAR

Au lieu de se montrer intransigeants et demander à la France, des explications claires sur toutes ces indélicatesses, SAMBI et son ministre des affaires extérieures, ont décidé de récompenser au contraire l’ancienne puissance colonisatrice. Quelle est la contrepartie à ce marché du dupe ? Personne ne le sait puisqu’il s’agit d’une affaire d’Etat. Le peuple n’a donc pas le droit de savoir. Ce qui est acquis, c’est qu’à raison de 2 à 3 rotations par jour, nos concitoyens résidant à MAYOTTE sont déversés comme des vulgaires moutons sur le tarmac de l’aéroport de OUANI. Pendant ce temps, à Mayotte comme à la REUNION, BACAR et ses sbires, bénéficient de la protection et de la bienveillance de leur maître.

Pourquoi SAMBI a t-il pris cette décision qui nous déshonore et qui constitue de surcroît une entorse grave à notre loi fondamentale ? Malheureusement pour nous, si SAMBI ne rectifie pas rapidement le tir, la mission française qui se rendra aux Comores le 14 Mai prochain, viendra signer pour toujours, l’arrêt de mort de notre jeune République.

Enfin, il faut savoir qu’il existe des pays pauvres dans ce monde mais qui se font respecter. Nos dirigeants actuels ne font rien pour inspirer et mériter ce respect. Excusez-moi, mais vu la tournure des événements, je pense que les avocats de BACAR n’avaient pas tort de qualifier notre pays de République bananière laquelle, il faut ajouter, sera pour longtemps encore, soumise aux règles obscures et malsaines de la Françafrique.

F. Nail


De : NAIL
vendredi 9 mai 2008


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COMORES / FRANCE :Pourquoi SAMBI a t-il pris cette décision qui nous déshonore ?
9 mai 2008 - 22h19 - Posté par Ali Moussa - 81.***.155.***

Pourquoi SAMBI a t-il pris cette décision qui nous déshonore ?

Parce que votre SAMBI vient de recevoir un gros chèque de la France pour se montrer conciliant et que vous bien les seuls à croire en votre lamentable SAMBI.



COMORES / FRANCE :Pourquoi SAMBI a t-il pris cette décision qui nous déshonore ?
9 mai 2008 - 22h25 - Posté par Pierrot D. - 91.***.7.***

Affaire Bacar : la Justice n’en sort pas grandie...

Je suis allé assister, mercredi matin, à l’audience du procès en appel du colonel Bacar.

J’ai rarement eu l’occasion de voir la Justice ridiculisée à ce point...

L’accusation (le procureur Muguet pour faire simple) reproche au colonel et à ses 22 hommes d’avoir pénétré illégalement sur le territoire français à Mayotte. Accessoirement, on leur reproche également le port d’armes, en l’occurence 6 Kalachnikov, 2 Uzi et deux pistolets automatiques.

En observateur neutre, après avoir écouté la plaidoirie de l’avocat général Michel Baud, je m’étais naïvement dit que "leurs pois étaient au feu".

C’est alors que sont entrées en scène les avocates des prévenus, Me Marie Briot, Cécile Bentolila et Vinala Sandanom.

Les trois jeunes avocates s’en sont donné à coeur joie : s’appuyant sur le code du séjour des étrangers et sur la convention de Genève, elles ont démonté un à un les arguments de l’accusation.

Elles se sont notamment contentées de lire les articles du code et ceux de la convention de Genève pour démontrer que ne peut être poursuivi au pénal un étranger entré illégalement sur le territoire français, dès lors qu’il a fait une demande d’asile politique.

Pitoyable...

La Justice ne se grandit pas quand elle accepte d’être un instrument aux mains du pouvoir politique. L’objectif était de gagner du temps, afin calmer le gouvernement Sambi. J’allais écrire le temps d’acheter le gouvernement Sambi puisque, une fois de plus, tout s’est résolu avec un gros chèque de l’Etat français pour payer les salaires des fonctionnaires comoriens...

Grâce à la Justice réunionnaise, le chèque a eu le temps d’arriver sur le compte du gouvernement. Et sans doute, pour partie, dans les poches de Sambi et de quelques uns de ses proches.

La Justice pourra maintenant libérer Bacar et ses hommes. Et tant pis si elle s’est ridiculisée...






 
 
 
mercredi 16 avril 2008 (04h03) :
COMORES   : LE VISA DE LA MORT
1 commentaire

Au moment où France Ô diffuse un documentaire de Agnès Fouilleux intitulé « Un aller simple pour Maoré », on vient d’apprendre encore une fois qu’un kwassa-kwassa (embarcation de fortune) a chaviré. On parle d’une quarantaine de morts. Pendant ce temps là une mission française dirigée par Rémi Maréchaux conseiller aux affaires africaines à l’Elysée se trouve à Moroni pour presser l’Etat Comorien à ouvrir ses frontières pour accueillir les soi-disant clandestins comoriens se trouvant sur le sol comorien (Mayotte). Il faut savoir que ces refoulés tentent de revenir systématiquement à Mayotte ce qui augmente le risque de laisser leur vie dans le bras de mer qui sépare les 3 autres îles et Mayotte. Donc le fait de ne pas accepter ces refoulés, sauvera beaucoup de personnes. C’est un point que l’Etat comorien ne doit pas négliger. (Une même personne emprunte plusieurs fois cette voix pour entrer à Mayotte).

La France peut humainement supprimer le visa d’entrée à Mayotte pour les comoriens. C’est-à-dire faire une exception comme elle voudrait le faire avec le droit au sol. Pourquoi pas ? Le Président de l’Assemblée de l’Union des Comores, Monsieur Saïd Dhoifir BOUNOU a déclaré : « L’Assemblée de l’Union des Comores soutient la décision du gouvernement de refuser l’entrée sur le territoire des 3 îles indépendantes du pays, des Comoriens refoulés de Mayotte par l’Administration française.

Mais cette décision annoncée comme temporaire et liée à la sécurité, nous la voudrions définitive et irréversible pour des raisons de souveraineté nationale. » Pour terminer, n’oublions pas que c’est Ségolène ROYAL qui a été choisie à Mayotte (avec plus de 60% des voix), lors des dernières élections présidentielles. Par conséquent le président de la république à Mayotte n’est pas M. Sarkosy. C’est Mme ROYAL. Suivez mon regard.

M. ISMAEL


De : G HOUMADI
mercredi 16 avril 2008


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April 13

PROGES DE AYATOLLAH DESCOMRES

Océan Indien

Un coup d’Etat légal

CLICANOO.COM | Publié le 13 avril 2008

Stratégie. Le président Sambi a mûrement cogité le confortement de son pouvoir, un coup d’Etat légal appuyé par des forces étrangères et même des mercenaires, sous couvert de réconciliation nationale et de patrie en danger… Sambi élu en 2006, s’est employé à tisser la trame d’un conflit intérieur avec le président Bacar, prétexte qui lui a en fait servi à imposer depuis « Beit-Salam » une autorité incompatible avec les fondements mêmes de son mandat. Le discours tenu par Ahmed Abdallah Sambi, le 5 avril dernier à Anjouan, est sans ambiguïté : « Au nom des Anjouanais, je dis aux habitants de Mohéli, aux habitants de la Grande Comores et aux habitants de Mayotte et au monde, que nous enterrons aujourd’hui le séparatisme. » Il y a environ un an, à l’occasion du premier anniversaire de son élection, Sambi dans un discours rhapsodique diffusé sur la radio nationale, avait clairement énoncé sa volonté de « réviser » la constitution et de mettre un terme à l’existence du système fédéral et de ses gouvernements autonomes. La Lettre de l’océan Indien N°1213, du 28 avril 2007, et RFI ont cité des extraits de ses propos dans lesquels il estimait « aberrant » que le pays « soit géré par quatre présidents, quatre parlements et comporte quatre armées distinctes », jugeait « anormal » que les chefs des exécutifs insulaires se qualifient de présidents ou de ministres, parce que l’usage de cette terminologie, usurpée selon lui, prêtait à confusion, vue de l’étranger… Il critiquait rudement la loi organique et le partage des compétences, accusés de générer la « paralysie de l’Etat » en obérant « les initiatives du gouvernement de l’Union… » Le mois suivant, Radio France Internationale rapportait des affrontements entre des forces armées obéissant à Sambi et les gendarmes anjouanais. En fait des actes de défense des forces anjouanaises face à l’occupation par les troupes fédérales de zones « stratégiques de Mutsamudu, notamment devant les bâtiments abritant le ministère de l’Intérieur et le ministère des Finances d’Anjouan… » Ces mouvements de troupes faisaient suite à l’abrogation du mandat présidentiel de Bacar par la Cour constitutionnelle de l’Union (à Moroni), conformément à la volonté de Sambi qui avait par ailleurs nommé un président intérimaire, Kaambi Houmadi, pour occuper Dar Nadjah (l’exécutif anjouanais), en lieu et place du super-gendarme Bacar… Les Anjouanais avaient en conséquence viré les troupes fédérales, attaquant même la représentation de l’Union fédérale à Mutsamdu, à l’arme lourde. En fait, les multiples péripéties de la crise anjouanaise ont permis à Sambi d’occulter ses propres manquements à la constitution, sa dérive régulière vers l’exercice d’un pouvoir personnel. L’Ayatollah n’a jamais délégué aux exécutifs insulaire la compétence de sécurité intérieure à laquelle ils avaient droit. Début 2007 les négociations entre le gouvernement central et les exécutifs insulaires étaient rompues. Il a imposé sa « souveraineté » à Mohéli et Ngazidja (Grande Comore) en nommant des hommes à lui à la tête des forces de gendarmerie. Le gouvernement grand-comorien a vainement porté le contentieux devant la Cour Constitutionnelle… laquelle est bien évidemment restée sourde à cette requête. Idem en ce qui concerne les nominations des directeurs dans les conseils d’administration des établissements publics. Sambi a nommé des hommes à lui passant outre des textes et procédures à vocation paritaire… En juin 2007, Sambi a réussi un coup de poker, lourd de sens au plan international, en repoussant les élections présidentielles d’Anjouan dont les deux tours étaient initialement prèvus les 10 et 24 juin, à deux dates légèrement plus tardives, les 17 juin et premier juillet. Un report supposé permettre un contrôle des opérations électorales par des militaires de l’Union Africaine… et des observateurs internationaux ; autant dire, vu du camp Bacar, sous l’égide de puissances très favorables à Sambi. Bacar est tombé dans le panneau, a refusé le report, maintenu les dates initiales de la consultation et s’est fait réélire facilement. Une grave erreur tactique, Bacar aurait pu en effet être réélu une semaine plus tard, vraisemblablement sans coup férir. Sambi, à l’agonie sur le plan intérieur, a pu donc pu tranquillement faire jouer ses relais internationaux, stigmatiser et diaboliser Bacar présenté comme l’ennemi de la réconciliation nationale et l’allié de la France mère de tous les maux. Il a suscité, autour de l’idée d’une revanche sur le fiasco de l’opération Goro (septembre 1997) qui avait tourné à la catastrophe pour le corps expéditionnaire de Taki, la perspective d’une opération militaire synonyme de refondation politique. Le 23 décembre 2007, Sambi a débarqué en armes à Anjouan, après avoir détourné un vol privé. Il a tenté de placer l’aérodrome d’Ouani et le port de Mutsamudu sous le contrôle de forces de l’Armée Nationale de Développement (AND), à la tête desquelles le même Aya avait nommé un commandant qui lui était fidèle. Mais le 28 décembre 2007, contrairement à ce qui s’était passé à Ngazidja, les hommes du colonel Bacar, constitutionnellement en charge de la sécurité intérieure, interdisaient aux militaires de l’AND le contrôle des points stratégiques, interceptant même quelques jours plus tard (Ndlr : le 3 janvier), un véhicule destiné à l’AND dans lequel étaient dissimulées des armes… Fin 2007, Sambi était donc en fâcheuse posture, en sévère contentieux avec les présidents des exécutifs insulaires de Mohéli et Ngazidja, en conflit ouvert avec un concurrent anjouannais, Mohamed Bacar. Son seul atout résidait dans l’internationalisation de sa guéguerre avec Mohamed Bacar, soutenu pour ce faire par ses mandants tanzaniens, soudanais, lybiens et surtout iraniens. Les motivations des uns et des autres sont de natures différentes. Les Tanzaniens craignent la contagion séparatiste du fait du précédent de Zanzibar. La Lybie ne peut s’empêcher de faire jouer une solidarité islamique à sa manière, moyennant finance, le Soudan en tant que membre de l’Union Africaine, a grand besoin de rapiécer une crédibilité internationale mise à mal par les massacres du Darfour et sa guerre larvée avec le Tchad… Quant à l’Iran, c’est le seul Etat de cette affaire à vouloir imposer son influence sur la zone, en se substituant à celles de la France et de la RSA, qui tombent en capilotade, dans le dos des positions américaines. Sambi dont les prêches circulent jusque à Mayotte, par le biais de cassettes, Sambi qui a donné dans un prosélytisme chiite pendant plus de 20 ans, a installé à Moroni, dans le quartier d’Itsandra, la Khomeiny Relief Fondation (en lieu et place d’un centre artisanal originellement financé par l’Union Européenne), mais aussi et surtout signé des accords de coopération avec Téhéran. La Lettre de l’océan Indien 1202 de décembre 2006, révèle les grandes lignes du volet Défense cet accord, qui prévoit une aide pour la surveillance des eaux territoriales de l’Union et la formation de la garde présidentielle… Depuis l’arsenal de l’AND s’est empli d’armes, de l’aveu même de Monsieur Sambi lequel n’a pas hésité à louer des hélicoptères et des mercenaires ukrainiens dans la perspective de son opération Goro-bis. Une gesticulation militaire dont la finalité première était d’imposer la volonté de Sambi sur l’ensemble des îles de l’Union, le sort de Bacar servant d’exemple aux autres présidents récalcitrants. Par ailleurs, cette hégémonie est souhaitée par Téhéran qui souhaite avoir les mains libres aux Comores, zone qui échappait historiquement à sa zone d’influence. Une fois Bacar éliminé, l’Afrique du Sud hors-jeu, et la France aux fraises, Téhéran et Sambi pourront liquider toute velléité fédéraliste, et refonder une République Islamique sur le modèle des mollahs. Il n’est pas évident que qui que ce soit y gagne dans l’océan Indien.

Philippe Le Claire

March 27

MOHAME BACAR A PRIS LE MAQUIS A ANJOUAN

Le rebelle comorien Mohamed Bacar a fui à Mayotte et demandé l'asile à la France

Il y a 13 heures

MUTSAMUDU (AFP) — L'ex-président renversé de l'île comorienne d'Anjouan, Mohamed Bacar, traqué depuis deux jours aux Comores, a fui mercredi dans l'île française de Mayotte où il a demandé le droit d'asile, selon une source proche du dossier et une source officielle à Mayotte.

"Le colonel Mohamed Bacar est arrivé à 15h00 locales (12h00 GMT) à Mayotte mercredi à bord d'un bateau rapide. Il était accompagné d'une dizaine de personnes, dont certaines armées", a indiqué cette source sous couvert d'anonymat.

"M. Bacar est actuellement en zone de rétention ainsi que les personnes qui l'accompagnaient. Ils ont tous fait une demande d'asile politique en France suite aux évènements intervenus à Anjouan", a précisé cette source.

Une source officielle française interrogée par l'AFP par téléphone à Mayotte a confirmé mercredi soir sous couvert d'anonymat que "M. Bacar est arrivé à Mayotte et a fait une demande d'asile".

De son côté, le ministre de la Défense comorien et directeur de cabinet du président de l'Union des Comores, Mohamed Bacar Dossar, s'est refusé mercredi soir à commenter ces informations.

Plus tôt, M. Dossar avait émis des craintes quant à la possibilité que M. Bacar se soit enfui d'Anjouan vers Mayotte.

"Il y a une semaine, des mandats d'arrêts internationaux ont été lancés contre lui et ses principaux collaborateurs pour rébellion et tortures", avait-il déclaré à l'AFP.

"Nous en avons informé la France au cas où ils tenteraient de se réfugier à Mayotte, mais nous n'avons reçu aucune garantie", avait-il notamment précisé.

L'ex-homme fort d'Anjouan était activement recherché depuis le début mardi à l'aube de l'opération "Démocratie aux Comores" lancée par l'armée comorienne et les troupes mandatées par l'Union africaine (UA) pour renverser les autorités jugées illégales d'Anjouan.

La France a soutenu l'opération en transportant des troupes africaines jusqu'aux Comores.

Le gouvernement et l'UA reprochent à M. Bacar d'avoir maintenu l'organisation du scrutin alors que l'Union en avait demandé le report après des affrontements en mai 2007 entre l'armée comorienne et des gendarmes fidèles à M. Bacar. Depuis, celui-ci a refusé d'organiser un nouveau scrutin.

M. Bacar avait pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat en 2001, puis avait été élu président d'Anjouan en mars 2002.

Anjouan, la plus pauvre des trois îles de l'archipel des Comores (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan) est le point de départ de nombreux candidats à l'émigration clandestine à Mayotte, qui y partent dans de petites embarcations à la recherche de meilleures conditions de vie.

l Mercredi, l'Union des Comores a décidé de nommer l'un des vice-présidents de l'Union, Ikililou Dhoinine, pour administrer Anjouan, dans l'attente d'un gouvernement de transition.

M. Dhoinine est arrivé mercredi à Mutsamudu, accompagné d'une délégation de quatre ministres comoriens et du secrétaire général du gouvernement.

Plus tôt mercredi, le ministre comorien de la Défense avait déclaré à l'AFP à Mutsamudu qu'Anjouan n'était "pas encore totalement sous contrôle", au deuxième jour de l'opération militaire.

"La priorité absolue, c'est de rétablir l'autorité de l'Etat dans l'île d'Anjouan et refaire fonctionner le port, l'administration, pour que la vie redevienne normale", avait-il indiqué.

"Nous avons une centaine de nos gendarmes qui sont déployés à Anjouan pour rechercher les partisans de Bacar et les arrêter ainsi que ses proches collaborateurs", avait-il dit, ajoutant: "Nous avons l'intention de réintégrer dans l'armée et dans la force de sécurité intérieure d'Anjouan, les éléments de la Force de gendarmerie anjouanaise (FGA), ceux qui sont récupérables".

"La FGA était (...) une armée privée équipée d'armes de guerre, et vous ne pouvez pas avoir deux armées dans un même pays", avait-il conclu.f

 

Anjouan: la traque de Bacar se poursuit

L'Union des Comores a lancé mercredi le processus de reprise en main politique de l'île d'Anjouan.


(Photo: Keystone)
Elle a nommé une administration provisoire, alors que l'armée ratissait l'île à la recherche du dirigeant rebelle déchu Mohamed Bacar.

Au lendemain du lancement de l'opération «Démocratie aux Comores», l'Etat fédéral a nommé l'un de ses vice-présidents pour administrer l'île. Ikililou Dhoinin restera en place jusqu'à l'instauration d'un gouvernement de transition «d'ici à la fin de la semaine», a annoncé le porte-parole du gouvernement comorien, Abdourahim Said Bakar, à l'issue d'un Conseil des ministres.

Le gouvernement de transition devra préparer de nouvelles élections d'ici deux ou trois mois, a-t-il précisé. Il a ajouté qu'un contingent de l'UA allait rester sur place pour assurer le bon déroulement de la campagne électorale et du scrutin.

Traque

Mohamed Bacar a été renversé lors d'une opération militaire lancée mardi par l'armée comorienne soutenue par des troupes de l'Union africaine (UA). Mercredi, les forces comoriennes et africaines ratissaient toujours l'île pour retrouver sa trace.

«L'Armée nationale de développement recherche toujours Mohamed Bacar, dans plusieurs endroits où il pourrait se trouver et pas seulement là où il a été repéré hier», a déclaré un conseiller de la présidence comorienne, Mohamed Bacar Dossar, en précisant que les troupes fédérales avaient pris le contrôle total de l'île.

Le gouvernement avait indiqué mardi que l'ex-dirigeant rebelle aurait pris la fuite déguisé en femme et qu'il chercherait à gagner en bateau l'île française de Mayotte, toute proche.

Situation tendue

La résidence privée du dirigeant déchu dans le village de Barakani (à 3 km au nord de la capitale Mutsamudu) a été désertée et saccagée, a constaté un journaliste de l'AFP.

La situation restait toutefois tendue dans la capitale anjouanaise Mutsamudu. Certains habitants craignaient la persistance de poches de résistance dans l'île. «Des groupes fidèles au colonel (Bacar) se cachent dans la forêt. Tant qu'ils ne sont pas neutralisés, ils peuvent revenir pour se venger», a dit à la radio nationale Roukia Halidi, une habitante de Mutsamudu.

Depuis le début de l'opération mardi à l'aube, au moins onze civils ont été blessés à Anjouan, selon un nouveau bilan.

L'opération «Démocratie aux Comores» a débuté mardi pour chasser du pouvoir le colonel Bacar, dont la réélection en juin 2007 n'a été reconnue ni par l'Union des Comores, archipel très pauvre de l'océan Indien, ni par l'UA.

Critiques sud-africaines

Le gouvernement de Moroni et l'UA reprochent à M. Bacar d'avoir maintenu le scrutin alors que l'Union en avait demandé le report après des affrontements entre l'armée comorienne et des gendarmes fidèles à M. Bacar. Depuis, celui-ci a refusé d'organiser un nouveau scrutin, semblant vouloir se maintenir au pouvoir à tout prix.

Cette intervention militaire a suscité les critiques du président sud-africain Thabo Mbeki, qui aurait préféré une solution négociée et a estimé que cette opération avait replongé les Comores «dans leur passé violent au lieu de résoudre la crise de façon pacifique».

Les Comores sont «particulièrement déçues» par l'avis de Mbeki, a indiqué le porte-parole du gouvernement de Moroni. «Cela va à l'encontre des décisions de l'Union africaine», a-t-il affirmé.

Pour les observateurs, l'UA espérait remporter une victoire assez facile à Anjouan afin de regagner en prestige international après les difficultés rencontrées dans ses interventions au Soudan ou en Somalie.

Source: SDA/ATS
IL FAUT S ATTENDRE A DES EMBUSCADES DES REPRESAILLES ET DES ATTENTATS A ANJOUAN DANS LES JOURS ET MOIS A VENIR.
March 26

infos suleebarquement

 
Le débarquement, mardi, sur l’île d’Anjouan, de ce que Le Monde qualifie de « coalition hétéroclite », en parlant de l’Armée nationale comorienne et de celle de l’Union africaine, suscite des réactions controversées des observateurs français et africains. Si l’illégitimité du président Mohamed Bacar, dont l’élection en 2007 est à la source du conflit, ne semble pas contestée, en revanche, la question de la légitimité de l’intervention de l’Union Africaine se pose ouvertement.

Une intervention contestée

Libération émet l’idée, reprise par Le Monde, que l’Union africaine, critiquée pour son inefficacité à résoudre les crises du Darfour et de la Somalie, entend faire la preuve qu’elle est capable de trouver des solutions africaines aux problèmes africains. Le quotidien français évoque par ailleurs les intérêts des quatre pays qui ont participé à l’opération « démocratie aux Comores ». La Tanzanie, chercherait à se positionner comme une puissance régionale, le Soudan à faire oublier le Darfour, la Lybie (qui a apporté son soutien logistique) et le Sénégal (qui devait envoyer des soldats, jamais arrivés), considèrent tous deux que rien de ce qui se passe en Afrique ne lui est étranger. Seule l’Afrique du Sud s’est exprimée contre l’intervention parce que, selon le journal, elle considère que les Comores appartiennent à sa sphère d’influence. Il est vrai que l’Afrique du Sud s’est instantanément prononcée pour le dialogue et contre l’intervention armée. « Il nous semble qu’il n’y avait pas besoin d’envoyer des troupes, puisque le gouvernement des Comores avait pris la décision de reprendre les élections en mai prochain », a déclaré le chef d’Etat sud africain, Thabo Mbeki dans un article publié mercredi par l’Agence de presse Africaine Apanews.

Une position que défend aussi le quotidien Congolais Le Potentiel qui dénonce l’interventionnisme de la force africaine. Citant des « analystes » de la crise, le quotidien met en exergue une politique de « deux poids deux mesures » de l’Union Africaine, rappelant que le Nigéria, le Tchad ou encore le Kenya ont eu affaire eux aussi à des élections frauduleuses sans qu’elle n’intervienne. Le pays, au Burkina Faso, souhaite que cette intervention fasse jurisprudence « sur un continent où les attentats à la démocratie sont devenus le sport favori des dirigeants » et s’interroge sur les causes du traitement particulier dont ont bénéficié les Comores. Une réponse : la proximité d’Anjouan avec Mayotte, territoire français d’Outre-Mer.

La position de la France

La France, qui a fourni, non pas des hommes, mais des moyens de transport de troupes à l’Union Africaine, a bien évidemment des intérêts sur l’île. Pour Le Monde, l’hexagone « veut se rapprocher de Moroni, tout en poursuivant sa politique de multilatéralisation des crises africaines pour éviter d’assurer en solo, un rôle de "gendarme" en Afrique. » Libération rappelle pour sa part, que Mayotte est « submergée de clandestins en provenance de d’Anjouan », et que l’île dispose du seul port en eaux profondes de toute l’archipel des Comores. Elle représente donc un enjeu économique de taille, puisque tous les portes-conteneurs sont obligés de s’y arrêter.

Profitant de la crise pour se faire connaître, le nouveau ministre de l’Outre-mer, Yves Jego, a prévu « l’évacuation des ressortissants français installés à Anjouan, ainsi que la gestion d’un afflux de réfugiés » ce qui, souligne le journal Malango actualité « sonnait cependant étrangement après les images de foules en liesse, à Domoni et Mutsamudu, qui accueillaient les forces comorienne et africaine en libérateurs ». Etranges résonances aussi, celles qui se font entendre à propos de la volonté du gouvernement français à accueillir les réfugiés, puisque, s’indigne RFO : « les autorités françaises n’ont jamais cessé de renvoyer vers Anjouan des personnes en situation irrégulière, malgré le climat de terreur qui régnait sur l’île ces dernières semaines et les tortures perpétrées par les milices de Mohamed Bacar. » Lequel n’a toujours pas été retrouvé mercredi soir.

La « disparition » de Mohamed Bacar provoque des rumeurs. Le Nouvel Obs indique dans une fiche récapitulative des événement à Anjouan depuis 2007, que Mohamed Bacar aurait pris la fuite déguisé en femme et qu’il tenterait de rejoindre Mayotte, l’île française, par bateau. Si la thèse du déguisement paraît farfelue, celle de la fuite est plausible pour le porte-parole du gouvernement fédéral, Abdourahim Saïd Bacar, qui répondait au micro de RFI mercredi à 12h30.

En attendant Bacar, indiquait l’AFP mercredi, une administration provisoire a été mise en place par l’Etat fédéral. L’un des vices-présidents de l’Union des comores, Ikililou Dhoinine, représentera l’autorité politique à Anjouan jusqu’à la mise en place d’un gouvernement de transition qui devra gérer les affaires courantes, et surtout, organiser les prochaines élections.

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Le gouvernement de l'Union des Comores a lancé, mardi 25 mars, une opération pour chasser du pouvoir le colonel Bacar sur l'île d'Anjouan. Sa réélection, en juin 2007, avait été déclarée illégale par l'Union africaine et la France. Reportage embarqué avec les troupes progouvernementales à l'assaut de la capitale, Mutsamudu.

Exclusivité France 24

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Pour la vaste majorité des habitants de la capitale de l'île d'Anjouan, les retards de l'opération de débarquement du pouvoir central des Comores, appuyée par l'Union africaine, destinée à chasser le colonel Bacar (arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2001 et, depuis, passé à un état de sécession de fait) avaient semblé un calvaire. A Mustamudu, étouffée par les égarements du colonel Bacar, les soldats du président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, étaient attendus en "libérateurs".

L'opération militaire menée mardi 25 mars les a donc comblés. Une fois leur débarquement réussi, dès l'aube, en deux points autour de la capitale, Mustamudu, et de l'autre côté de l'île, à Domoni, les forces de l'Union des Comores et leurs alliés tanzaniens et soudanais ont entrepris de mettre fin au régime de Mohamed Bacar avec méthode. A cet instant, dans les ruelles des hauteurs de Mutsamudu, le dispositif des combattants du colonel Bacar est réduit à une désespérante simplicité. A Mirontsy, à la sortie de la ville, sur la route menant à la présidence et à l'aéroport, des hommes portant encore les uniformes des Forces de gendarmerie d'Anjouan (FGA), pilier des forces bacaristes, sont embusqués au coin de ruelles. Ce bastion de l'ex-homme fort d'Anjouan devait être l'un des points difficiles pour la coalition. Les hommes de Bacar, ravitaillés par la population, endurent la chaleur et l'humidité, armés de leur seul kalachnikov, sans munitions, sans moyens de communication, sans espoir de "tenir".

Dans le port de Mutsamudu, l'opération de débarquement continue avec une précision minutée. Une fois le port maîtrisé, l'un des cargos réquisitionné accoste et débarque des 4 × 4 équipés d'armes lourdes pour appuyer de leur feu les colonnes tanzaniennes qui commencent à s'aventurer à la périphérie de la ville.

Le groupe d'une centaine d'hommes, comme un gros essaim bourdonnant de balles de tous calibres, nettoie le centre de la capitale, poursuit à Mirontsy et remonte lentement le long de la côte, arrosant de tirs les maisons suspectes et les coteaux abrupts qui grimpent au-dessus de la mince bande côtière, là où les FGA sont supposés se tenir en embuscade. A quelques centaines de mètres derrière la colonne, des soldats comoriens menacent de leurs poings gantés la foule qui tente de se faufiler jusqu'à aux avant-postes pour donner libre cours à son enthousiasme. Un tir de canon fait sursauter la jeunesse d'Anjouan. "N'ayez pas peur ! Ce n'est pas pour vous !" crie un officier comorien au visage noirci par un maquillage commando.

Devant, les premiers éléments du corps expéditionnaire panafricain atteignent déjà l'un de leurs objectifs : le "Pentagone", l'une des principales bases des forces du colonel Bacar. Il "tombe" tout seul à 5 heures pile. Nul défenseur à l'intérieur, pas de réplique au feu nourri de la coalition qui hache les feuilles des palmiers au-dessus du bâtiment avec une obstination qui finit par porter sur les nerfs des officiers tanzaniens. Ces derniers tentent de calmer l'ardeur des gâchettes comoriennes. "Cease fire !" (Cessez le feu !) hurlent-ils à leurs alliés, qui ignorent l'anglais.

Va pour les tirs jusqu'à l'intérieur des pièces désertées, interrompus par l'exploration de maigres richesses. Des soldats sortent un petit tas d'armes rouillées, des munitions aussitôt empochées, un téléviseur et une canne à pêche. "Ils ont même laissé leurs slips en partant", s'exclame-t-on dans de grands rires. "On avance, jusqu'à la mort ou jusqu'à la mort du "chien" (Mohamed Bacar)", crie le caporal-chef Felix "Maladie" en balançant une bonne rafale dans les frondaisons.

Mais où se trouve celui qui, jusqu'à lundi, contrôlait Anjouan ? Des rumeurs ne cessent de courir. Mohamed Bacar serait en fuite, aurait quitté l'île, aurait été arrêté déguisé en femme, organiserait la résistance.... En fin de journée, les autorités comoriennes annonçaient l'avoir "localisé" quelque part à Anjouan.

A Domoni comme à Mutsamudu, les arrestations de partisans du colonel en fuite ont commencé. L'avenir de la situation à Anjouan se joue. Un homme pourtant résolument anti-Bacar, qui appelait le débarquement de tous ses voeux, s'inquiète déjà : "Si (le président) Sambi fait de bonnes choses ici et calme ses militaires, tout ira très bien. Mais si on remplace une barbarie par une autre, Anjouan pétera sérieusement dans quelques semaines. Le séparatisme ne va pas disparaître aujourd'hui parce que tout le monde est content d'être débarrassé de Bacar..."

Jean-Philippe Rémy
Article paru dans l'édition du 27.03.08.
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Anjouan, une opération militaire à valeur symbolique

LE MONDE | 25.03.08 | 10h24  •  Mis à jour le 25.03.08 | 10h24
Mutsamudu (Anjouan), envoyé spécial
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Calcul raisonné, pari audacieux ? Seule la tournure des événements dans l'île autonome d'Anjouan, où a eu lieu, mardi 25 mars, un débarquement des forces du pouvoir central de l'archipel des Comores, avec l'appui de l'Union africaine (UA), permettra de le déterminer.

La tension entre la capitale, Moroni, siège de l'Union des Comores, et Anjouan avait atteint un point de non-retour le 19 février : quatre pays de l'UA (Tanzanie, Soudan, Libye et Sénégal) avaient décidé d'appuyer militairement le projet d'opération du président de l'Union, Ahmed Abdallah Sambi, pour chasser du pouvoir le président de l'île, Mohamed Bacar. Celui-ci s'était maintenu en place grâce à des élections à la validité contestée, en février.


  
La dernière tentative du pouvoir central pour prendre Anjouan, en proie à une expérience sécessionniste en 1997, s'était soldée par un désastre. Moroni n'avait pas alors bénéficié d'aides conséquentes. Cette fois, le pouvoir central peut compter sur le soutien de quatre pays de l'UA, de l'appui logistique de la France, en plus de celui d'alliés rarement réunis par une même cause, l'Iran et les Etats-Unis.

Cette étrange coalition montre que l'enjeu du débarquement à Anjouan dépasse le simple cadre d'une dispute entre îles. En appuyant le renversement par la force d'autorités jugées illégales, l'UA est avant tout à la recherche d'une victoire à valeur démonstrative. L'organisation, qui souhaite prouver sa capacité à "trouver des solutions africaines aux problèmes africains", est en situation d'échec dans la plupart des crises où elle s'est investie. Elle a en revanche contribué à un règlement politique aux Comores au cours de la dernière décennie.

PAS D'UNANIMITÉ

Ce succès ne signifie pas que l'opération fasse l'unanimité parmi ses membres. Jusqu'à la fin, l'Afrique du Sud a tenté de geler l'intervention militaire, la première du genre pour l'UA, en faisant la promotion d'un "dialogue" rendu impossible par l'intransigeance des ennemis comoriens. Une façon de reprendre la main dans une partie des Comores, que Pretoria estime être dans sa zone d'influence.

Mais le petit archipel (trois îles réunies en Union, et une quatrième, Mayotte, restée française à l'indépendance) perdu dans l'océan Indien, est au centre d'un second réseau d'enjeux.

La France a entretenu des relations difficiles avec le président comorien depuis son arrivée au pouvoir avec un appui iranien. En soutenant l'opération, Paris veut se rapprocher de Moroni, tout en poursuivant sa politique de "multilatéralisation" des crises africaines pour éviter d'assurer en solo, un rôle de "gendarme" en Afrique. Pour cela il a fallu composer avec des intérêts contradictoires.

En participant à une opération "vertueuse", le Soudan soutient un de ses rares pays amis sur le continent et s'efforce de faire oublier un instant le drame du Darfour. La Tanzanie travaille autant à restaurer son influence dans la région qu'à prévenir d'éventuelles menaces indépendantistes chez elle, dans l'archipel de Zanzibar. Les Etats-Unis, de leur côté, surveillent avec attention la circulation dans la région d'hommes et de matériel liés à des réseaux armés islamistes.

Jean-Philippe Rémy
Portfolio
Le président renversé d'Anjouan, toujours introuvable, a été remplacé
LEMONDE.FR | 25.03.08 | 15h06   •  Mis à jour le 26.03.08 | 13h55
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ENFIN LE DENOUEMENT DE LA GUEURRE PLUS DE PEUR QUE DE MAL

Comores: les forces gouvernementales ont repris la capitale de l'île d'Anjouan

Il y a 9 heures

ANJOUAN, Comores — Le gouvernement de l'Union des Comores a annoncé mardi matin avoir repris la capitale de l'île d'Anjouan aux rebelles du colonel Mohamed Bacar, même si des combats ont continué d'éclater de façon sporadique pendant quelques heures après l'offensive soutenue par l'Union africaine.

Plusieurs explosions et des coups de feu avaient retenti à l'aube sur cette île de l'archipel comorien, au lendemain de la menace d'une intervention militaire lancée par le président de l'Union aux fidèles du colonel Bacar, qui s'accrochait au pouvoir à Anjouan.

"Nous avons à présent repris la capitale", a déclaré le ministre comorien de la Défense, Mohamed Dosara, depuis l'île principale de Grande Comore. "Nous n'avons rencontré que peu de résistance", a-t-il affirmé.

Le port d'Anjouan était passé à la mi-journée sous le contrôle des troupes de l'Union africaine (UA), comme l'a constaté sur place un reporter de l'Associated Press. Aucune victime n'a été officiellement signalée, mais le reporter de l'AP a vu transporter un homme âgé, un civil, apparemment touché à la hanche par une balle perdue. Deux soldats de l'UA semblaient aussi être légèrement blessés.

Une dizaine d'hommes armés se présentant comme loyaux à l'homme fort de l'île se trouvaient à moins de deux kilomètres de la capitale Mutsamudu et semblaient attendre une attaque. Dans la capitale même, on entendait des coups de feu dans l'après-midi sans que cela empêche des habitants enthousiastes d'accueillir les troupes de l'UA dans les rues.

Dans le cadre de l'opération "Démocratie aux Comores" lancée à l'aube par l'UA, plusieurs centaines d'hommes, dont au moins 80 soldats venus de Tanzanie, ont débarqué de quatre navires. Une centaine de militaires comoriens sont ensuite arrivés en renfort pour ratisser l'île à l'aide de véhicules armés de mitrailleuses.

Le QG de l'Union africaine à Addis Abeba (Ethiopie) se refusait dans l'immédiat à tout commentaire sur cette intervention attendue depuis plusieurs semaines.

Selon un officier comorien ayant requis l'anonymat, les forces gouvernementales ont arrêté au cours de l'opération trois "haut gradés" ralliés au colonel Bacar. Le ministre Dosara a déclaré que les soldats recherchaient Bacar, et un habitant de la ville côtière de Domoni, Mohamed Kassim Adong, a dit avoir vu des militaires aller de maison en maison.

Dès les premiers tirs et explosions, des centaines d'habitants sont descendus dans les rues d'Anjouan, certains scandant "Bacar est un chien" ou "Nous avons gagné!"

A l'origine de cette intervention destinée à chasser le colonel Bacar, le gouvernement comorien n'a pas reconnu la réélection en mai 2007 de l'homme fort d'Anjouan, qui avait pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat en 2001 avant d'être élu président en 2002. Bacar revendiquait depuis l'indépendance de l'île.

L'Union africaine, qui ne reconnaît pas davantage la réélection du colonel Bacar, a décidé de soutenir l'Union des Comores dans cette opération armée.

Le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, avait menacé lundi le colonel d'intervenir militairement, et des hélicoptères avaient largué des tracts sur l'île pour prévenir la population de l'offensive imminente, appelant la population à rester chez elle et à ne pas prendre les armes en cas de conflit. "J'ai ordonné à l'armée d'envahir Anjouan et de libérer l'île d'entre les mains de Mohamed Bacar", a déclaré M. Sambi lors d'une conférence de presse.

Chacune des trois îles principales des Comores possède un président régional, et l'Union africaine soutient Ahmed Abdallah Sambi dans sa volonté de préserver l'intégrité territoriale de l'archipel.

Depuis son indépendance en 1975, l'ancienne colonie française, qui compte aujourd'hui 750.000 habitants, a connu une série de coups d'Etat violents, et reste en proie à l'instabilité politique.

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March 20

HISTORIQUE DE L ARMEE COMORIENNE

BREVE HISTOIRE DE L'ARMEE COMORIENNE

BREVE HISTOIRE DE L'ARMEE COMORIENNE
BLOG INVERSE JUSQU'A 23H 30. VOUS POUVEZ AINSI LIRE NOS PREMIERES PAGES



BREVE HISTOIRE DE L'ARMEE COMORIENNE

Photo de la garde-comore 1950-1960

L'histoire de l'armée comorienne moderne commence en 1975 avec l'avènement du régime du Président Ali Soilihi. Elle est le fruit du premier coup d'Etat comorien qui eut lieu le 3 août 1975. Avant cela, les Comores, encore colonie française, étaient sous la protection des forces françaises (notamment la légion étrangère) supplées par quelques gardes indigènes (les gardes -comores).[/align]

Au début, cette armée regroupait des hommes très peu instruits et issus plutôt des milieux populaires. Ils ignoraient, dans leur grande majorité, le métier des armes puisqu'ils n'avaient jamais servi dans l'armée coloniale. On y trouvait ainsi de jeunes agriculteurs, des maçons, des menuisiers, des chômeurs etc attirés par les promesses de la révolution. C'était l'époque du Djeyishi la mapinduzi,, l'armée révolutionnaire. Très mal équipée et très mal entrainée à ses débuts, le Djeyishi la mapinduzi, grâce au concours de la Tanzanie voisine, s'est transformée en moins de deux ans en une petite armée plus ou moins bien équipée. Les vieux fusils et les quelques mitraillettes laissées par la "garde-Comores" ont peu à peu fait place aux AK47, souvent de fabrication chinoise. L'armée révolutionnaire s'est structurée, prête à prendre ses responsabilités face aux ennemis du Twayifa (Nation).



C'est à cette époque que les premiers ngwaride (parades militaires) sont apparues, au grand plaisir de beaucoup de Comoriens. Ayant délaissé les musiques et le « pas » plus ou moins lent des troupes coloniales, le djeyishi la twayifa, après s'être inspirée de la Tanzanie dont la langue et très proche du comorien, a complètement révolutionné ce domaine aux Comores : chants et musique comoriens ou swahili soutenant une marche très cadencée. C'était véritablement une armée comorienne et commandée en comorien par des Comoriens.

Le premier couac.

Dans la nuit du 13 mai 1978, une cinquantaine de mercenaires débarquèrent sur la plage d'Itsandra avec comme objectif, le renversement du régime d'Ali Soilihi. En moins de 4 heures, tous les objectifs ont été atteints, souvent, sans coup férir.

En effet, les hommes, y compris les fameux redoutables commandos Mwasi, ont tout simplement fui. Dès lors, l'opération menée par Bob Denard et ses hommes était devenue un jeu d'enfant puisqu'ils n'ont rencontré aucune résistance. Un ou deux gardes du corps, en faction devant le palais présidentiel de mro dju furent tués. Ce sont les premiers soldats comoriens massacrés par les mercenaires.

Premier constat : Alarmant

Cinquante hommes n'ayant, ni véhicules de combat et ne bénéficiant d'aucun appui aérien mais équipés seulement d'armes légères ont réussi à mettre en déroute, en fuite, toute une armée. Comment cela a pu être possible ? Qu'a donc fait le djeyishi la twayifa ? Il y a dans tout cela, comme un parfum de premier déshonneur de notre première armée et des Comores. Etait-ce une armée, seulement capable de s'en prendre à la population locale ?
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# Posté le samedi 19 janvier 2008 19:11
Modifié le jeudi 20 mars 2008 20:01

Au temps des affreux

Au temps des affreux
De l'armée populaire à l'armée fédérale

Le 13 mai 1978, l'existence de la première armée comorienne prit fin par les soins d'une cinquantaine d'affreux aux visages barbouillés de suie. A leur tête, le Colonel Denard alias Mustapha Mhadjou. Quelques mois seulement après le coup d'Etat qui remit en selle Ahmed Abdallah Abderemane, le colonel se lança dans ce qui fut l'oeuvre de sa vie aux comores, c'est-à-dire, la mise en place de la Garde Présidentielle dont le nom était à l'origine, tantôt "commando spécial" tantôt "commando choc". Le nom officiel reste tout de même la GP (Garde présidentielle).


Bien entrainée et bien équipée, la garde présidentielle avait des allures d'une véritable petite force d'élite.
A ses côtés, l'armée régulière, les forces armées comoriennes (FAC) faisaient pâle figure. Contrairement à la GP, les FAC ne bénéficiaient pas du même niveau d'instruction et d'équipement.

Quand le loup redevient loup

Novembre 1989, des rafales déchirent la nuit jusqu'au petit matin. Dans leurs habitats, les Comoriens se demandent ce qui se passe. Vers 9h, la voix de feu Said Mohamed Djohar résonne à la radio. Elle annonce que des éléments incontrôlés de l'armée régulière (les Fac) avaient attaqué la présidence de la République et qu'au cours des échanges de tirs, le Président Abdallah avait été mortellement touché. On raconte que Said Mohamed Djohar s'exprimait avec un pistolet sur sa tête. Une chose reste cependant certaine : le président de la cour suprême qui était Djohar n'avait fait que le lire ce que Bob Denard et ses loups lui avaient dicté. Il n'avait donc aucun choix.


Quand le mensonge assomme la GP.

Il est évident qu'Ahmed Abdallah n'avait pas été tué par des éléments incontrôlés des forces armées comoriennes. Plus tard, Bob Denard dira lui-même que c'est une rafale de AK47 tirée par son garde du corps (Djaffar), lui-même abattu par les loups, qui a tué le Président. MENSONGE ! MENSONGE ! Mais bon, Mais bon!
Mais où était donc passée la fameuse GP cette nuit-là?

Au matin de l'assassinat de celui qu'ils étaient censés protégés, les voilà armés jusqu'aux dents, occupant tous les lieux stratégiques, protégeant les loups pris au piège de leur coup foireux. La population a du mal à y croire. Abdallah est mort mais la garde ne va pas laisser le pays aux mains de ces chiens sans réagir. En vain. Des semaines passent, rien. Au contraire, la GP, désormais appelée les enfants de Denard est prête à se battre pour protéger leur père spirituel. NKodo ! Pvanu rifu !

Il a fallu l'intervention de la légion étrangère pour déloger Bob Denard. Il fallait voir la cérémonie d'adieu ( non! ce n'était qu'un au revoir) organisée sur le tarmac de l'aéroport de Hahaya. Il fallait voir ces officiers comoriens en larmes, après avoir bafoué l'honneur et la dignité de tout un pays, après avoir tout simplement oublié leur devoir : protéger le drapeau comorien à défaut du président.
. Que pouvions-nous attendre de cette armée comorienne désormais????

Pour finir, que les Comoriens se rappellent du courage de la gendarmerie nationale qui a tenu tête aux loups denardiens ( Comoriens et étrangers) qui ont attaqué avec des armes lourdes dans cette nuit de long couteaux. Que le sacrifice du jeune gendarme mort ce soir là ne soit pas vain.
# Posté le samedi 19 janvier 2008 22:40
Modifié le vendredi 25 janvier 2008 20:39

NOTRE ARMEE, NOTRE DESHONNEUR

NOTRE ARMEE, NOTRE DESHONNEUR
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Jamais 2 sans 3. Et l'armée comorienne remet ça.


Bob s'est en allé, la GP est dissoute. On a récrée une nouvelle armée appelée FCD (Force comorienne de défense. Said Mohamed Djohar a été élu Président de la République. L'épisode des mercenaires semble bien loin. Mais un loup ne meurt jamais une fois. La suite est dans cette image.
Bob est revenu, suivant encore la nuit comme djinn. Encore une fois, avec quelques hommes, il met en fuite toute une armée y compris un certain Colonel Azali qui part se cacher à l'ambassade de France. Le président est enlevé. Toute l'armée, à part quelques éléments courageux, s'est ralliée à Bob. Quelques coups de feux sont échangés du côté de la Radio-Comores où le capitaine ou colonel ???? Campagnard est blessé. Mais où est donc passé le chef d'état major ?

Alors que le président Djohar est déporté à la Réunion (cela ne vous rappelle rien ?), des centaines de jeunes gens en tenue de combat et arme au poing pavoisent sur les routes du pays en criant « ye mze hadja » (Le vieux est revenu). Décidément, nous n'avons jamais eu d'armée digne de ce nom, en tout cas, pas une armée consciente de ses responsabilités. On se demandait même si nous avions un pays. Encore une fois, les pauvres îles de la lune sont aux mains de quelques loups locaux et étrangers. Il n'y a rien à faire puisque ceux qui auraient pu et dû protéger les Comoriens étaient devenus leurs bourreaux. Encore une fois, comme en 1989 lorsque le pays était aux mains des affreux, ce sont les lycéens qui descendent dans la rue et affrontent l'armée pour la dignité des Comores.


Les Comoriens, fatigués, devinrent tous des poètes et se mirent à inventer des noms d'oiseaux pour qualifier la dite armée comorienne. Nayile ilale ( les ça-mange et ça-dort) est le plus connu ou nde mala bure ( ceux qui mangent pour rien). Mais il ne faut pas voir là une méchanceté, une haine mais un écœurement, un ras-le-bol face à un comportement indigne.
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# Posté le dimanche 20 janvier 2008 21:40
Modifié le jeudi 20 mars 2008 19:48

REBELOTE AVEC TAKI/TADJIDINE et LE COLONEL

REBELOTE AVEC TAKI/TADJIDINE et LE COLONEL
Le président Djohar est mis hors jeu, par qui et pour qui? Allez savoir. Toujours est-il que l'armée comorienne a encore une fois failli à son devoir, pire, elle s'est tellement montrée indigne que d'aucuns n'hésitèrent pas à réclamer immédiatement sa dissolution. Le citoyen comorien ne se cache plus pour critiquer cette armée d'incapables. A quoi servent ces officiers qui paradent torse bombé lorsqu'ils passent devant de pauvres citoyens ? A quoi servent ces officiers qui n'hésitent pas à faire tirer sur des jeunes manifestants sans armes ?


Rappelez-vous de ces nombreuses chansons comoriennes qui ne faisaient que décrier une armée comorienne devenue la risée du monde entier.

Mais enfin, peut-être qu'avec le Président Taki, les choses allaient se passer d'une autre manière. Le Président a fait ériger des murs d'une hauteur incroyable, croyant se protéger des hommes de Bob. (Yotsoka A.) Mais hélas! Le coup de grâce est venu d'ailleurs. Qui l'a porté et pour qui? Allez savoir.....

L'armée Comorienne n'a rien vu, rien entendu. Le pauvre président est enterré le lendemain du jour même où il est arrivé aux Comores en provenance de l'étranger
.

Tadjine arrive et disparaît


Un énième président. Quelques mois et le "colonel", celui-là même qui s'était refugiait à l'ambassade de France un jour de pluie, pardon, un jour de "denardise"l'évince et prend les rênes du pays. Ce matin-là, l'on entendit à la Radio un certain Rachad, capitaine des forces incapables comoriennes dire que l'armée allait prendre ses responsabilités devant la menace d'une guerre civile. (Allusion aux troubles qui avaient lieu à Ngazidja au sujet de la question d'Anjouan et des Anjouanais....De jeunes esprits un peu irresponsables voulaient que les Anjouanais rentrent tous à Anjouan à défaut d'une réconciliation). Alors, les sauveurs, oui, les sauveurs (que la vie est étrange puisqu'il s'agit de la même armée décrite ci-dessus) arrivèrent. Disons que les hommes de troupe, manipulés par leur chef d'état major comme ils le furent Denard n'ont fait que s'exécuter. Qui ne connait pas la suite de l'histoire. Sous la présidence du Colonel, la crise anjouanaise est devenue le shiisme anjouanais, plus grave que jamais et cela, malgré une constitution abracadabrantesque, grotesque, louftingue (je manque de mots) que le colonel a mis en place.
.

Je vous épargne les détails de son règne mais pendant presque sept ans, l'armée comorienne s'est contentée de dormir. La question anjouanaise? Aux oubliettes. Pauvres Comores comme dirait mon ami artiste.
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# Posté le lundi 21 janvier 2008 19:13
Modifié le vendredi 25 janvier 2008 19:50

L'ANNEE DU SURSAUT??? L'ANNEE SAMBI???

L'ANNEE DU SURSAUT??? L'ANNEE SAMBI???
Et l'enturbanné arrive

Parmis les énormes problèmes que les Comores ont dû faire face ces dernières années, celui du séparatisme arrive en première place dans la mesure où il a des ramifications dans tous les domaines: politique, économique, social etc.

Dès le départ, l'on a brassé beaucoup d'air, enfoncé des portes ouvertes sans vraiment chercher à cerner le fond du problème. A mon humble avis, cette crise, même si l'on a voulu nous la présenter comme étant politique, serait plutôt identitaire. Elle est la conséquence logique des toutes les négligences accumulées par les pouvoirs politiques qui avaient oublié qu'une "nation" n'a jamais été un don du ciel ni un "va-tout-seul" mais une construction permanente, une lutte de tous les jours pour maintenir le sentiment d'appartenance à une destinée commune.

Or l'on a cru qu'en ayant une langue presque commune, une religion commune, un mode vestimentaire commun etc, tout est était acquis. L'on a cru que le Grand Comorien se sentirait proche de l'Anjouanais et le Mohélien du Grand-Comorien etc. Il y avait dans l'esprit naïf de nos politiques une sorte d'assurance infondée que tout était scellé, que tout irait bien dans le meilleur des mondes.

Sur leurs lauriers, les politiques ont oublié de mettre en place tout ce qui aurait pu consolider l'idée d'une nation, tout ce qui aurait pu rapprocher les Comoriens. C'est ainsi que mise à part l'époque coloniale où il existait un internat au Lycée said Mohamed Cheik qui réunissait les jeunes Comoriens, ceux-là même qui allaient prendre en main la destinée du pays quelques années plus tard, les conditions d'une rencontre, d'une vie commune entre les habitants des îles n'ont jamais existé.

Les Anjouanais ne connaissent pas Les Mohéliens, les Mohéliens ne connaissent pas les Grands Comoriens, les Grands Comoriens ne connaissent pas les Anjouanais car les uns et les autres restent dans leurs îles respectives sans connaitre leurs frères d'à côté.

Nous sommes combien à n'avoir jamais mis un pied dans l'île soeur? Moyens de transport irréguliers, chers ou parfois dangereux. Le plus étonnant est notre Radio nationale qui n'émet pas sur l'ensemble de l'archipel.

Trouvez-vous surprenant que l'Anjouanais du Nyumakele se demande qui sont ces soit disant frères Mohéliens ou Grand Comoriens? L'inverse est aussi vrai. Il se demande ce qu'il a en commun avec les autres, ces gens qu'il n'a jamais vus, ces gens si proches et pourtant si loin.

Comme nous le savons tous, beaucoup d'entre ont connu le monde (extérieur) avant de connaitre leur propre maison.

Si problème politique il y a dans la crise anjouanaise, c'est la conséquence de l'absence d'un sentiment d'appartenance mais aussi et surtout de la dislocation de la nation comorienne voire du pays.
Car comment puis-je croire que j'ai un pays lorsque j'ai assisté à toutes les humiliations sans que ceux qui étaient censés nous protéger contre de telles hontes réagissent ?

Si je pousse plus mon raisonnement, les Comoriens ont aujourd'hui trouvé dans le "régionalisme" un refuge, un lieu d'expression de leur "patriotisme assassiné". Le Grand Comorien est prêt à mourir pour sa région de Mbadjini ou d'Itsandra, l'Anjouanais de même ou le Mohélien alors la maison commune brûle sans que personne ne s'en inquiète.

CRISE POLITIQUE???? Peut-être mais attention! Ne commettons pas les mêmes erreurs car il est vrai les signatures et autres traités n'ont jamais réconcilié les coeurs. Les accords d'antananarivo en sont la preuve. Travaillons plutôt dans une dynamique de véritable réconciliation nationale en créant les conditions pour la rendre possible.

QUE FAIRE?


Si dans un pays souverain, il existe des zones de non-droit, des zones où l'autorité de l'Etat n'est pas reconnue, il est du devoir de ce dernier de prendre TOUTES les dispositions afin qu'une telle situation ne perdure pas ad vitam aeternam. Ces zones qui s'affranchissent de façon unilatérale de l'autorité étatique sont celles que l'on qualifie de sécessionniste ou séparatiste. Le cas d'Anjouan relève ou plutôt relevait de ce séparatisme.

La situation semble avoir évolué depuis 1997. On assiste aujour'd'hui, non pas à l'aspiration d'une partie de la population mais à sa prise en otage par un seul homme aidé de quelques sbires. Mais que faire?
March 19

guerre

Comores: arrivée des premières troupes de l'Union africaine à Mohéli

FONBONI (Comores) - Un premier détachement de soldats faisant partie des troupes mandatées par l'Union africaine (UA) pour participer à l'opération contre le colonel Mohamed Bacar à Anjouan est arrivé jeudi sur l'île de Mohéli, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce contingent est composé de 200 militaires soudanais et de 150 tanzaniens, selon des sources militaires comoriennes.

"Ce sont des amis qui arrivent pour nous aider. Ca va accélérer les choses maintenant pour l'opération sur Anjouan", a expliqué à l'AFP le lieutenant-colonel Ahmed Bastoi, de l'état-major comorien.

Leur bateau en provenance de Moroni, la capitale des Comores, est arrivé à l'aube au port de Fomboni où les attendaient des officiers de l'état-major de l'armée nationale de développement (AND) ainsi que des véhicules.

A bord du Shissiwani II, navire transformé en transport de troupes pour l'occasion, les soldats étaient impatients de toucher terre après plus de six heures de mer.

Le béret rouge portant l'emblème des ailes déployées des parachutistes vissé sur la tête, le fusil d'assaut en bandoulière, ces soldats ont échangé quelques propos en arabe avec les Comoriens.

"Nous sommes contents d'être ici, nous sommes bien, il n'y a pas de problème. Les Comoriens sont nos frères musulmans et nous sommes fiers d'être là pour les aider. Nous sommes prêts", a confié à l'AFP le commandant Yahyah Abdallah, qui commande la compagnie parachutiste soudanaise.

L'UA a décidé de soutenir militairement une opération du gouvernement de l'Union des Comores pour démettre M. Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002, mais dont la réélection en juin 2007 n'est reconnue ni par elle-même ni par l'Union des Comores.

Plus de mille soldats africains étaient attendus jeudi à Mohéli pour soutenir les quelque 400 militaires comoriens qui y sont déjà cantonnés depuis presque deux mois.

(©AFP / 20 mars 2008 07h36)

 

Comores

Le régime Bacar en sursis

Après avoir refusé la dernière médiation de l’Union africaine pour résoudre pacifiquement la crise, l’étau militaire de l’armée fédérale des Comores, soutenue par des troupes de l’UA, se resserre, autour du pouvoir de Mohamed Bacar à Anjouan.
par Ismail Mohammed Ali

Troupes de l’Union africaine arivent aux Comores © AFP - 20.8 ko
Troupes de l’Union africaine arivent aux Comores © AFP
 
La France et les Etats-Unis sont aussi favorable au débarquement.

L’armée fédérale lance l’offensive
Ce ne sont plus des bruits de bottes mais bien des échanges de coups de feu qui retentissent désormais sur l’île comorienne d’Anjouan, l’une des quatre îles de l’archipel des Comores. Selon la Panapresse « les troupes de l’Union Africaine auraient débarqué dimanche 16 mars sur Anjouan, l’une des quatre îles de l’archipel des Comores (Anjouan, Grande Comore, Mohéli et Mayotte [collectivité départementale française]. L’objectif est de contrer Mohamed Bacar, le président, contesté depuis les dernières élections en 2007 ». L’agence de presse panafricaine cite également dans son reportage une source proche de la présidence de l’Union des Comores : « Cette nuit, un même nombre de soldats de l’Armée nationale de développement (AND) ira grossir ce premier groupe. » Selon plusieurs sources concordantes, des hommes de l’Armée nationale de développement (AND) ont vraisemblablement rejoint Anjouan via Mohéli en utilisant les voies aériennes et maritimes. Par contre, aucun soldat tanzanien ni soudanais n’aurait quitté pour le moment Moroni la capitale des Comores. Jusqu’à présent les troupes de l’UA n’ont pas encore pris part aux opérations.

 
Carte des Comores © RFO - 19.7 ko
Carte des Comores © RFO

Des incursions à Anjouan
En fin de matinée du samedi 15 mars, l’armée fédérale de l’Union des Comores a décidé d’intervenir militairement pour déloger l’ancien commandant de gendarmerie Mohamed Bacar du pouvoir de l’île autonome d’Anjouan. L’Armée nationale de développement (AND) a effectué deux incursions dans les régions de Domoni et de Sima.

« En début de soirée, on faisait état de deux blessés dont un grièvement dans les rangs de l’AND, et d’une trentaine de soldats séparatistes faits prisonniers. Aucune déclaration officielle n’a été encore faite du coté gouvernemental qui semble observer un silence inhabituel. Selon des sources dignes de foi, le débarquement serait entré dans sa phase active, par le déploiement de commandos d’intervention rapide, probablement acheminés par voie maritime au départ de l’île de Mohéli. L’on croit savoir que les éléments de l’AND pourraient avoir réussi à libérer des prisonniers détenus par le régime Bacar, et qu’ils se préparaient à faire entrer dans Mutsamudu, dans l’objectif de prendre rapidement le contrôle stratégique du port et des bâtiments administratifs. L’aéroport d’Ouani serait également une des cibles de l’armée nationale qui pourrait y rencontrer une résistance relativement organisée des forces rebelles du colonel Bacar », témoigne le journaliste El-Had Saïd Omar.

Cette déclaration corrobore le discours, du 17 mars, du lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, chef d’Etat-major de l’AND, tenu lors de la conférence de presse au Relais de Singani à Mohéli. Il confirmait deux infiltrations par des éléments de l’AND à Anjouan, à Sima du 9 au 10 mars et à Domoni, du 14 au 16 mars. Le haut gradé affirmait le 12 mars dernier qu’un groupe de soldats comoriens était entré le 11 mars dans la région de Sima, à Anjouan, et avait capturé trois membres des Forces de la gendarmerie anjouanaise (FGA) de Mohamed Bacar.

Le palais de Dar-Nadjah, palais du président de l’île autonome d’Anjouan  © AFP - 15.2 ko
Le palais de Dar-Nadjah, palais du président de l’île autonome d’Anjouan © AFP
 

Délivrer un message fort à Bacar
L’armée régulière comorienne, installée sur l’île de Mohéli, comptabiliserait deux blessés, dont un dans un état grave. Il a été rapatrié à l’hôpital El-Maarouf de Moroni en Grande Comore pour être opéré. Du côté des Forces de la gendarmerie d’Anjouan de Mohamed Bacar, il est question d’une dizaine de victimes lors d’un affrontement armé entre l’AND et les FGA aux alentours de Moya.

« Evaluer la réactivité des adversaires, délivrer un message fort de l’AND à Bacar et enfin, lui prouver, lui et ses troupes, leur vulnérabilité », tel serait le but de ces missions. Plus que des missions de reconnaissance et d’infiltration, le véritable objectif consiste à prendre le contrôle des zones stratégiques de l’île d’Anjouan, notamment l’aéroport de Ouani, le port de Mutsamudu et un certain nombre de bâtiments administratifs. L’Etat major comorien attendrait le regroupement de toutes ses troupes, y compris celles de l’UA, sur l’île de Mohéli, la plus petite de l’archipel et la plus proche d’Anjouan, ainsi que le feu vert du président Ahmed Abdallah Sambi, pour lancer ce qu’elle appelle l’opération "La Démocratie aux Comores". De passage à Fomboni, la capitale de Mohéli, Idi Nidhoim, le vice-président des Comores a révélé, le 18 mars, que le gouvernement de l’Union prévoyait d’organiser une élection présidentielle en mai prochain à Anjouan pour remplacer Mohamed Bacar.

Détermination et organisation du camp Bacar
La mission est d’autant plus délicate et dangereuse pour l’armée fédérale que les hommes de Mohamed Bacar sont bien organisés. Djaanfar Salim, ministre de l’Intérieur d’Anjouan, mise sur le relief montagneux de l’île. Il nie un quelconque succès aux dernières offensives de l’armée fédérale comorienne et leur oppose le courage de ses hommes : « Le fait que nous ayons repoussé sans problèmes la tentative d’incursion des soldats du gouvernement central est la preuve que nous avons en face de nous des amateurs » déclare-t-il.
Ainsi une autre guerre se joue aussi sur le champ de l’information et de la communication. En tous les cas, si les Forces de la gendarmerie d’Anjouan (FGA) ont l’avantage de bien connaître le terrain, elles ne disposent toutefois que de peu d’effectif humain. Le président auto-proclamé d’Anjouan aurait à sa disposition entre 300 à 800 hommes armés quand l’armée fédérale comorienne possède 1 060 hommes, gendarmes comme militaires, auxquels s’ajoutent quelques centaines de soldats de l’Union africaine venus de Tanzanie, du Sénégal, du Soudan et de la Libye. Ces dernières troupes ont souvent une toute autre expérience dans la gestion pratique de ce type de crise.

 
Comoriens © AFP - 24.7 ko
Comoriens © AFP
Thabo Mbeki rejette l’option militaire
Alors que les autorités de l’Union des Comores lançaient les premières opérations militaires sur Anjouan, Mohamed Bacar a laissé entendre, il y a 72 heures, qu’il était prêt à « négocier autour d’une table », allant même jusqu’à proposer de transformer le cadre constitutionnel de l’Union des Comores en Confédération des îles, un ensemble étatique donnant encore plus d’autonomie à chacune des trois îles de l’Union.
L’homme fort d’Anjouan a aussi ajouté être « prêt à mourir pour défendre le droit et la démocratie à Anjouan. Nous sommes prêts à combattre les envahisseurs et à défendre Anjouan. Nous ne réclamons que le respect de la loi (...) S’il le faut, nous combattrons, nous disposons d’assez d’armes et d’assez d’hommes (...) Je suis un produit des écoles militaires républicaines [en opposition à la formation théologique du président de l’Union des Comores], je m’étonne aujourd’hui de voir ces grands pays démocratiques, la France et les Etats Unis, se préparer au massacre des Anjouanais. »

Dans le même temps, Thabo Mbeki, le président de l’Afrique du Sud, en visite officielle à l’île Maurice, le 13 mars dernier, a préconisé aux autorités comoriennes de laisser la possibilité à Bacar de préparer des élections au mois d’avril et de les organiser en mai prochain.

Troupes de l’Union africaine © AFP - 20.5 ko
Troupes de l’Union africaine © AFP
 

L’Union africaine solidaire des Comores
Le gouvernement de l’Union des Comores et l’UA ont repoussé ces deux offres [celle de Mohamed Bacar et de Thabo Mbeki]. Le 5 mars dernier, Mourad Taiati, le chef du bureau de liaison de l’Union africaine aux Comores se confiait : « il n’y a plus rien à espérer que la solution militaire. Il était proposé à Mohamed Bacar d’organiser des élections auxquelles il pourrait se présenter, ou bien de partir dans un pays d’accueil ; et la France avait accepté le principe de l’accueillir si Moroni en faisait la demande avec l’accord des pays de la région.
On avait espéré que la sagesse l’emporterait avec un règlement pacifique. Mais il a refusé toutes les propositions et a affirmé qu’il ne voulait pas négocier avec l’UA. L’UA s’occupe de cette crise depuis dix ans. Aujourd’hui, tout le monde s’est aligné sur notre position
. »

Mohamed Bacar est soupçonné de chercher à faire imploser l’Union en proclamant la sécession d’Anjouan. Les hommes de sa garde présidentielle sont également accusés de s’être livrés à de graves violences et violations des droits de l’homme.
L’AFP a collecté un nombre considérable de témoignages à Moroni auprès d’Anjouanais réfugiés à la Grande Comore. Ce qui fait dire à Abdourahim Saïd Bakar, le porte-parole de l’Union des Comores : « S’il ne parvient pas à s’enfuir, Mohamed Bacar sera arrêté et jugé aux Comores pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité. »

 
Nicolas Sarkozy, le président de la République française et Ahmed Abdallah Sambi, président de l’Union des Comores, l’automne dernier sur le perron du palais présidentiel de l’Elysée à Paris © AFP - 15.7 ko
Nicolas Sarkozy, le président de la République française et Ahmed Abdallah Sambi, président de l’Union des Comores, l’automne dernier sur le perron du palais présidentiel de l’Elysée à Paris © AFP

La France et les USA derrière l’Union
La semaine dernière, les Etats-Unis ont été le dernier pays en date à promettre un soutien à une intervention militaire aux Comores. La France, par l’intermédiaire de son porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani, confirmait « la disponibilité de la France à fournir un appui aux troupes tanzaniennes et sénégalaises pour leur transport jusqu’aux Comores, c’est-à-dire jusqu’à l’île de la Grande comore ou celle de Mohéli, mais pas à Anjouan. Nous souhaitons marquer notre soutien à l’Union des africaine et sa détermination à préserver l’intégrité territoriale des Comores. »

La Tanzanie, la Lybie, le Sénégal et le Soudan jouent un rôle déterminant dans l’investissement de l’Union africaine dans la résolution de la crise comorienne. En effet, au terme d’une réunion au siège de l’Union africaine, le 21 février dernier, à Addis-Abeba en Ethiopie, ces quatre Etats ont accepté d’apporter un soutien militaire au gouvernement de l’Union des Comores.

Mohamed Bacar, président de l’île autonome d’Anjouan © AFP - 15.2 ko
Mohamed Bacar, président de l’île autonome d’Anjouan © AFP
 
Mohamed Bacar, un homme menacé
Le colonel Mohamed Bacar est né à Barakani sur l’île d’Anjouan. Arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat, le 9 août 2001, il a écarté le lieutenant-colonel séparatiste Saïd Abderrahmane Abeid avant d’être élu légalement en 2002. Le 10 juin dernier, il avait proclamé sa réélection au premier tour de la présidentielle à Anjouan. Un scrutin dénoncé et rejeté par les autorités de l’Union des Comores et de l’Union africaine.
Le ministère français des Affaires étrangères avait pour sa part estimé que cette élection « n’était pas valide ». Des sanctions administratives avaient été alors prises à l’encontre des dirigeants séparatistes anjouanais, notamment une privation de téléphones et l’interdiction de voyager.

Inquiétude dans la population
L’île est paralysée depuis dix mois et son économie tourne au ralenti. Plus d’un millier d’Anjouanais se sont rendus à la Grande Comore pour trouver refuge faute de sécurité et de stabilité économico-sociale sur leur île d’origine. D’autres habitants d’Anjouan sont allés à Mohéli.
La grande majorité de la population comorienne, plus encore à Anjouan, semble partagée entre la crainte que l’intervention militaire de l’armée fédérale ne fasse de nombreux dégâts matériels et humains parmi les civils et que le régime de Mohamed Bacar perdure à la tête de l’île.

Image de l’île comorienne d’Anjouan lors des premiers événénements sécessionnistes  en 1997 © RFO - 25 ko
Image de l’île comorienne d’Anjouan lors des premiers événénements sécessionnistes en 1997 © RFO
 

Anjouan, victime de 10 ans de séparatisme
L’île comorienne d’Anjouan est plongée depuis le 3 août 1997 dans une crise institutionnelle aigue. Les autorités séparatistes ayant décidé de défier les autorités de l’ancienne République Fédérale islamique des Comores (Union des Comores) et de faire sécession. La révision de la constitution en 2001, donnant une très large autonomie au sein de l’Union des Comores à chacune des îles, a donné une très grande liberté à Anjouan.
L’Union des Comores (Mohéli, Anjouan et Grande-Comore) a rencontré de grande difficultés à faire respecter sa loi sur cette île. Très affaiblie, elle est secouée depuis l’avènement du séparatisme par des conflits répétés de compétences entre les trois îles, dotées chacune de leurs propres institutions mais constituant un même Etat fédéral.

Les Comores sont une ancienne colonie française d’une superficie de 2 236 km2 pour 800 000 habitants. Pays de l’océan Indien, situé à égale distance entre l’Afrique de l’est et Madagacar, à l’entrée du canal du Mozambique, le pays a déclaré son indépendance le 6 juillet 1975. C’était, il y a trente-deux ans.
Anjouan, Mohéli et Grande Comore font partie de l’Union des Comores ; et Mayotte est une collectivité départementale française. Un contentieux territorial autour de cette île perdure entre la France et les Comores depuis plus de trente ans ; ce qui pose notamment aujourd’hui un problème dans la libre circulation de la population de l’archipel, notamment entre Mayotte et les autres îles des Comores.

A LIRE

-  Indépendance et partition des Comores (1974-1978) , Namira Nahouza, Editions Komedit, 2005
-  Les Comores de 1975 à 1990, Nakidine Mattoir, éditions l’Harmattan, 2004
-  Petites histoires Comoriennes, I. Mohamed, S. Elbadawi, A. M’Changama, M. Ahmed-Chamanga, éditions Komedit, 2003
-  Dossier : Archipel des Comores : Un nouvel élan ?, Africultures 51, Collectif, éditions l’Harmattan, 2002
-  La naissance de l’élite politique comorienne (1945/1975), Mahmoud Ibrahime, éditions l’Harmattan, 2000
-  Essai sur Les Comores, réedition, A. Gevrey, Procureur impérial à Pondichéry en 1870, éditions du Baobab, 1997
-  Les Comores, Collection Que sais-je ?, Hervé Chagnoux et Ali Haribou, PUF, 1980/1990
-  Histoire des îles, hn’ngazidja, hi’ndzou’ani, maïota et Mwali (Présentation critique des manuscrits arabe et swahili émanant du grand qadi de ndzaoudzé (Mayotte) Oumar Aboubakari Housséni (1865), Editions Djahazi, 1997
-  Etat français et colons aux Comores (1912/1946), Mahmoud Ibrahime, éditions l’Harmattan, 1997
-  Madagascar et ses dépendances, de la colonisation à l’indépendance-association, 1894-1973, Hervé Lemoine, service historique de l’armée de terre, 1995
-  Les Comores, Pierre Vérin, éditions Karthala, 1994
-  La guerre de la salive , Lou Bellétan, Auto édition, 1993
-  Comores : Quatre îles entre pirates et planteurs, Jean Martin, éditions l’Harmattan, 1983

lLE PORTRAIT DU FOUNDI PRESIDENT DE L 'UNION DES COMORES

SAMBI, UN PARCOURS
CARACTÉRISÉ PAR LA RUSE,
LE POPULISME
ET LA DÉMAGOGIE
…………


Dès son retour d’Iran, Sambi aiguisait ses armes pour accéder au Pouvoir. Il avaitl’art de séduire par la parole.

Ila vraiment appris à Qom la rhétorique, sa voix est ajustée en fonction de sonauditoire. Il a appris à convaincre, à inspirer, à toucher les cœurs, àarticuler des concepts pour les faire avaler à ceux qui l’écoutent et quideviennent des véritables admirateurs.

Dèsson arrivée, il n’a pas pu cacher ses véritables intentions pour son pays. Ildébarque d’Iran, la valise pleine de cassettes et de livres des Mollahsiraniens destinés à laver les cerveaux des jeunes à travers des prêchesreligieux à teneur fortement politique.

Ilenregistra ses premiers succès dans sa ville natale Mutsamudu où plusieursfemmes anjouanaises abandonnèrent le voile traditionnel – le chiromani – pour porter le tchador iranien.

Desenfants menaçaient leurs parents s’ils ne les réveillent pas le matin pourqu’ils aillent prier à la mosquée.

Unerévolte islamique se préparait et les autorités de l’époque se rendirent comptedu danger et réagirent en essayant d’arrêter cette marche vers une révolutionislamique.

Aprèsquelques jours en prison, il fut libéré sous la pression des notables, ce quicontribua à tempérer ses ardeurs révolutionnaires, ses maîtres iraniens l’ontconseillé de ne pas aller trop vite et de prendre son temps. Désormais lesprêches continuent avec un peu plus de réalisme.

Aucours d’un voyage en Europe, il obtint l’aide de la diaspora pour l’achat d’unetélévision qu’il a présentée à ses interlocuteurs comme un instrument éducatifde l’islam au service des jeunes.

Lesplus avisés découvrent dans ses prêches une grande ambition politique se servant des versets du Coran, il fustigeintelligemme nt les Ulémas traditionnels et les politiciens et- se présententcomme la personne qui combat l’injustice, la corruption et tous les maux de lasociété comorienne actuelle.

Ona droit aux belles phrases qui font de notre homme la personne idéale pourmettre fin aux inégalités, qui a des recettes miracles pour endiguer l’extrêmemisère dans laquelle vit la majorité dela population. Il devient chez certains sujets comoriens un guide spirituel àl’image de l’Ayatollah imam Khomeiny.

La crise économique etsociale, la démission de certains parents de leurs enfants et l’accroissementde la pauvreté deviennent un terreau favorable pour ses idées. Il réussit à sefaire accepter partout et devient pour beaucoup de Comoriens un ange, si bienqu’à des nombreuses cérémonies de mariage c’est lui qui prend la parole pourremercier l’assistance au nom des familles des époux.

Il
en profite pour faire passer quelques messages savamment et habilement articulé
pour ne pas apparaître comme une propagande politique. Il termine ses discours
par une prière qui dit ceci : « que Dieu nous donne un Dirigeant qui
respectera scrupuleusement la Loi deDieu, entendez par là ‘’la Charia’’. »

Lespersonnes qui l’écoutaient avaient le visage rayonnant d’espoir et d’enthousiasme. Il a su gagner par ses prêches religieux à la manière des Ayatollah chiitesceux qui se sentent exclus et laissés pour compte. Sa propagande envahit toutesles îles des Comores y compris Mayotte sous administration française, il partséduire les étudiants comoriens nombreux à Madagascar avant de se faireaccepter par la diaspora comorienne en France.

Le terrain est déblayé et lelong chemin vers le Pouvoir est tracé. C’est d’ailleurs là que le diplôme en ‘’Takiya’’ ou science de dissimulation, espérantun jour instaurer au pays une dictature islamique par les urnes en utilisantcomme instruments les madrassas chiites, les bourses d’études et les aidessociales.

Il
réussit à se faire élire Député des Comores, durant l’avènement du séparatisme
à Anjouan, il l’encouragea de façon discrète et alla s’installer à la
Grande-Comoreoù il exprime une neutralité et une tendance à se montrer hostile.

N’est-ce pas le Député Sambiqui défila pancarte à la main à Moroni « non au débarquement militaire àAnjouan » en 1997 alors que le Président Taki se prêtait en uneintervention militaire qui a fait des victimes innocentes et qui a tourné aufiasco ?

N’est-cepas monsieur Sambi qui s’est exprimé dans le numéro 346 du Journal
‘’la Gazette des Comores’’ du 13 Mai 2005 en annonçantsa candidature aux élections
présidentielles de l’Union dont le mandat revient à un ressortissantanjoua nais, ce qui constitue une aubaine car ses challengers ne seront que desAnjouanais en ces termes : « mon but, c’est de sortir mon pays de l’ignorance, del’obscurantisme et de l’extrême pauvreté qui frappe les Comores. J’ai choisicomme slogan de campagne « à chaque Comorien un toit, j’ai l’ambition etla détermination de faire disparaître toutes les maisons en paillote et entôles ondulées, je peux vous dire que si je suis élu Président, le systèmeanglais que j’admire beaucoup où à chaque fin de mois le Gouvernement donne desmicros et des amplificateurs aux citoyens pour émettre leurs critiques àl’endroit du Pouvoir » fin de citation.

Aujourd’hui,il a réussi à se faire élire président de l’Union des Comores ; il se rendcompte que son programme de faire d’Anjouan une île chiite avec des idéesmilitantes vecteur de violences ne serapas réalisé en ayant comme Chef de l’Exécutif de l’île d’Anjouan, MohamedBacar.

Il
a donc manipulé les Textes et les Institutions pour le déloger coûte que coûte,
il a organisé l’éviction du président de la Cour Constitutionnelle, après une psychose de plusieurs mois quiont constitué une torture morale pour la population anjouanaise, il a aggravéla pauvreté des Anjouanais par un embargo qui ne dit pas son nom, la privant depétrole pour la cuisson des aliments et l’éclairage.

Ils’apprête à organiser un débarquement militaire qui va constituer un bain desang où périront des nombreux civils innocents, des femmes et des enfants.

L’UnionAfricaine serait donc complice d’un chaos caractérisé par une guerre civile,des affrontements ethniques aux conséquences incommensurables qui aggraveraientla complexité de la situation politique comorienne actuelle caractérisée partrois décennies d’instabilité politique et des querelles politiciennes en casde caution à cette opération.

Tous
ces malheurs ne cherchent qu’à satisfaire une ambition démesurée d’un Dirigeant
qui cherche à pérenniser son pouvoir en manipulant les institutions actuelles à
travers une formule à la
Poutineou une modification des Constitutions pour supprimer la tournanteprésidentie lle de l’Union et l’Autonomiedes îles.

Pour y parvenir, Anjouan doit être mise sous sa coupe et son contrôle entier, ilfaut placer à la tête de cette île un homme sûr qui deviendra un béni-oui-ouide Sambi pour ne pas dire une marionnette.

Ainsi lesengagements pris à Qom seront enfin réalisés.

Certes,des briquetteries ont été achetées mais même le plus ignorant des Comorienssait que ce n’est pas en fabricant des briques qu’on supprimera la misère,c’est au contraire en s’attaquant aux vrais maux de la pauvreté que chaqueComorien disposera d’un toit.

Lesdéclarations du 13 Mai comme celles de la campagne électorale ne sont que puredémagogie. Désormais l’euphorie est tombée. Aujourd’hui, il part en guerrecontre son peuple, c’est sa réponse à la détresse des milliers de famillesréduites à la misère dans son île natale.


Mutsamudu, le 03 Mars 2008


GROUPE DE REFLEXION SUR L’AVENIRINSTITUTIONN EL DES COMORES
(G.R.A.I.C)
 
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Nadinewrote:
Bonne initiative que de décrire cette situation ...
Nov. 4
annie massonwrote:
Soleil
SoleilArc-en-cielRose rougeArc-en-cielSoleil
Un petit bonjour en passant.
Bisous !
Annie
SoleilArc-en-cielRose rougeArc-en-cielSoleil
Soleil
Apr. 13
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