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ANJOUAN ECHEC D UNE DECOLONISATION; la détresse de l'île en dériveGRANDE TRAGEDIE PERPETUELLE D UN PEUPLE OUBLIE |
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November 25 MAYOTTEDROITS DE DES ENFANTS A MAYOTTE Dominique Versini, femme politique française et actuellement défenseur des enfants (chargé de défendre et de promouvoir les droits de l'enfant) a fait un déplacement à Mayotte du 6 au 8 octobre pour constater sur place la qualité de la prise en charge des enfants. Le 20 novembre, elle a remis son rapport au Président français. Dans ce rapport, elle tire la sonnette d’alarme.
Lors de son déplacement sur l’île française de Mayotte, Dominique Versini n’avait pas hésité à comparer la qualité de la prise en charge des enfants à celui du régime de Vichy. En effet, le problème majeure des enfants à Mayotte est le fait que pour ceux qui n’ont pas de papiers en règles, les portes des dispensaires ou des hôpitaux leurs sont fermé. Cette triste réalité du quotidien des enfants mahorais est en totale contradiction avec la Convention Internationale des droits de l’enfant. Il faut savoir qu’à Mayotte, qui devrait devenir lors du référendum de mars 2009 un département français d’outre-mer au même titre que la Réunion, seulement 50% de la population est inscrite à l’Etat Civil français. La France a mis en place le dispositif CREC (Commission de Révision de l’Etat Civil), dispositif qui après ses 8 années de pratique est un véritable fiasco. Et pour Dominique Versini, c’est les enfants qui trinquent en premier de cette déficience. Dans son rapport remis au Président Sarkozy, Dominique Versini explique que "Le délai de traitement des demandes est très long, de l’ordre de 3 à 4 ans pour obtenir un acte révisé. (…) Cette situation est apparue à la Défenseure des enfants extrêmement préjudiciable (…) Le fait que des français n’arrivent pas à établir leur nationalité française constitue une discrimination particulièrement grave notamment pour les mineurs qui sont pénalisés dans l’exercice de leurs droits fondamentaux (accès aux soins, à des bourses scolaires ou aux autres prestations, passage d’examens, liberté de circulation…). De plus, la forte immigration provenant des Comores n’est pas pour arranger les choses. Toujours selon son rapport « Le filtrage administratif opéré lors de l’accès à l’hôpital dissuade les personnes d’y présenter les enfants en dehors de situations extrêmes (urgence) et expose indéniablement les enfants à des risques de santé d’autant que Mayotte se caractérise par un niveau préoccupant de maladies infectieuses ». D’autres problèmes, et non des moindres, sont mis en exergue dans le rapport, comme l’admission des enfants dans le système éducatif français qui se fait sous forme d’une épreuve sélective, qui est d’une certaine façon une forme de discrimination. Dans le même registre, Dominique Versini alerte sur tous ces jeunes étrangers clandestins qui sont ni plus ni moins qu’abandonnés sur le territoire mahorais. Ces enfants attendent le retour de leurs parents qui ont été reconduits à la frontière comorienne. En moyenne, 80% des enfants retrouvent leur parent qui refranchissent la frontière clandestinement au bout de 6 semaines. Mais que font les 20% restant… Le rapport de Dominique Versini est donc des plus accablant. Selon elle, il faut impérativement que la question du Droit des enfants soit un axe primordial pour la création de l’unité mahoraise, surtout si le référendum de mars 2009 offre la possibilité aux mahorais de devenir français. Comment un peuple peut-il devenir français si on ne prend pas en charge dès maintenant ses enfants en leur offrant le Droit inhérent à la Convention Internationale des droits de l’enfant.
KOISSAKOISSA LE DRAME CONTINUEUNE EMBARCATION DE CLANDESTINS SOMBRE AU LARGE DE MAYOTTEQuatre personnes sont mortes et dix-sept sont portées disparues dans le naufrage d'une embarcation de clandestins qui tentaient d'accoster l'île française de Mayotte dans la nuit de jeudi 20 à vendredi 21 novembre, a-t-on appris auprès de la préfecture. Douze personnes sont rescapées. L'embarcation, appelée localement "kwassa-kwassa" et transportant des clandestins en provenance des Comores, a fait naufrage en tentant de franchir la barrière de corail dans le sud de l'île de Mayotte. Trente-trois personnes dont vingt-six adultes et sept enfants se trouvaient à bord au moment du naufrage, selon les témoignages des rescapés. Un pêcheur dans la zone du naufrage a pu sauver huit personnes et a donné l'alerte. Toute la nuit, une vedette de la police aux frontières et une autre de la gendarmerie ainsi que le navire de la gendarmerie maritime ont été envoyés dans la zone et ont réussi à récupérer quatre autres personnes. Au lever du jour, des moyens aériens ont été dépêchés en appui à la recherche d'éventuels autres rescapés. Parmi les dix-sept disparus, on compte quatorze adultes et cinq enfants. Les douze personnes qui ont pu être sauvées, parmi lesquelles un enfant, ont été conduites à l'hôpital de Petite Terre. Source : le monde.fr / google news france [ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le vendredi 21 novembre 2008 15:33 Simulation d'un naufrage à la rade de MamoudzouDans le cadre de la semaine de la sécurité, les Affaires Maritime, en collaboration avec la SNSM, ont organisé une simulation de naufrage. Cette simulation avait pour but de montrer comment se déroule un sauvetage. Olivier Busson, directeur des affaires maritimes, a rappelé qu'il y a 80 opérations de sauvetage par an, principalement des pêcheurs, des kwassa et des boutres. Il explique qu'"aujourd'hui, en 2008, on a une organisation bien rodée. Nous disposons de moyens renforcés depuis quelques années et toute les administrations se sont équipées de semi-rigide pour pouvoir intervenir. Mais ça n'empêche pas l'existence de cas dramatiques de naufrages et disparitions". Il rappelle également les précautions de base : il ne faut pas attendre pour appeler les affaires maritimes lorsqu'on se rend compte qu'un pêcheur ou qu'un plaisancier ne rentre pas. Si on attend, la tâche des affaires maritimes se complique car il faut délimiter un périmètre de recherches. Il faut également penser, lorsqu'on part en mer, à dire à ses proches où on va naviguer et à quelle heure on compte revenir. "Notre activité est soutenue, les cas augmentent chaque année. Le nombre de décès ou de disparitions est plus important à Mayotte que dans toute la zone de l'atlantique", indique M. Busson. November 10 infomoresMLIMADJIDescription : Mon blog consiste à donner des informations sur les comores ‘’جزر القمر ‘’ , politique , sociale , économique . Et aussi , dans tous les pays francophones , la France , en utilisant la même sauce politique , sociale , économique ... Son profil
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» Suite Ses blogs préférésLiens Skyrock PublicitéBisbilles pouvoir central comorien/gouvernement de Mohéli Le courant ne passe plus depuis 48 heures entre les autorités centrales des Comores et celles de l'île autonome de Mohéli, à en croire un communiqué publié lundi par le gouvernement fédéral comorien, qui se dit "obligé de faire respecter les procédures de gestion et de comptabilité, compte tenu de la gestion des sociétés publiques à Mohéli". "Mohéli ne verse plus rien au Trésor public pour cette année 2008", a relevé le communiqué, soulignant que 14 millions de francs (28.455 euros) seulement y ont été versés alors que le gouvernement central a décaissé plus de 80 millions (162.601,6 euros) chaque mois pour le fonctionnement et le versement des salaires à Mohéli. "Les recettes sont détournées pour des dépenses extrabudgétaires", a accusé le gouvernement central sans, pour autant, envisager d'entreprendre des poursuites judiciaires. "Nous ne parlons pas de détournement. Il s'agit plutôt de dysfonctionnement", a dit Nourdine Bourhane, le Secrétaire général du gouvernement, disant souhaiter "engager le dialogue avec les autorités de Mohéli pour mettre de l'ordre dans la gestion des affaires de l'île". "C'est un prétexte pour déstabiliser le gouvernement de l'île", a déclaré le directeur de Cabinet du président de l'île de Mohéli, Mzé Cheikh Ben Mzé Cheikh joint au téléphone par MLIMADJI . Selon M. Mzé Cheikh, les autorités fédérales projetant une révision de la Constitution, voudraient supprimer la clause relative à l'élection présidentielle tournante au détriment de Mohéli en 2010. "S'il est vrai que la loi de l'Union à la primauté sur celle des îles, en cas de mauvaise gestion, mais il faut que cela soit constaté conformément aux règles établies, ce qui n'est pas le cas", a dit le directeur de Cabinet du président de Mohéli, Mohamed Ali Saïd. [ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 10 novembre 2008 16:52 Journée Maore : le gouvernement comorien veut des actionsDans le cadre de la célébration de la Journée nationale du 12 novembre consacrée à l'île de Mayotte depuis 2005, le conseil des ministres de l'Union des Comores a proposé la semaine dernière, en collaboration avec le Comité Maore, des actions de mobilisation de la population. Depuis 2005, cette journée – qui marque l'adhésion des Comores à l'ONU, en 1975 - s'inscrit dans le cadre "de la défense de notre intégrité territoriale et la réintégration de l'île comorienne de Mayotte dans son giron naturel", précise le gouvernement. Elle aura cette année une valeur importante en raison de la prochaine consultation des Mahorais sur le statut de département, annoncée par le gouvernement français pour le mois de mars 2009. Plusieurs manifestations devraient être organisées par les associations militant pour le retour de l'île dans l'ensemble comorien : à Moroni, mais aussi en France. Les médias seront sollicités "à y prendre part", affirme le gouvernement, qui a également prévu qu'une "Lettre du fond du cœur à mon frère maorais", écrite par Madjuwani Hassane, un journaliste d'Al-Watwan, soit lue dans toutes les classes du pays . Par ailleurs, le conseil des ministres a décidé de saisir à nouveau le Comité de l'Union africaine et de "réactiver le dossier [mahorais] au sein des instances internationales comme à la Cour internationale de la Haye". Lire ci-dessous des extraits de la lettre Lettres du fond du cœur à mon frère maorais (extraits) "(...) C'est cette immense joie d'avoir une terre pour soi que les Algériens ont ressentie en 1962 après avoir libéré leur pays de la colonisation et que les Français ont ressentie en 1944 en entrant dans Paris libéré de la domination raciste nazie. C'est dans l'espoir de ressentir, un jour heureux, cette immense joie d'avoir une terre pour soi, que les Palestiniens se battent tous les jours au prix de leur vie depuis plus d'un demi-siècle. Cette immense joie tu ne pourras jamais l'avoir en dehors des Comores, ta terre, ton pays, ta patrie. Evidemment, cher frère, la quête de cette sensation ne suppose pas qu'on haïsse les autres pays et les autres peuples. Elle n'empêche même pas de les aimer. En effet, on peut aimer la langue française, être convaincu que la révolution française est l'une des tous plus grands évènements de toute l'histoire de l'humanité, ou encore avoir envie d'aller passer le restant de ses jours en France – comme de très nombreux Français vivent dans des pays étrangers – sans, pour autant, se sentir obligé de céder à la France une partie de son propre pays. Car aimer quelqu'un ou un pays ne peut signifier disparaître en lui faisant cadeau d'une partie vitale de soi-même. Sinon ce ne serait pas de l'amour, mais un suicide. Pour tout cela, il ne faut pas que quelqu'un, quel qu'il soit, puisse te voler, nous voler cette sensation unique, parce qu'on est rien sans elle. (...)" Madjuwani Hassane [ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 10 novembre 2008 16:08
Modifié le lundi 10 novembre 2008 16:19 Comores : déclaration de guerre à la France à propos de MayotteLe Gouvernement comorien prend mal, très mal même l'organisation du référendum mahorais de mars 2009 pour la départementalisation de Mayotte. Pour eux, ce n'est ni plus ni moins qu'une déclaration de guerre de la part de la France. Historiquement, Mayotte appartient aux Comores. Les Comores à partir de 1946 sont détachés de Madagascar pour devenir un Territoire d'Outre-Mer (TOM). En 1961 les Comores obtiennent un statut d'autonomie interne, puis en 1972 elle acquière sa totale indépendance. Mais Mayotte sera la seule île des Comores à voter alors pour le maintien de ses liens avec la France. Elle réitérera cette volonté lors d'un nouveau référendum en 1976. Aujourd'hui, la France veut proposer par référendum à Mayotte le statut de Département d'Outre-Mer (DOM) en mars 2009. Ce référendum fait grand bruit à la fois dans les Comores comme en France Depuis toujours les Comores revendiquent Mayotte comme leur territoire. Mais les députés comoriens on réagit vivement hier lors de leur assemblé au référendum de mars 2009. Ibrahim Mohamed Sidi, vice-président de l'Assemblée Nationale des Comores a même déclaré que « le projet d'organiser un référendum dans l'île comorienne de Mayotte constitue en soi une déclaration de guerre ». Ces mots sont on ne peut plus éloquent, et quand ils sortent de la bouche d'un politicien influent aux Comores ils peuvent même faire peur. On peut comprendre que les Comores, qui revendiquent l'appartenance de Mayotte, soient frustrés par la proposition française de référendum pour une départementalisation de l'île. Mais de là à dire qu'ils y voient une déclaration de guerre, le pas a été franchit. Les relations entre la France et les Comores ne peuvent que s'envenimé jusqu'en mars 2009. Espérons que les mots prononcés par Ibrahim Mohamed Sidi resteront que des mots. Mais toutefois, il faut que la France fasse attention à ce que les comoriens ne passent pas aux actes, comme notamment s'en prendre à des ressortissants français sur leurs îles. [ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le lundi 10 novembre 2008 16:03 RAPPELS O.N.U - O.N.U : Résolution relative à l'admission des Comores à l'ONU dans laquelle elle a réaffirmé la nécessité de respecter l'unité et l'intégrité territoriale de l'Archipel des Comores composé des îles d'Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli. " Résolutions de l'ONU n° 31/4 du 21/10/1976 : " 1- condamne les référendums du 8 février et du 11 avril 76 organisés dans l'île comorienne de Mayotte par le gouvernement français et les considère comme nuls et non avenus, et rejette : a) toute autre forme de référendum ou consultation qui pourrait être organisées ultérieurement en territoire comorien de Mayotte par la France. b) toute législation étrangère tendant à légaliser une quelconque présence coloniale française en territoire comorien de Mayotte. 2- condamne énergiquement la présence française à Mayotte qui constitue une violation de l'unité nationale , de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de la république indépendante des Comores. " - François Mitterand : Lors de son voyage aux Comores en 1990, le Président François Mitterrand avait déclaré que la loi séparant Mayotte des Comores est une loi injuste. - Michel Rocard : lundi 28 janvier 2000, à Washington : “au regard du droit international, l'administration de Mayotte par la France est illégale”. [ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le dimanche 09 novembre 2008 18:22 Le Parlement comorien condamne l'occupation française à MayotteUn projet de résolution de la Commission des affaires étrangères du Parlement comorien exigeant l'arrêt d'un projet d'organisation d'un référendum à Mayotte sera soumis aux députés, probablement la semaine prochaine pour adoption, a appris MLIMADJI de source parlementaire. Dans ce projet, la Commission des affaires étrangères exige l'arrêt d'un projet d'organisation d'un référendum à Mayotte, "dont la tenue entérinerait définitivement la départementalisation de cette île par la France". Dans le même texte, les députés comoriens condamnent "la décision du gouvernement comorien d'autoriser la reprise des expulsions de Mayotte des ressortissants des autres îles des Comores", exigeant "l'arrêt de ces expulsions". "Pour nous, a déclaré Ibrahim Mohamed Sidi, vice-président de l'Assemblée nationale, le projet d'organiser un référendum dans l'île comorienne de Mayotte constitue en soi une déclaration de guerre". Dans son projet, le Parlement appelle le gouvernement des Comores à faire réactiver "le comité ad hoc dit Comité des 7 de l'Union africaine sur la question de Mayotte", pour surseoir au projet de la France "d'occupation illégale d'une partie du territoire comorien". Il est noté que ce projet de résolution pourrait être soumis aux députés peu avant le 12 novembre, date anniversaire de l'admission des Comores aux Nations unies en 1975, célébrée aux Comores depuis 2005 à la demande des députés. Depuis l'indépendance des Comores le 6 juillet 1975, persiste un contentieux entre le nouvel Etat et la France dû au refus de celle-ci de quitter Mayotte, l'une des quatre îles de l'archipel des Comores. [ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ] October 29 NOUVELLES FRAICHESLes Comores connaissent actuellement la situation économique et sociale la plus grave depuis l'accession du pays à l'indépendance. La sévérité de cette crise qui détruit un pays déjà ravagé par une pauvreté endémique et une misère rampante ne tient pas seulement à la cherté de la vie due à la montée vertigineuse des produits d'exportation et de l'insuffisance notoire des produits locaux. Elle tient aussi à la raréfaction et l'absence des produits pétroliers, essence, gasoil, pétrole lampant, paralysant complètement pendant de longues périodes, une économie déjà sinistrée et mettant les Comoriens à rude épreuve pour survivre. Elle se double d'une crise morale sans précédent qui n'a d'égal que l'espoir jadis suscité par l'arrivée de Sambi au pouvoir et entretenu régulièrement et sans vergogne par celui-ci, selon le triste et sinistre principe à la Goebbels du « plus un mensonge est gros, plus il a des chances d'être cru ». Sambi a fait du mensonge politique une telle litanie, qu'il finit par croire lui-même à ses prêches. Et quand le mensonge s'allie à l'arrogance et à l'incompétence, au plus haut sommet de l'état, le pays entier finit par sombrer dans l'indigence et la démoralisation. « A situation sociale et économique pourrie, situation politique pourrie » : jamais un pouvoir exécutif n'a été isolé sur l'échiquier politique : la présidence de l'Union est un monstre sans membres, ni corps, coupé des pouvoirs des îles, qu'elle aide pourtant à mettre en place, pour essayer de les contrôler, une présidence en guerre contre l'assemblée de l'Union, la cour constitutionnelle, un pouvoir en délicatesse avec le pouvoir judiciaire, en complète défiance avec la grande majorité des partis politiques à Moroni : Sambi gouverne seul, magouillant pour s'acheter tel ou tel corps pour finir par s'aliéner tout le monde, il ne doit sa survie qu'à sa bonne étoile et au sentiment légitimiste et peut être fataliste qui a gagné les masses comoriennes. C'est dans ce contexte d'échec sur toute la ligne que Sambi s'apprête à se lancer dans l'aventure de la modification constitutionnelle. C'est avec véhémence que nous nous élevons contre une telle entreprise, ceci pour de multiples raisons : La première étant que Sambi veut changer les règles en cours de jeu, pour des mauvaises raisons, à savoir son désir de s'accrocher au pouvoir qui n'est que miel pour lui Alors que la constitution actuelle se trouve être la seule constitution qui soit vraiment une œuvre collective ayant engagé le pays et la communauté internationale dans une longue réflexion sur le présent et l'avenir de ce pays et qui pour la 1ère fois de l'histoire des Comores, a consacré la place et l'importance de l'autonomie des îles Puis pour la première fois, le pays connaît également une véritable alternance politique, grâce au principe de la présidence tournante. Ainsi grâce à cette constitution, le pays a connu des élections démocratiques pour l'essentiel et un semblant de vie démocratique. Enfin, il serait tout à fait injuste et amoral que Mohéli ne puisse elle aussi avoir la chance d'exercer la magistrature suprême du pays : le principe de la présidence tournante est un principe de justice et d'équité entre les îles, pour permettre aussi de rectifier certains déséquilibres indus par les dérives centralisatrices ; même s'il se trouve des présidents comme Sambi pour être le pire de tous les présidents pour son île d'origine, à savoir Anjouan. Certes, on n'attend pas d'un président de l'Union qu'il s'adonne au favoritisme et au chauvinisme, mais il sera certainement plus sensible à des problèmes qu'il aura toujours connus et côtoyés qu'un président qui connaît une île par personnes interposées. Et finalement que sont dix ans d'une expérience inachevée et incomplète (avec des structures non mises en place, des compétences mal ou pas réparties selon la constitution. ..) face à plus de vingt ans de constitutions diverses désastreuses ? Le seul argument avancé par Sambi et que reprennent allègrement tous les partisans de l'état centralisé tout puissant, concerne le prétendu gouffre financier que représenteraient les institutions actuelles. Pour nous, ce n'est pas le système qui est en cause, mais plutôt ceux qui s'en servent aussi bien au niveau de l'Union qu'au niveau des îles : selon le président de l'assemblée de l'Union, la seule présidence de l'Union, sans ses départements ministériels, s'octroie 3 milliards 958 millions CFA, autant que le budget de l'île d'Anjouan, et 3 fois celui de Mohéli (voyages, enrichissement personnel... ) selon le principe à peine déguisé, se servir et non servir car on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Sans oublier que Sambi a été à l'origine de l'aventure « débarquement et occupation d'Anjouan », après s'être acoquiné avec Mohamed Bacar, dans une opération dont le prix pour le pays, reste encore le secret le plus gardé du pouvoir. De toute façon, aujourd'hui, aucune constitution ne peut se dispenser d'une administration au niveau des îles, qu'elle s'appelle, gouvernorat, conseil des îles, ou présidence et assemblée des îles etc. En vérité le problème réside dans le pouvoir politique de ces institutions : s'agira-t-il de véritables institutions avec un pouvoir de décision et de réalisation au niveau des îles ou des hommes nommés soumis aux dictats et au bon vouloir d'un pouvoir central ? En ce sens, notre choix ne peut souffrir d'équivoque : La guerre à mener pour assainir la situation financière du pays est celle qu'il faut mener contre la corruption, le détournement des deniers et biens publics, le gaspillage, l'incompétence et l'inconscience en matière de gestion politique et administrative des affaires du pays. Une guerre vouée à l'échec sans l'instauration d'un système judiciaire juste, indépendant et fiable, garante d'une vie réellement démocratique La guerre à mener est celle qui doit être vouée contre les politiciens véreux qui fourvoient la parole donnée et les promesses faites au peuple, afin qu'ils puissent être jugés sur leurs actes, pour leur enrichissement illicite, leur gestion des affaires à la fin de leur mandat, pour que puissent enfin qu'émerger des dirigeants honnêtes et dévoués, au service du pays et de ses populations Encore une fois, nous fustigeons cette escroquerie politique de la modification constitutionnelle, d'autant que nous considérons que les intérêts d'Anjouan n'auront aucun véritable défenseur, face à un président de l'Union illuminé et très suspect, un président de l'île aligné et partisan et une multitude de partis grands comoriens. Nous avons vu comment ces partis, les médias nationaux et privés tous concentrés à Moroni ont contracté une union sacrée pour écraser Anjouan, et encore aujourd'hui, Anjouan doit seule, faire face à ses problèmes confrontée au président le plus anti-anjouanais qui soit. En plus des revendications générales à de conditions de vie décentes, nous nous insurgeons contre toutes les menées tendant à étouffer le port de Mutsa, véritable poumon économique d'Anjouan. Nous exigeons également la libération des prisonniers politiques innocents et le jugement dans des conditions d'équité de tous ceux qui seront poursuivis. Enfin, nous exigeons également le départ des forces africaines d'occupation qui se comportent en terrain conquis à Anjouan et transforment l'île en dépotoir et en un lieu pour satisfaire de viles besoins. Fils et fille d'Anjouan, Anjouan a besoin de toi ! Rejoins les rangs de RAPIA (Rassemblement pour les intérêts d'Anjouan), une organisation dont l'unique ambition est de défendre et de servir Anjouan. Le porte- parole de RAPIA Zarouk Bouchrane Posté par Ali Djanffar le 26 Octobre 2008 July 23 LE RIDICULE NE TUE PAS HEUREUSEMENT SUR LE DEUXIEME ROUND DU GTHN (Groupe de Travail de Haut Niveau) Pendant que la France et ses hommes liges comoriens, sont entrain de dépecer l'archipel des Comores, la quasi totalité des partis politiques comoriens, dont la veulerie n'a d'égal que leur soif de pouvoir, se terrent en attendant les prochaines échéances électorales Les syndicats n'en finissent pas de se dépatouiller dans des bourbiers corporatistes. La quasi totalité de la presse locale s'aligne en faisant le black out sur les incongruités de la démarche capitularde des autorités comoriennes. La population meurtrie et affamée reste sans voix. Et la France, sans coup férir, peut donc continuer tranquillement à mettre à profit l'incompétence et la crédulité des autorités comoriennes, pour consolider son occupation de l'île comorienne de Mayotte en lui imprimant une marche forcée vers la départementalisation . Le tout, dans un silence assourdissant et parfois même avec le soutien et la complicité agissante des autorités comoriennes. Reconnaissons néanmoins que cette politique d'occupation et de déstabilisation perpétrée par la France aux Comores, ne serait pas possible sans la léthargie, voire même, la honteuse complicité agissante des chefs d'Etat comoriens successifs, des cerbères patentés des occupants français. A cela, rien d'étonnant si l'ambassadeur de la France aux Comores, M. Luc Hallade, au sortir de cette rencontre de Moroni, se répand en déclarations dithyrambiques du genre : "les discussions se sont déroulées dans un climat ouvert et constructif" . Ce à quoi son homologue comorien en France, M. Soulaimana Mohamed Ahmed, en bon élève pérore : "les travaux ont beaucoup progressé et se sont déroulés dans une atmosphère détendue". Et non sans prétendre plus loin de faire en sorte, "que la population des quatre îles se rencontrent, aussi bien les opérateurs économiques que les artistes ou les sportifs"... C'est du réchauffé qu'on essaie là de nous vendre, dans la mesure où les récipiendaires de ce nouveau visa supposé "allégé" n'ont jamais eu de problème de circulation à Mayotte. Ce qui veut dire que ce seront encore et toujours les mêmes catégories de Comoriens qui continueront à subir les affres de l'humiliation et de la répression, s'ils ne disparaissent pas noyés, dans le bras de mer qui sépare Anjouan de Mayotte. Pour la majorité des Comoriens, que cela s'appelle "Visa Balladur", visa allégé, pass, droit de passage ou de circulation… la finalité demeure la même : faire entrave à la libre circulation des Comoriens chez eux. Loin d'être un catalyseur pour le rapprochement, l'entente, la solidarité ou pour l'hospitalité légendaire du Comorien, cet ersatz de "Visa Balladur" présenté partout par les capitulards et autres collabos comoriens comme le trait de génie du GTHN, reste bel et bien un parchemin, facteur de divisions, porteur de haine et de morts, attisées par la culture de la peur de l'autre et nourries par une campagne tous azimuts de désinformation et de falsification de l'histoire commune comorienne. Que l'on ne se méprenne pas. Le GRITAC est et a toujours été un partisan acharné du débat d'idées, du culte de la tolérance, de la liberté et du respect d'autrui. Nous sommes et avons toujours été, s'agissant du contentieux franco-comorien sur Mayotte, pour le dialogue, la négociation et autres discussions, mais en aucun cas, pour un marché de dupes qui plus est, hypothèque, notre souveraineté et notre dignité, que le gouvernement de Sambi, n'hésite pas à sacrifier sur l'autel de la politique française de la loi du plus fort et du fait accompli. Gouvernement comorien toujours aussi crédule, qui brille par les propos convenus habituels, suant la lâcheté, la veulerie et l'amateurisme. Du reste les tenants comoriens de la politique de capitulation et de mendicité, au lieu de tirer les leçons de leur échec (en cédant, pourquoi pas, la place à plus compétents qu'eux), persistent dans leurs erreurs, en évoquant la fatalité... en dépit des arguments redoutables en leur possession. Arguments qu'ils n'ont même pas daigné sortir dans le cadre de ces mascarades de rencontres du GTHN, de peur de s'attirer les foudres de leurs contempteurs français. Aussi s'interdisent- ils d'évoquer où que ce soit, l'occupation de Mayotte par la France ; les ingérences françaises aux Comores ; la départementalisation ; les frontières des Comores telles qu'internationaleme nt reconnues ; les incongruités de toutes ces négociations franco-comoriennes, qui mettent en porte-à-faux la partie comorienne avec sa constitution ; les nombreux sacrifices consentis en notre nom, pour dédouaner et couvrir les outrages, infractions et autres violations par la France, des règles et lois internationales ; les morts "Balladur" ; le devenir des Comoriens des autres îles à Mayotte ; les campagnes de haine, d'ostracisme et d'humiliations qu'on leur inflige quotidiennement ; les arrestations abusives, suivies d' expulsions extrajudiciaires, des Comoriens de l'île comorienne de Mayotte, etc. En revanche, le battage médiatique est de mise pour fustiger "les hordes d'envahisseurs comoriens, à l'assaut de Mayotte, l'eldorado français" ; il est toujours question "d'expulsions "d'immigrés clandestins" , sous entendu, Comoriens, venus manger le pain des Maorais ; de visa d'entrée dans l'île comorienne de Mayotte, par l'administration française ; de frontière maritime séparant "Mayotte des Comores" ; de l'arrivée prochaine dans la partie non occupée, du MEDEF (le puissant syndicat des patrons de Mayotte) etc. Comment ces responsables comoriens qui se disent croyants, patriotes et responsables arrivent-ils à dormir tranquilles, sans remord, ni la moindre compassion pour les milliers de Comoriens, morts par "noyade", sans sépulture, depuis l'instauration du "Visa Balladur", et qui heureusement ou malheureusement, se trouvent désormais hors d'atteinte du titre infamant "d'immigrés clandestins" chez eux. A toujours traiter la France avec déférence et à multiplier les actes d'allégeance pour s'attirer ses faveurs et sa bienveillance, les autorités comoriennes en viennent à vider l'Etat de l'essentiel de ses attributs : la souveraineté, l'intégrité et la dignité. Et rien ne peut venir troubler la quiétude, la sérénité, la résignation et la capitulation sans conditions des autorités comoriennes. Rien ni les manœuvres de déstabilisation, ni les actes d'humiliations et de provocations, ni les atteintes graves à la souveraineté comorienne, ni le calvaire et autres souffrances endurés à Mayotte par les Comoriens des autres îles, abandonnés et livrés à eux-mêmes, dans un milieu hostile où règnent en maître, la haine, le mépris et les actes d'humiliation. Souvenons-nous. Le Président Sambi n'avait de cesse de clamer lors de sa campagne présidentielle de faire en sorte une fois élu, non de se servir, mais de se mettre au service de son pays. Force est de constater qu'à mi-chemin de son mandat, il ne s'est pas si mal servi sur le dos et au détriment des Comoriens (voyages d'agrément en guise de missions, gestion du budget de l'Etat dans une totale opacité, en dehors de tout contrôle du parlement etc.). Et puis surtout, il a servi et continue à servir fidèlement la France, en faisant de l'Etat comorien, une force supplétive de l'occupation de l'île comorienne de Mayotte. A des degrés divers, tous les gouvernements comoriens, mis à part celui d'Azali, suivi de celui de Sambi, se sont toujours appuyés sur les résolutions des instances internationales, pour condamner l'occupation de l'île comorienne de Mayotte par la France et demander des négociations d'état à état sous l'égide de la Communauté internationale. Le grand tort du Président Sambi, c'est de capituler d'emblée sans conditions, en passant par pertes et profits les intérêts supérieurs du pays qui fait de lui dans l'article 12 de sa Constitution : 1. "Le symbole de l'unité nationale", et non le bradeur en chef de la souveraineté, et de l'unité des Comores, qui encourage par sa politique de mendicité, d'allégeance et de révérence vis à vis de la France, le séparatisme, en foulant aux pieds les fonctions régaliennes de l'Etat. 2. "Le garant de l'intégrité des frontières, telles qu'intentionnelleme nt reconnues, ainsi que la souveraineté de l'Union" et non l'observateur atone et pleutre qu'il nous est donné de voir lors de ses nombreuses missions improductives de par le monde. 3. "L'arbitre et le modérateur du fonctionnement régulier des institutions" et non l'obstacle essentiel, l'élément perturbateur et déstabilisateur du fonctionnement des institutions. En se rendant aux Comores pendant les assises du GTHN, les membres parisiens de l'association "WATWANYA" veulent user de leur liberté d'expression et de leur droit de manifester, pour signifier pacifiquement mais fermement, à cette créature maléfique pour les Comores, qu'est le GTHN de Sambi et de Sarkosy (qui rabaisse à plus d'un titre, un ministre comorien au rang d'un "élu local" maorais), que la souveraineté, l'intégrité et l'unité des Comores ne sont ni cessibles ni négociables. Il en était ainsi pour la France occupée pendant la IIème Guerre mondiale. Pour quoi n'en serait-il pas de même pour les Comores aujourd'hui occupées par la France ? Et c'est pour l'avoir affirmé en terre comorienne que les membres de "WATWANYA" font pendant quelques jours, connaissance avec les prisons de Sambi. Nous persistons et signons, le GTHN (Groupe de Travail de Haut Niveau), est une créature maléfique exclusivement au service de la France, qui a pour vocation de consolider sa politique de déstabilisation et d'occupation des Comores. Il ne peut y avoir rencontre de quelque nature et de quelque niveau que ce soit, sans une levée préalable de tout document réglementant la circulation des Comoriens d'un bout à l'autre de l'archipel des Comores. "La souveraineté, l'intégrité et la dignité de n'importe quel pays, ne sont ni cessibles, ni négociables. Pourquoi le seraient-ils pour les Comores ?" Ce 19 juillet 2008 Pour le GRITAC (Groupe de Réflexion pour l'Intégrité Territoriale de l'Archipel des Comores) June 27 LA HONTEau secours Anjouan est entrain déêtre noyée Posté par oussene le 17.06.2008 Au secours Anjouan est entrain d'être noyée ils s'enrichissent les militaires africains à Anjouan à conte goûtes , les prisonniers de Sambi à koki retrouvent la liberté sans qu'on leur dise pourquoi ils ont été arrêtes . Bizarrement ce n'est pas le procureur qui les libère , mais les militaires africains ;coût de l'opération :250.000 fc ; mais ce n'est pas tout :la nuit ,si ,tu tombes sur leur contrôle ,un petit billet suffit pour te dédouaner ;plus grave est ce qui arrive aux femmes : si elles portent des bijoux en or ,on les leur confisque et leur demande d'apporter les factures qui,prouvent que les bijoux leur appartient ;si non elles ne peuvent plus les récupérer . Nos mamans nos femmes et sœurs subissent des humiliations plus graves :quand elles apportent de la nourriture ,ou si elles vont rendre visite aux prisonniers ,on exige d'elles d'accorder leurs faveurs aux militaires africains et sans capote ;où va Anjouan ? c'est ça la liberté qu'on ventait ? où sont les responsables politiques , et les associations des droits de l'homme ? June 06 le sort des prisonniers politiques d'Anjouan
May 30 LES ETATAS UNIS D 'AFRIQUELA RENAISSANCE AFRICAINE DANS LA TOURMENTE Depuis les indépendances jusqu'à ce jour l'Afrique traîne ses vieux démons. C'était prévisible pour certains comme René Dumont, qui tout en analysant l'impasse des théories du "rattrapage" qui ne faisaient que déplacer les logiques de la domination politique, avertissait l'Afrique dans son ouvrage canonique « L'Afrique noire est mal partie » (1962). Une stratégie s'imposait donc aux leaders africains s'ils voulaient voir le continent africain amorcer son développement. Pour Nyerere, « Sans unité, les peuples d'Afrique n'ont pas de futur, sauf comme perpétuelles et faibles victimes de l'impérialisme et de l'exploitation. ». L'un des goulots d'étranglements qui retarderait l'avenir de l'Afrique était et demeure le manque d'unité. D'ailleurs cela est mis en exergue par le brillantissime professeur Ki-Zerbo en ces termes : « Ce qui frappe dans ce pays des Noirs, c'est sa grande diversité, qui ne doit pas cependant nous masquer une profonde unité, en grande partie sur la relative homogénéité des conditions géographiques" . L'idée ayant peu ou prou été acceptée, il était donc question de créer une Organisation de l'Unité Africaine (OUA) pour construire les Etats-Unis d'Afrique. Peine perdue car il fallait compter avec les pantins que la occidentaux maniaient à volonté. De nos jours, l'idée est revisitée sans connaître une avancée notable. De plus en plus, on parle de renaissance africaine. Au regard de ce qui se passe en REPUBLIQUE SUD-AFRICAINE, il nous faut dire quelque mots d'une conséquence de ce que nous avons vu. La renaissance africaine est depuis des années un mot sur les lèvres des politiques et citoyens africains. La définition de ce concept diffère avec les auteurs. Renaître, c'est naître de nouveau, revenir à son état premier. La renaissance serait naturellement l'action de retrouver sa position originelle. La renaissance africaine peut donc être appréhendée comme le retour de l'Afrique à ses propres sources, à sa position glorieuse où ses fils et filles étaient unis et riches. Certainement illuminé par les travaux du savant africain Cheikh Anta Diop et d'autres grands Africains qui ont établi imparablement la réalité scientifique de "l'unité culturelle de l'Afrique noire" et de ses origines, le président Thabo Mbeki de l'Afrique du Sud s'est même positionné comme l'égérie de ce nouveau combat. Mais voila que pendant que les esprits se « convertissent » peu à peu à cette nouvelle donne, les sud-africains montrent d'abord à l'Afrique Noire et ensuite au monde entier, l'image d'un pays xénophobe, barbare et ingrat. Cette réflexion que je soumets à votre intelligence sonne comme la prédiction d'un échec de la renaissance africaine si les politiques n'associent pas la base, c'est-à-dire les populations. La renaissance africaine éprouvée Pour le lecteur pressé et peu attentif, l'Afrique ne bouge pas. Mais ceux qui regardent l'Afrique sans préjugé, le bonheur leur a été donné de voir une Afrique qui sort de son immobilisme pour s'approprier sa place dans le concert des nations. Désormais, les africains sont décidés à prendre leur destin en main, refusant qu'on parle et qu'on réfléchisse à sa place. C'est le sentiment que l'Afrique a donné en tout cas au monde entier ces dernières années. C'est ainsi qu'après plusieurs tentatives, le conflit ivoirien a trouvé la solution en terre africaine. C'est ainsi que les angolais ont fait la paix en 2002 pour vivre dignement sur leur continent. Enfin, les organisations régionales s'activent pour renforcer les liens afin de tendre à terme vers les Etats-Unis D'AFRIQUE. Ce mouvement très perceptible en Afrique et dans la diaspora est mis à l'épreuve par les sorties honteuse des sud-africains depuis le 11 Mai 2008. on dit souvent que Dieu a voulu que le temps qui coule dans la mémoire des hommes use lentement les souvenirs ; et c'est la raison pour laquelle les hommes perdent la mémoire. Comment comprendre que des frères noirs qui, hier souffraient de l'apartheid retournent les armes de leurs geôliers contre leurs frères ? À cette question, j'aimerais avoir une réponse. Les sud-africains ont-ils oublié le soutien sans faille de tous les Etats d'Afrique noirs dans cette lutte historique contre les colons blancs ? Ont-ils oublié que la Zambie était la base arrière de l'ANC ? Ont-ils oublié qu'il y a seulement 17 ans qu'ils peuvent affirmer leur humanité ? Prétextant le vol de leur travail, les sud-africains se sont livrés à des attaques xénophobes qui ont fait au moins 50 victimes et plus de 35 000 déplacés à Johannesburg, la plus grande ville sud-africaine. Au regard de l'ampleur de la sauvagerie, le président Thabo Mbeki a décidé le mercredi 21 Mai de faire appel à l'armée pour enrayer la vague de violence contre les étrangers que connaît l'Afrique du Sud. Selon le directeur adjoint pour l'immigration, Leonardo Boby, 10.047 ressortissants mozambicains ont été rapatriés à bord d'autocars affrétés par leur gouvernement (mozambicain). Bien sûr que le Mouvement de Libération de l'Afrique Noire (MLAN), joint sa voix à celle des dignes fils de l'Afrique, pour condamner cette honteuse xénophobie qui montre l'image d'un continent désuni. Je puis dire sans contredit que la renaissance africaine est éprouvée. N'oublions pas que les immigrés maliens en Libye sont devenus des indésirables au pays du frère Guide Mouammar El Kadhafi. Régulièrement, l'aéroport de Bamako-Sénou reçoit des Maliens chassés de la Libye. Le Guide libyen, considéré depuis un certain temps comme le chantre de l'unité africaine, allant jusqu'à faire broder une carte de l'Afrique sur ses chemises fait la peau à des Africains vivant sur son territoire. Que dire aussi de la difficile cohabitation entre les ivoiriens et les ressortissants burkinabés à l'Ouest de la Côte d'Ivoire ? Que dire aussi des nigériens qui s'opposent qu'un ivoirien soit conducteur de taxi dans leur pays ? Il est temps que les africains enterrent leur nationalisme fantoche pour un nationalisme africain que promettait Kwame Nkrumah « Le nationalisme africain ne se limite pas seulement à la Côte d'Or, aujourd'hui le Ghana. Dès maintenant il doit être un nationalisme panafricain et il faut que l'idéologie d'une conscience politique parmi les Africains, ainsi que leur émancipation, se répandent partout dans le continent. » L'échec de l'élite africaine Habitués à attendre les problèmes sans les anticiper pour les prévenir, les africains sont toujours pris au dépourvu. Les uns crient en ces termes « Les Zoulous ont instigué ces attaques, affirme Lydia Makhoba, une Venda qui habite Alexandra, le township où les violences ont commencé. Le régime d'apartheid nous a tous élevés dans l'idée que les autres ethnies représentaient une menace. Chacun devait vivre dans son quartier, dans son bantoustan. C'est très triste de voir que cette mentalité n'a pas disparu ! ». Les gestionnaires se contentent d'administrer le quotidien. Les visionnaires pressentent à l'avance les mutations nécessaires et se projettent dans l'avenir. C'est en vérité, les visionnaires qui manquent à notre continent. Il y avait des valeureux fils comme Thomas Sankara, Patrice Lumumba, de Kwame Nkrumah, Cheik Anta Diop, Sékou Touré, Modibo Kéita, Julius Nyerere, Jomo Kenyatta, Nelson Mandela, qui n'ont pas été écoutés. Les intellectuels tarés, pour reprendre à mon aise le terme de l'ex-président du Bénin, Mathieu Kérékou, s'empressent à dilapider les richesses de notre continent sans songer à l'avenir les populations. Toutes les tentatives d'unifier le continent ont échoué par leur faute. Citons l'exemple de quelques fédérations « Sénégal-Gambie » (ou Sénégambie) des années 1982-1989, et « Sénégal-Mali » des années 1959-1960 ainsi que les actuelles fédérations de Tanzanie (i.e : Tanganyika-Zanzibar) depuis 1964, du Nigeria (rénovée en 1999), d'Ethiopie (rénovée en 1994-1995) et d'Afrique du sud (rénovée en 1994-1997). Hier, Chaque puissance coloniale visait à modeler la mentalité des Africains à travers l'école et la religion pour en faire des auxiliaires dociles et faciliter l'exploitation systématique du continent comme en témoigne la doctrine des trois «C»: Civilisation, Christianisme et Commerce ou la doctrine des trois «M»: Militaires, Missionnaires et Marchands. Aujourd'hui plus qu'hier le néocolonialisme a pour facilitateur les satrapes et marionnettes des occidentaux en Afrique. Au lieu de travailler à l'unité de notre continent, ils remplissent le « grenier » des occidentaux. Ne perdons rien du passé. Ce n'est qu'avec le passé qu'on fait l'avenir. L'histoire nous regarde Aucune révolution n'a aboutie sans les masses populaires, c'est pourquoi, il est plus que jamais temps d'associer les populations africaines au projet des Etats-Unis d'Afrique et de la renaissance africaine. L'expérience sud-africaine montre bien le décalage entre l'élite et la base. A l'origine, le panafricanisme était une simple manifestation de solidarité fraternelle entre les Noirs d'ascendance africaine des Antilles britanniques et des Etats-Unis d'Amérique. S'il a évolué pour designer aujourd'hui l'unité du continent africain, la solidarité doit rester toujours le socle. L'évolution du panafricanisme se retrouve dans les œuvres diverses dont ceux de William Dubois, Marcus Garvey, Georges Pandore, Cheik Anta Diop, etc. L'époque ou la période où l'histoire était encore exclusivement écrite par les vainqueurs, comme le disait Jules César, et où les préjugés raciaux, vis-à-vis de l'Afrique faisaient office de dogme scientifique, (« Les nègres ont une intelligence héréditaire inférieure », dixit Sir Julian Sorell Huxley, premier secrétaire général de l'UNESCO…) est révolue. Le savant africain Cheikh Anta Diop a donné à l'Afrique le cheminement à suivre pour atteindre l'unité. Il faut enseigner notre histoire aux populations africaines afin qu'elles s'approprient le combat de l'unité africaine. L'homme a partout commencé à interpréter les événements du monde extérieur d'après sa propre image comme s'ils étaient animés par un esprit semblable au sien. La philosophie et l'histoire africaines présentées respectivement comme inexistantes et statiques dans l'historiographie coloniale ont fini par alimenter en nous le dégoût de l'Afrique et le refus de l'autre (son frère). Il faut arriver par l'histoire et la passerelle culturelle petit à petit à la désaliénation mentale et forger une identité africaine. Enfants d'Afrique, où que nous soyons, quoique nous fassions, méditons sur ces propos de Nkrumah : « Divisés nous sommes faibles. Unie, l'Afrique pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces de ce monde. Je suis profondément et sincèrement persuadé qu'avec notre sagesse ancestrale et notre dignité, notre respect inné pour la vie humaine, l'intense humanité qui est notre héritage, la race Africaine, unie sous un gouvernement fédéral, émergera non pas comme un énième bloc prompt à étaler sa richesse et sa force, mais comme une Grande Force dont la Grandeur est indestructible parce qu'elle est bâtie non pas sur la terreur, l'envie et la suspicion, ni gagnée aux dépends des autres, mais basée sur l'espoir, la confiance, l'amitié, et dirigée pour le bien de toute l'Humanité ». Dieu bénisse l'Afrique ! Vive l'Afrique Unie et Libre ! Le président du MLAN Prao Yao Séraphin www.mlan.fr contact@mlan.fr May 29 MUTSAMUDU la monarchie tombe en ruine
May 28 LE SAMBISME ET L ISLAMIME AUX COMORES ;BIENTOT DES KAMIKASES VONT SE FAIRE EXPLOSER A MAYOTTE CA CRAINT
May 25 nouvellesvendredi 23 mai 2008 (04h39) : COMORES/FRANCE : DIPLOMATIE – MENSONGES ET TRAHISON 13 commentaires Depuis la libération d’Anjouan, les comoriens vivent une situation politique complètement hallucinante voire, grotesque. Dans un mauvais film au scénario macabre, nos diplomates multiplient les sorties hasardeuses et les improvisations. Naturellement, au milieu de ce cirque digne de celui de PEKIN, il n’est pas aisé de s’y retrouver. Déjà, tout est verrouillé, rien ne filtre comme si on avait quelque chose à cacher ou à se reprocher. Même le Président qui d’ordinaire, adore les interminables discours et les parades a perdu sa langue. Y a t-il un pilote dans l’avion ? On se le demande. Il faut avouer qu’il a trop dit, trop promis et qu’il est entrain de décevoir. Comme son compère SARKOZY, à vouloir faire de la politique un spectacle, on s’expose inutilement à la vindicte populaire. Par contre, même s’il peine à mettre en place les reformes structurelles qu’il a annoncées, le Président français lui, sait au moins où il veut aller. Le nôtre, lui, navigue à vue. Il n’a ni carte, ni boussole. En plus son bateau qui n’a pas de gouvernail prend l’eau de partout. Nul doute qu’il va chavirer tôt ou tard et avec lui, 700.000 âmes qui avaient pourtant cru à la rupture. Après tout, les promesses n’engagent que ceux qui le reçoivent. Persuadés que les multiples et fantaisistes projets économiques annoncés par SAMBI ne verront certainement jamais le jour, les comoriens avaient naïvement cru qu’au moins, une rupture avec les pratiques du passé allait s’opérer dans le domaine diplomatique. Ainsi, leurs intérêts fondamentaux au premier rang desquels, l’épineuse question de Mayotte, seraient défendus avec la vigueur et la transparence nécessaires. Ce rêve a vite été brisé. Il a laissé place à la cacophonie, au mensonge et à la perfidie. Le scénario tourne à la ridule. Heureusement qu’il ne tue pas car, notre Président, son ministre des affaires étrangère et les soi-disant intellectuels qui l’entourent, ne seraient plus de ce monde. Dans un élan unanime, SAMBI et ses proches nous ont fait croire que désormais, nos relations avec nos anciens maîtres mzoungous allaient changer et que la question de l’île de Mayotte serait traitée sans tabou. Pour prouver leur détermination, ils adoptent en urgence, une mesure interdisant le transport de nos concitoyens expulsés de Mayotte. Nous avons tous, benoîtement applaudi. Malheureusement, notre bonheur ne fut que de courte durée car, il a suffit qu’un petit secrétaire d’Etat aux allures de roquet, menace tout un pays de représailles pour que, nos autorités s’agenouillent, capitulent et demandent pardon pour tant d’insolence. Connaissant les rapports quasi charnels que les dirigeants africains entretiennent avec l’argent, les gérants de la françafrique n’ont pas eu de peine à convaincre leurs homologues comoriens avec un chèque en euros et paraît-il avec un véritable plan Marshall pour mettre sur rails, l’économie anjouanaise. Foutaises ! Au même titre que les maisons en briques promises aux comoriens par SAMBI, ces projets resteront au stade des discours et des spéculations. Par contre, la construction à Mayotte du nouveau centre de rétention, 5 étoiles (120 places) destiné à parquer les comoriens comme des bêtes, sera elle, réalisée dans un temps record. Comme les africains aiment les honneurs, le ministre aux affaires coloniales nous a concocté un Groupe de Travail de Haut Niveau Excusez du peu ! Les ego de nos chefs sont flattés et l’honneur est sauf. Quand je pense que ce groupe sera composé entre autre, d’élus mahorais, défenseurs acharnés de la départementalisation, je vous demande d’imaginer l’ambiance. En outre, il paraît que nos tomates seront bientôt autorisées à prendre place sur les étales mahorais. Le progrès est en marche ! Tout ce remue-ménage et ces mensonges pour nous faire avaler l’amère pilule, nous faire admettre que le processus de départementalisation de Mayotte est irréversible et que nos dirigeants sont d’accord. Les dirigeants mais pas le peuple comorien dans sa majorité. D’ailleurs, il n’est pas exclu que SAMBI, DJAFFAR, DOSSAR et leurs familles, soient conviés à la cérémonie de célébration de l’événement et qu’ils soient au premier rang. Des visas VIP leur sont réservés. Ces personnes ne réalisent pas encore, la gravité du crime qu’ils sont en train de commettre. Il faut qu’ils sachent, qu’au même titre que BACAR, ils répondront un jour prochain, de leurs actes devant le peuple. Pour ce qui est de la France, elle ne doit pas oublier que par ses combines et par ses manœuvres inamicales et irrespectueuses de notre dignité, elle a définitivement et irrémédiablement, perdu la confiance du peuple comorien qui n’est plus solidaire de son gouvernement. Les autorités françaises doivent enfin savoir que dès que les circonstances le permettront, les accords et traités signés et qui n’auraient pas été ratifiés par les représentants élus de notre pays, seront, systématiquement considérées comme sans effet. L’hypothèse d’une rupture des relations diplomatiques entre les Comores et la France, ne pourra être écartée. Taréhi ndé hakimou. Par KASSIM MOHMAED / MARSEILLE F. NAIL May 01 HAUTES TENSIONS A MAYOTTE FUTURE DEPAREMENT FRANCAISOcéan IndienMayotte : Une île sous tension extrêmeCLICANOO.COM | Publié le 30 avril 2008C’est une partie de ping-pong diplomatique qui se joue dans l’archipel des Comores.D’un côté, le secrétaire d’Etat français à l’Outre-mer, Yves Jégo, qui parle de « situation préoccupante », voire de « tension extrême » à Mayotte en raison du nombre d’étrangers en situation irrégulière que la France ne peut plus renvoyer aux Comores parce que le gouvernement comorien refuse de reprendre ses propres ressortissants. De l’autre, Moroni qui récidive en répondant qu’il n’ y a « pas de raison que les Anjouanais n’aillent pas à Mayotte car Mayotte était une terre comorienne et qu’elle avait vocation à le redevenir juridiquement ». La rumeur d’un appel au djihad « On ne peut pas imaginer que Mayotte soit victime plus longtemps de cette attitude qui n’est pas acceptable de l’Union des Comores », a ajouté impuissant sur ce dossier Yves Jégo qui vient de se voir délaisser de cette “patate chaude” au profit du locataire du ministère des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Avec, dans l’ombre et près des prétoires, l’avocat Jacques Vergès, nouveau défenseur des intérêts de l’Union des Comores. Sur le terrain, au-delà des rumeurs faisant état d’une vente anormale de coupe-coupe dans les quincailleries de Mayotte, au-delà d’un appel au djihad qu’aurait lancé l’ayatollah Sambi depuis la Grande-Comore, au-delà enfin d’une mobilisation des clandestins en vue du “Grand Soir” ou d’un nouveau “jeudi noir” dans les rues de Mamoudzou, l’île aux Parfums distille des senteurs de poudre. La réalité dans la zone, c’est d’abord celle d’une action diplomatique de la France complètement bloquée. En dépit du mutisme observé autour de la mission envoyée le 15 avril à Moroni et composée de Rémi Maréchaux, un des adjoints de Bruno Joubert, le conseiller Afrique du président Nicolas Sarkozy, et d’Alain Moreau, ambassadeur en charge de la coopération dans la région de l’océan Indien, de graves malentendus continuent à subsister entre les deux pays, notamment autour de la mesure d’interdiction des reconductions à la frontière des “clandestins”. Les “clandestins” considérés comme des « criminels » Une mesure aux graves conséquences puisque depuis plusieurs semaines les “sans papiers” sont laissés en liberté dans la nature dès leur arrivée sur le territoire mahorais, soit quelques centaines de clandestins qui sont venus grossir la communauté anjouanaise à Mayotte représentant aujourd’hui officieusement pas loin de la moitié de la population mahoraise. Résultat de la mission parisienne : négative ! Au cours des débats, devant l’intransigeance des Comoriens, la situation s’est même envenimée entre Paris et Moroni puisque nos missionnaires, selon la dernière livraison de La Lettre de l’océan Indien, ont dû évoquer la possibilité pour la France de retirer son soutien aux Comores auprès des institutions financières internationales. Or, le dossier comorien doit en principe être examiné par le FMI en juillet. Pire, pour échapper aux sanctions de la France et forcer notre pays à garder quand même ses ressortissants à Mayotte, l’assemblée de l’Union des Comores s’apprêterait à voter urgemment une loi (rétroactive, bien sûr) qualifiant les personnes qui entrent à Mayotte par kwassa kwassa de « criminels », donc passibles de la peine de mort. Ces personnes seraient ainsi protégées par la France, pays des droits de l’homme. Ces clandestins arrivant pour la plupart d’Anjouan ne seront donc pas renvoyés aux Comores en raison de risques de persécutions. Au pire elles seront assignées à résidence jusqu’à ce qu’un pays tiers accepte de les accueillir, pour peu que l’Ofpra les reconnaisse comme des réfugiés politiques. Comme on le voit, les Comores n’ont pas perdu leur réputation historique d’« archipel des sultans batailleurs » B.A. April 16 VISA BALLDURO SARCONZI +GENOIE DES COMORIENSvendredi 9 mai 2008 (10h05) :
COMORES / FRANCE :Pourquoi SAMBI a t-il pris cette décision qui nous déshonore ? 2 commentaires Ironie du sort, lors du procès en appel du dictateur BACAR et de ses chiens de garde pour entrée illégale à MAYOTTE, leurs avocats ont dans leur plaidoirie, soulevé une autre cause de nullité de procédure. Selon les avoués de BACAR, l’infraction d’entrée illégale sur le territoire mahorais n’est pas caractérisée car, conformément au droit international, l’île de MAYOTTE fait partie intégrante de l’archipel des COMORES et qu’à ce titre, leurs clients avaient de droit d’y pénétrer et d’y séjourner. Au demeurant anodin, ce fait mérite d’être souligné car, ces mêmes avocats s’étaient, honteusement permis de qualifier notre pays de république bananière. Nous avons tous critiqué cette attitude insultante pour toute une nation et son gouvernement. Mais, finalement, les avocats de BACAR n’ont-ils pas raison ? Nous savons tous que depuis le débarquement, notre gouvernement n’a rien fait pour inspirer le respect et a multiplié les actes d’allégeance et de compromission à l’égard de la France. Il est tout à fait normal que nous en subissions les conséquences. Soutien de la France au régime BACAR pendant tout son règne Non respect par les autorités de Mayotte des mesures d’embargo imposées par l’U.A Découverte de caisses de munitions «françaises» au domicile de BACAR Chute dans des circonstances mystérieuses et non encore élucidées, d’un hélicoptère français dans la région de SIMA. Attitude arrogante de l’ambassadeur de France à Moroni Fuite de BACAR dans des circonstances, plus que douteuses Mauvaise foi manifeste de la France dans le volet concernant l’extradition de BACAR Au lieu de se montrer intransigeants et demander à la France, des explications claires sur toutes ces indélicatesses, SAMBI et son ministre des affaires extérieures, ont décidé de récompenser au contraire l’ancienne puissance colonisatrice. Quelle est la contrepartie à ce marché du dupe ? Personne ne le sait puisqu’il s’agit d’une affaire d’Etat. Le peuple n’a donc pas le droit de savoir. Ce qui est acquis, c’est qu’à raison de 2 à 3 rotations par jour, nos concitoyens résidant à MAYOTTE sont déversés comme des vulgaires moutons sur le tarmac de l’aéroport de OUANI. Pendant ce temps, à Mayotte comme à la REUNION, BACAR et ses sbires, bénéficient de la protection et de la bienveillance de leur maître. Pourquoi SAMBI a t-il pris cette décision qui nous déshonore et qui constitue de surcroît une entorse grave à notre loi fondamentale ? Malheureusement pour nous, si SAMBI ne rectifie pas rapidement le tir, la mission française qui se rendra aux Comores le 14 Mai prochain, viendra signer pour toujours, l’arrêt de mort de notre jeune République. Enfin, il faut savoir qu’il existe des pays pauvres dans ce monde mais qui se font respecter. Nos dirigeants actuels ne font rien pour inspirer et mériter ce respect. Excusez-moi, mais vu la tournure des événements, je pense que les avocats de BACAR n’avaient pas tort de qualifier notre pays de République bananière laquelle, il faut ajouter, sera pour longtemps encore, soumise aux règles obscures et malsaines de la Françafrique. F. Nail De : NAIL vendredi 9 mai 2008
mercredi 16 avril 2008 (04h03) : COMORES : LE VISA DE LA MORT 1 commentaire Au moment où France Ô diffuse un documentaire de Agnès Fouilleux intitulé « Un aller simple pour Maoré », on vient d’apprendre encore une fois qu’un kwassa-kwassa (embarcation de fortune) a chaviré. On parle d’une quarantaine de morts. Pendant ce temps là une mission française dirigée par Rémi Maréchaux conseiller aux affaires africaines à l’Elysée se trouve à Moroni pour presser l’Etat Comorien à ouvrir ses frontières pour accueillir les soi-disant clandestins comoriens se trouvant sur le sol comorien (Mayotte). Il faut savoir que ces refoulés tentent de revenir systématiquement à Mayotte ce qui augmente le risque de laisser leur vie dans le bras de mer qui sépare les 3 autres îles et Mayotte. Donc le fait de ne pas accepter ces refoulés, sauvera beaucoup de personnes. C’est un point que l’Etat comorien ne doit pas négliger. (Une même personne emprunte plusieurs fois cette voix pour entrer à Mayotte). La France peut humainement supprimer le visa d’entrée à Mayotte pour les comoriens. C’est-à-dire faire une exception comme elle voudrait le faire avec le droit au sol. Pourquoi pas ? Le Président de l’Assemblée de l’Union des Comores, Monsieur Saïd Dhoifir BOUNOU a déclaré : « L’Assemblée de l’Union des Comores soutient la décision du gouvernement de refuser l’entrée sur le territoire des 3 îles indépendantes du pays, des Comoriens refoulés de Mayotte par l’Administration française. Mais cette décision annoncée comme temporaire et liée à la sécurité, nous la voudrions définitive et irréversible pour des raisons de souveraineté nationale. » Pour terminer, n’oublions pas que c’est Ségolène ROYAL qui a été choisie à Mayotte (avec plus de 60% des voix), lors des dernières élections présidentielles. Par conséquent le président de la république à Mayotte n’est pas M. Sarkosy. C’est Mme ROYAL. Suivez mon regard. M. ISMAEL De : G HOUMADI mercredi 16 avril 2008
April 13 PROGES DE AYATOLLAH DESCOMRESOcéan IndienUn coup d’Etat légalCLICANOO.COM | Publié le 13 avril 2008Stratégie. Le président Sambi a mûrement cogité le confortement de son pouvoir, un coup d’Etat légal appuyé par des forces étrangères et même des mercenaires, sous couvert de réconciliation nationale et de patrie en danger… Sambi élu en 2006, s’est employé à tisser la trame d’un conflit intérieur avec le président Bacar, prétexte qui lui a en fait servi à imposer depuis « Beit-Salam » une autorité incompatible avec les fondements mêmes de son mandat. Le discours tenu par Ahmed Abdallah Sambi, le 5 avril dernier à Anjouan, est sans ambiguïté : « Au nom des Anjouanais, je dis aux habitants de Mohéli, aux habitants de la Grande Comores et aux habitants de Mayotte et au monde, que nous enterrons aujourd’hui le séparatisme. » Il y a environ un an, à l’occasion du premier anniversaire de son élection, Sambi dans un discours rhapsodique diffusé sur la radio nationale, avait clairement énoncé sa volonté de « réviser » la constitution et de mettre un terme à l’existence du système fédéral et de ses gouvernements autonomes. La Lettre de l’océan Indien N°1213, du 28 avril 2007, et RFI ont cité des extraits de ses propos dans lesquels il estimait « aberrant » que le pays « soit géré par quatre présidents, quatre parlements et comporte quatre armées distinctes », jugeait « anormal » que les chefs des exécutifs insulaires se qualifient de présidents ou de ministres, parce que l’usage de cette terminologie, usurpée selon lui, prêtait à confusion, vue de l’étranger… Il critiquait rudement la loi organique et le partage des compétences, accusés de générer la « paralysie de l’Etat » en obérant « les initiatives du gouvernement de l’Union… » Le mois suivant, Radio France Internationale rapportait des affrontements entre des forces armées obéissant à Sambi et les gendarmes anjouanais. En fait des actes de défense des forces anjouanaises face à l’occupation par les troupes fédérales de zones « stratégiques de Mutsamudu, notamment devant les bâtiments abritant le ministère de l’Intérieur et le ministère des Finances d’Anjouan… » Ces mouvements de troupes faisaient suite à l’abrogation du mandat présidentiel de Bacar par la Cour constitutionnelle de l’Union (à Moroni), conformément à la volonté de Sambi qui avait par ailleurs nommé un président intérimaire, Kaambi Houmadi, pour occuper Dar Nadjah (l’exécutif anjouanais), en lieu et place du super-gendarme Bacar… Les Anjouanais avaient en conséquence viré les troupes fédérales, attaquant même la représentation de l’Union fédérale à Mutsamdu, à l’arme lourde. En fait, les multiples péripéties de la crise anjouanaise ont permis à Sambi d’occulter ses propres manquements à la constitution, sa dérive régulière vers l’exercice d’un pouvoir personnel. L’Ayatollah n’a jamais délégué aux exécutifs insulaire la compétence de sécurité intérieure à laquelle ils avaient droit. Début 2007 les négociations entre le gouvernement central et les exécutifs insulaires étaient rompues. Il a imposé sa « souveraineté » à Mohéli et Ngazidja (Grande Comore) en nommant des hommes à lui à la tête des forces de gendarmerie. Le gouvernement grand-comorien a vainement porté le contentieux devant la Cour Constitutionnelle… laquelle est bien évidemment restée sourde à cette requête. Idem en ce qui concerne les nominations des directeurs dans les conseils d’administration des établissements publics. Sambi a nommé des hommes à lui passant outre des textes et procédures à vocation paritaire… En juin 2007, Sambi a réussi un coup de poker, lourd de sens au plan international, en repoussant les élections présidentielles d’Anjouan dont les deux tours étaient initialement prèvus les 10 et 24 juin, à deux dates légèrement plus tardives, les 17 juin et premier juillet. Un report supposé permettre un contrôle des opérations électorales par des militaires de l’Union Africaine… et des observateurs internationaux ; autant dire, vu du camp Bacar, sous l’égide de puissances très favorables à Sambi. Bacar est tombé dans le panneau, a refusé le report, maintenu les dates initiales de la consultation et s’est fait réélire facilement. Une grave erreur tactique, Bacar aurait pu en effet être réélu une semaine plus tard, vraisemblablement sans coup férir. Sambi, à l’agonie sur le plan intérieur, a pu donc pu tranquillement faire jouer ses relais internationaux, stigmatiser et diaboliser Bacar présenté comme l’ennemi de la réconciliation nationale et l’allié de la France mère de tous les maux. Il a suscité, autour de l’idée d’une revanche sur le fiasco de l’opération Goro (septembre 1997) qui avait tourné à la catastrophe pour le corps expéditionnaire de Taki, la perspective d’une opération militaire synonyme de refondation politique. Le 23 décembre 2007, Sambi a débarqué en armes à Anjouan, après avoir détourné un vol privé. Il a tenté de placer l’aérodrome d’Ouani et le port de Mutsamudu sous le contrôle de forces de l’Armée Nationale de Développement (AND), à la tête desquelles le même Aya avait nommé un commandant qui lui était fidèle. Mais le 28 décembre 2007, contrairement à ce qui s’était passé à Ngazidja, les hommes du colonel Bacar, constitutionnellement en charge de la sécurité intérieure, interdisaient aux militaires de l’AND le contrôle des points stratégiques, interceptant même quelques jours plus tard (Ndlr : le 3 janvier), un véhicule destiné à l’AND dans lequel étaient dissimulées des armes… Fin 2007, Sambi était donc en fâcheuse posture, en sévère contentieux avec les présidents des exécutifs insulaires de Mohéli et Ngazidja, en conflit ouvert avec un concurrent anjouannais, Mohamed Bacar. Son seul atout résidait dans l’internationalisation de sa guéguerre avec Mohamed Bacar, soutenu pour ce faire par ses mandants tanzaniens, soudanais, lybiens et surtout iraniens. Les motivations des uns et des autres sont de natures différentes. Les Tanzaniens craignent la contagion séparatiste du fait du précédent de Zanzibar. La Lybie ne peut s’empêcher de faire jouer une solidarité islamique à sa manière, moyennant finance, le Soudan en tant que membre de l’Union Africaine, a grand besoin de rapiécer une crédibilité internationale mise à mal par les massacres du Darfour et sa guerre larvée avec le Tchad… Quant à l’Iran, c’est le seul Etat de cette affaire à vouloir imposer son influence sur la zone, en se substituant à celles de la France et de la RSA, qui tombent en capilotade, dans le dos des positions américaines. Sambi dont les prêches circulent jusque à Mayotte, par le biais de cassettes, Sambi qui a donné dans un prosélytisme chiite pendant plus de 20 ans, a installé à Moroni, dans le quartier d’Itsandra, la Khomeiny Relief Fondation (en lieu et place d’un centre artisanal originellement financé par l’Union Européenne), mais aussi et surtout signé des accords de coopération avec Téhéran. La Lettre de l’océan Indien 1202 de décembre 2006, révèle les grandes lignes du volet Défense cet accord, qui prévoit une aide pour la surveillance des eaux territoriales de l’Union et la formation de la garde présidentielle… Depuis l’arsenal de l’AND s’est empli d’armes, de l’aveu même de Monsieur Sambi lequel n’a pas hésité à louer des hélicoptères et des mercenaires ukrainiens dans la perspective de son opération Goro-bis. Une gesticulation militaire dont la finalité première était d’imposer la volonté de Sambi sur l’ensemble des îles de l’Union, le sort de Bacar servant d’exemple aux autres présidents récalcitrants. Par ailleurs, cette hégémonie est souhaitée par Téhéran qui souhaite avoir les mains libres aux Comores, zone qui échappait historiquement à sa zone d’influence. Une fois Bacar éliminé, l’Afrique du Sud hors-jeu, et la France aux fraises, Téhéran et Sambi pourront liquider toute velléité fédéraliste, et refonder une République Islamique sur le modèle des mollahs. Il n’est pas évident que qui que ce soit y gagne dans l’océan Indien. Philippe Le Claire March 27 MOHAME BACAR A PRIS LE MAQUIS A ANJOUAN
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| Le gouvernement de l'Union des Comores a lancé, mardi 25 mars, une opération pour chasser du pouvoir le colonel Bacar sur l'île d'Anjouan. Sa réélection, en juin 2007, avait été déclarée illégale par l'Union africaine et la France. Reportage embarqué avec les troupes progouvernementales à l'assaut de la capitale, Mutsamudu. Exclusivité France 24 |
Pour la vaste majorité des habitants de la capitale de l'île d'Anjouan, les retards de l'opération de débarquement du pouvoir central des Comores, appuyée par l'Union africaine, destinée à chasser le colonel Bacar (arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2001 et, depuis, passé à un état de sécession de fait) avaient semblé un calvaire. A Mustamudu, étouffée par les égarements du colonel Bacar, les soldats du président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, étaient attendus en "libérateurs".
L'opération militaire menée mardi 25 mars les a donc comblés. Une fois leur débarquement réussi, dès l'aube, en deux points autour de la capitale, Mustamudu, et de l'autre côté de l'île, à Domoni, les forces de l'Union des Comores et leurs alliés tanzaniens et soudanais ont entrepris de mettre fin au régime de Mohamed Bacar avec méthode. A cet instant, dans les ruelles des hauteurs de Mutsamudu, le dispositif des combattants du colonel Bacar est réduit à une désespérante simplicité. A Mirontsy, à la sortie de la ville, sur la route menant à la présidence et à l'aéroport, des hommes portant encore les uniformes des Forces de gendarmerie d'Anjouan (FGA), pilier des forces bacaristes, sont embusqués au coin de ruelles. Ce bastion de l'ex-homme fort d'Anjouan devait être l'un des points difficiles pour la coalition. Les hommes de Bacar, ravitaillés par la population, endurent la chaleur et l'humidité, armés de leur seul kalachnikov, sans munitions, sans moyens de communication, sans espoir de "tenir".
Dans le port de Mutsamudu, l'opération de débarquement continue avec une précision minutée. Une fois le port maîtrisé, l'un des cargos réquisitionné accoste et débarque des 4 × 4 équipés d'armes lourdes pour appuyer de leur feu les colonnes tanzaniennes qui commencent à s'aventurer à la périphérie de la ville.
Le groupe d'une centaine d'hommes, comme un gros essaim bourdonnant de balles de tous calibres, nettoie le centre de la capitale, poursuit à Mirontsy et remonte lentement le long de la côte, arrosant de tirs les maisons suspectes et les coteaux abrupts qui grimpent au-dessus de la mince bande côtière, là où les FGA sont supposés se tenir en embuscade. A quelques centaines de mètres derrière la colonne, des soldats comoriens menacent de leurs poings gantés la foule qui tente de se faufiler jusqu'à aux avant-postes pour donner libre cours à son enthousiasme. Un tir de canon fait sursauter la jeunesse d'Anjouan. "N'ayez pas peur ! Ce n'est pas pour vous !" crie un officier comorien au visage noirci par un maquillage commando.
Devant, les premiers éléments du corps expéditionnaire panafricain atteignent déjà l'un de leurs objectifs : le "Pentagone", l'une des principales bases des forces du colonel Bacar. Il "tombe" tout seul à 5 heures pile. Nul défenseur à l'intérieur, pas de réplique au feu nourri de la coalition qui hache les feuilles des palmiers au-dessus du bâtiment avec une obstination qui finit par porter sur les nerfs des officiers tanzaniens. Ces derniers tentent de calmer l'ardeur des gâchettes comoriennes. "Cease fire !" (Cessez le feu !) hurlent-ils à leurs alliés, qui ignorent l'anglais.
Va pour les tirs jusqu'à l'intérieur des pièces désertées, interrompus par l'exploration de maigres richesses. Des soldats sortent un petit tas d'armes rouillées, des munitions aussitôt empochées, un téléviseur et une canne à pêche. "Ils ont même laissé leurs slips en partant", s'exclame-t-on dans de grands rires. "On avance, jusqu'à la mort ou jusqu'à la mort du "chien" (Mohamed Bacar)", crie le caporal-chef Felix "Maladie" en balançant une bonne rafale dans les frondaisons.
Mais où se trouve celui qui, jusqu'à lundi, contrôlait Anjouan ? Des rumeurs ne cessent de courir. Mohamed Bacar serait en fuite, aurait quitté l'île, aurait été arrêté déguisé en femme, organiserait la résistance.... En fin de journée, les autorités comoriennes annonçaient l'avoir "localisé" quelque part à Anjouan.
A Domoni comme à Mutsamudu, les arrestations de partisans du colonel en fuite ont commencé. L'avenir de la situation à Anjouan se joue. Un homme pourtant résolument anti-Bacar, qui appelait le débarquement de tous ses voeux, s'inquiète déjà : "Si (le président) Sambi fait de bonnes choses ici et calme ses militaires, tout ira très bien. Mais si on remplace une barbarie par une autre, Anjouan pétera sérieusement dans quelques semaines. Le séparatisme ne va pas disparaître aujourd'hui parce que tout le monde est content d'être débarrassé de Bacar..."
Calcul raisonné, pari audacieux ? Seule la tournure des événements dans l'île autonome d'Anjouan, où a eu lieu, mardi 25 mars, un débarquement des forces du pouvoir central de l'archipel des Comores, avec l'appui de l'Union africaine (UA), permettra de le déterminer.
La tension entre la capitale, Moroni, siège de l'Union des Comores, et Anjouan avait atteint un point de non-retour le 19 février : quatre pays de l'UA (Tanzanie, Soudan, Libye et Sénégal) avaient décidé d'appuyer militairement le projet d'opération du président de l'Union, Ahmed Abdallah Sambi, pour chasser du pouvoir le président de l'île, Mohamed Bacar. Celui-ci s'était maintenu en place grâce à des élections à la validité contestée, en février.
La dernière tentative du pouvoir central pour prendre Anjouan, en proie à une expérience sécessionniste en 1997, s'était soldée par un désastre. Moroni n'avait pas alors bénéficié d'aides conséquentes. Cette fois, le pouvoir central peut compter sur le soutien de quatre pays de l'UA, de l'appui logistique de la France, en plus de celui d'alliés rarement réunis par une même cause, l'Iran et les Etats-Unis.
Cette étrange coalition montre que l'enjeu du débarquement à Anjouan dépasse le simple cadre d'une dispute entre îles. En appuyant le renversement par la force d'autorités jugées illégales, l'UA est avant tout à la recherche d'une victoire à valeur démonstrative. L'organisation, qui souhaite prouver sa capacité à "trouver des solutions africaines aux problèmes africains", est en situation d'échec dans la plupart des crises où elle s'est investie. Elle a en revanche contribué à un règlement politique aux Comores au cours de la dernière décennie.
PAS D'UNANIMITÉ
Ce succès ne signifie pas que l'opération fasse l'unanimité parmi ses membres. Jusqu'à la fin, l'Afrique du Sud a tenté de geler l'intervention militaire, la première du genre pour l'UA, en faisant la promotion d'un "dialogue" rendu impossible par l'intransigeance des ennemis comoriens. Une façon de reprendre la main dans une partie des Comores, que Pretoria estime être dans sa zone d'influence.
Mais le petit archipel (trois îles réunies en Union, et une quatrième, Mayotte, restée française à l'indépendance) perdu dans l'océan Indien, est au centre d'un second réseau d'enjeux.
La France a entretenu des relations difficiles avec le président comorien depuis son arrivée au pouvoir avec un appui iranien. En soutenant l'opération, Paris veut se rapprocher de Moroni, tout en poursuivant sa politique de "multilatéralisation" des crises africaines pour éviter d'assurer en solo, un rôle de "gendarme" en Afrique. Pour cela il a fallu composer avec des intérêts contradictoires.
En participant à une opération "vertueuse", le Soudan soutient un de ses rares pays amis sur le continent et s'efforce de faire oublier un instant le drame du Darfour. La Tanzanie travaille autant à restaurer son influence dans la région qu'à prévenir d'éventuelles menaces indépendantistes chez elle, dans l'archipel de Zanzibar. Les Etats-Unis, de leur côté, surveillent avec attention la circulation dans la région d'hommes et de matériel liés à des réseaux armés islamistes.
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Portfolio
Le président renversé d'Anjouan, toujours introuvable, a été remplacé
LEMONDE.FR | 25.03.08 | 15h06 • Mis à jour le 26.03.08 | 13h55 | |
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Il y a 9 heures
ANJOUAN, Comores — Le gouvernement de l'Union des Comores a annoncé mardi matin avoir repris la capitale de l'île d'Anjouan aux rebelles du colonel Mohamed Bacar, même si des combats ont continué d'éclater de façon sporadique pendant quelques heures après l'offensive soutenue par l'Union africaine.
Plusieurs explosions et des coups de feu avaient retenti à l'aube sur cette île de l'archipel comorien, au lendemain de la menace d'une intervention militaire lancée par le président de l'Union aux fidèles du colonel Bacar, qui s'accrochait au pouvoir à Anjouan.
"Nous avons à présent repris la capitale", a déclaré le ministre comorien de la Défense, Mohamed Dosara, depuis l'île principale de Grande Comore. "Nous n'avons rencontré que peu de résistance", a-t-il affirmé.
Le port d'Anjouan était passé à la mi-journée sous le contrôle des troupes de l'Union africaine (UA), comme l'a constaté sur place un reporter de l'Associated Press. Aucune victime n'a été officiellement signalée, mais le reporter de l'AP a vu transporter un homme âgé, un civil, apparemment touché à la hanche par une balle perdue. Deux soldats de l'UA semblaient aussi être légèrement blessés.
Une dizaine d'hommes armés se présentant comme loyaux à l'homme fort de l'île se trouvaient à moins de deux kilomètres de la capitale Mutsamudu et semblaient attendre une attaque. Dans la capitale même, on entendait des coups de feu dans l'après-midi sans que cela empêche des habitants enthousiastes d'accueillir les troupes de l'UA dans les rues.
Dans le cadre de l'opération "Démocratie aux Comores" lancée à l'aube par l'UA, plusieurs centaines d'hommes, dont au moins 80 soldats venus de Tanzanie, ont débarqué de quatre navires. Une centaine de militaires comoriens sont ensuite arrivés en renfort pour ratisser l'île à l'aide de véhicules armés de mitrailleuses.
Le QG de l'Union africaine à Addis Abeba (Ethiopie) se refusait dans l'immédiat à tout commentaire sur cette intervention attendue depuis plusieurs semaines.
Selon un officier comorien ayant requis l'anonymat, les forces gouvernementales ont arrêté au cours de l'opération trois "haut gradés" ralliés au colonel Bacar. Le ministre Dosara a déclaré que les soldats recherchaient Bacar, et un habitant de la ville côtière de Domoni, Mohamed Kassim Adong, a dit avoir vu des militaires aller de maison en maison.
Dès les premiers tirs et explosions, des centaines d'habitants sont descendus dans les rues d'Anjouan, certains scandant "Bacar est un chien" ou "Nous avons gagné!"
A l'origine de cette intervention destinée à chasser le colonel Bacar, le gouvernement comorien n'a pas reconnu la réélection en mai 2007 de l'homme fort d'Anjouan, qui avait pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat en 2001 avant d'être élu président en 2002. Bacar revendiquait depuis l'indépendance de l'île.
L'Union africaine, qui ne reconnaît pas davantage la réélection du colonel Bacar, a décidé de soutenir l'Union des Comores dans cette opération armée.
Le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, avait menacé lundi le colonel d'intervenir militairement, et des hélicoptères avaient largué des tracts sur l'île pour prévenir la population de l'offensive imminente, appelant la population à rester chez elle et à ne pas prendre les armes en cas de conflit. "J'ai ordonné à l'armée d'envahir Anjouan et de libérer l'île d'entre les mains de Mohamed Bacar", a déclaré M. Sambi lors d'une conférence de presse.
Chacune des trois îles principales des Comores possède un président régional, et l'Union africaine soutient Ahmed Abdallah Sambi dans sa volonté de préserver l'intégrité territoriale de l'archipel.
Depuis son indépendance en 1975, l'ancienne colonie française, qui compte aujourd'hui 750.000 habitants, a connu une série de coups d'Etat violents, et reste en proie à l'instabilité politique.

FONBONI (Comores) - Un premier détachement de soldats faisant partie des troupes mandatées par l'Union africaine (UA) pour participer à l'opération contre le colonel Mohamed Bacar à Anjouan est arrivé jeudi sur l'île de Mohéli, a constaté un journaliste de l'AFP.
Ce contingent est composé de 200 militaires soudanais et de 150 tanzaniens, selon des sources militaires comoriennes.
"Ce sont des amis qui arrivent pour nous aider. Ca va accélérer les choses maintenant pour l'opération sur Anjouan", a expliqué à l'AFP le lieutenant-colonel Ahmed Bastoi, de l'état-major comorien.
Leur bateau en provenance de Moroni, la capitale des Comores, est arrivé à l'aube au port de Fomboni où les attendaient des officiers de l'état-major de l'armée nationale de développement (AND) ainsi que des véhicules.
A bord du Shissiwani II, navire transformé en transport de troupes pour l'occasion, les soldats étaient impatients de toucher terre après plus de six heures de mer.
Le béret rouge portant l'emblème des ailes déployées des parachutistes vissé sur la tête, le fusil d'assaut en bandoulière, ces soldats ont échangé quelques propos en arabe avec les Comoriens.
"Nous sommes contents d'être ici, nous sommes bien, il n'y a pas de problème. Les Comoriens sont nos frères musulmans et nous sommes fiers d'être là pour les aider. Nous sommes prêts", a confié à l'AFP le commandant Yahyah Abdallah, qui commande la compagnie parachutiste soudanaise.
L'UA a décidé de soutenir militairement une opération du gouvernement de l'Union des Comores pour démettre M. Bacar, président d'Anjouan depuis mars 2002, mais dont la réélection en juin 2007 n'est reconnue ni par elle-même ni par l'Union des Comores.
Plus de mille soldats africains étaient attendus jeudi à Mohéli pour soutenir les quelque 400 militaires comoriens qui y sont déjà cantonnés depuis presque deux mois.
(©AFP / 20 mars 2008 07h36)
Troupes de l’Union africaine arivent aux Comores © AFP |
L’armée fédérale lance l’offensive
Ce ne sont plus des bruits de bottes mais bien des échanges de coups de feu qui retentissent désormais sur l’île comorienne d’Anjouan, l’une des quatre îles de l’archipel des Comores. Selon la Panapresse « les troupes de l’Union Africaine auraient débarqué dimanche 16 mars sur Anjouan, l’une des quatre îles de l’archipel des Comores (Anjouan, Grande Comore, Mohéli et Mayotte [collectivité départementale française]. L’objectif est de contrer Mohamed Bacar, le président, contesté depuis les dernières élections en 2007 ». L’agence de presse panafricaine cite également dans son reportage une source proche de la présidence de l’Union des Comores : « Cette nuit, un même nombre de soldats de l’Armée nationale de développement (AND) ira grossir ce premier groupe. » Selon plusieurs sources concordantes, des hommes de l’Armée nationale de développement (AND) ont vraisemblablement rejoint Anjouan via Mohéli en utilisant les voies aériennes et maritimes. Par contre, aucun soldat tanzanien ni soudanais n’aurait quitté pour le moment Moroni la capitale des Comores. Jusqu’à présent les troupes de l’UA n’ont pas encore pris part aux opérations.
Carte des Comores © RFO |
Des incursions à Anjouan
En fin de matinée du samedi 15 mars, l’armée fédérale de l’Union des Comores a décidé d’intervenir militairement pour déloger l’ancien commandant de gendarmerie Mohamed Bacar du pouvoir de l’île autonome d’Anjouan. L’Armée nationale de développement (AND) a effectué deux incursions dans les régions de Domoni et de Sima.
« En début de soirée, on faisait état de deux blessés dont un grièvement dans les rangs de l’AND, et d’une trentaine de soldats séparatistes faits prisonniers. Aucune déclaration officielle n’a été encore faite du coté gouvernemental qui semble observer un silence inhabituel. Selon des sources dignes de foi, le débarquement serait entré dans sa phase active, par le déploiement de commandos d’intervention rapide, probablement acheminés par voie maritime au départ de l’île de Mohéli. L’on croit savoir que les éléments de l’AND pourraient avoir réussi à libérer des prisonniers détenus par le régime Bacar, et qu’ils se préparaient à faire entrer dans Mutsamudu, dans l’objectif de prendre rapidement le contrôle stratégique du port et des bâtiments administratifs. L’aéroport d’Ouani serait également une des cibles de l’armée nationale qui pourrait y rencontrer une résistance relativement organisée des forces rebelles du colonel Bacar », témoigne le journaliste El-Had Saïd Omar.
Cette déclaration corrobore le discours, du 17 mars, du lieutenant-colonel Salimou Mohamed Amiri, chef d’Etat-major de l’AND, tenu lors de la conférence de presse au Relais de Singani à Mohéli. Il confirmait deux infiltrations par des éléments de l’AND à Anjouan, à Sima du 9 au 10 mars et à Domoni, du 14 au 16 mars. Le haut gradé affirmait le 12 mars dernier qu’un groupe de soldats comoriens était entré le 11 mars dans la région de Sima, à Anjouan, et avait capturé trois membres des Forces de la gendarmerie anjouanaise (FGA) de Mohamed Bacar.
Le palais de Dar-Nadjah, palais du président de l’île autonome d’Anjouan © AFP |
Délivrer un message fort à Bacar
L’armée régulière comorienne, installée sur l’île de Mohéli, comptabiliserait deux blessés, dont un dans un état grave. Il a été rapatrié à l’hôpital El-Maarouf de Moroni en Grande Comore pour être opéré. Du côté des Forces de la gendarmerie d’Anjouan de Mohamed Bacar, il est question d’une dizaine de victimes lors d’un affrontement armé entre l’AND et les FGA aux alentours de Moya.
« Evaluer la réactivité des adversaires, délivrer un message fort de l’AND à Bacar et enfin, lui prouver, lui et ses troupes, leur vulnérabilité », tel serait le but de ces missions. Plus que des missions de reconnaissance et d’infiltration, le véritable objectif consiste à prendre le contrôle des zones stratégiques de l’île d’Anjouan, notamment l’aéroport de Ouani, le port de Mutsamudu et un certain nombre de bâtiments administratifs. L’Etat major comorien attendrait le regroupement de toutes ses troupes, y compris celles de l’UA, sur l’île de Mohéli, la plus petite de l’archipel et la plus proche d’Anjouan, ainsi que le feu vert du président Ahmed Abdallah Sambi, pour lancer ce qu’elle appelle l’opération "La Démocratie aux Comores". De passage à Fomboni, la capitale de Mohéli, Idi Nidhoim, le vice-président des Comores a révélé, le 18 mars, que le gouvernement de l’Union prévoyait d’organiser une élection présidentielle en mai prochain à Anjouan pour remplacer Mohamed Bacar.
Détermination et organisation du camp Bacar
La mission est d’autant plus délicate et dangereuse pour l’armée fédérale que les hommes de Mohamed Bacar sont bien organisés. Djaanfar Salim, ministre de l’Intérieur d’Anjouan, mise sur le relief montagneux de l’île. Il nie un quelconque succès aux dernières offensives de l’armée fédérale comorienne et leur oppose le courage de ses hommes : « Le fait que nous ayons repoussé sans problèmes la tentative d’incursion des soldats du gouvernement central est la preuve que nous avons en face de nous des amateurs » déclare-t-il.
Ainsi une autre guerre se joue aussi sur le champ de l’information et de la communication. En tous les cas, si les Forces de la gendarmerie d’Anjouan (FGA) ont l’avantage de bien connaître le terrain, elles ne disposent toutefois que de peu d’effectif humain. Le président auto-proclamé d’Anjouan aurait à sa disposition entre 300 à 800 hommes armés quand l’armée fédérale comorienne possède 1 060 hommes, gendarmes comme militaires, auxquels s’ajoutent quelques centaines de soldats de l’Union africaine venus de Tanzanie, du Sénégal, du Soudan et de la Libye. Ces dernières troupes ont souvent une toute autre expérience dans la gestion pratique de ce type de crise.
Comoriens © AFP |
Dans le même temps, Thabo Mbeki, le président de l’Afrique du Sud, en visite officielle à l’île Maurice, le 13 mars dernier, a préconisé aux autorités comoriennes de laisser la possibilité à Bacar de préparer des élections au mois d’avril et de les organiser en mai prochain.
Troupes de l’Union africaine © AFP |
L’Union africaine solidaire des Comores
Le gouvernement de l’Union des Comores et l’UA ont repoussé ces deux offres [celle de Mohamed Bacar et de Thabo Mbeki]. Le 5 mars dernier, Mourad Taiati, le chef du bureau de liaison de l’Union africaine aux Comores se confiait : « il n’y a plus rien à espérer que la solution militaire. Il était proposé à Mohamed Bacar d’organiser des élections auxquelles il pourrait se présenter, ou bien de partir dans un pays d’accueil ; et la France avait accepté le principe de l’accueillir si Moroni en faisait la demande avec l’accord des pays de la région.
On avait espéré que la sagesse l’emporterait avec un règlement pacifique. Mais il a refusé toutes les propositions et a affirmé qu’il ne voulait pas négocier avec l’UA. L’UA s’occupe de cette crise depuis dix ans. Aujourd’hui, tout le monde s’est aligné sur notre position. »
Mohamed Bacar est soupçonné de chercher à faire imploser l’Union en proclamant la sécession d’Anjouan. Les hommes de sa garde présidentielle sont également accusés de s’être livrés à de graves violences et violations des droits de l’homme.
L’AFP a collecté un nombre considérable de témoignages à Moroni auprès d’Anjouanais réfugiés à la Grande Comore. Ce qui fait dire à Abdourahim Saïd Bakar, le porte-parole de l’Union des Comores : « S’il ne parvient pas à s’enfuir, Mohamed Bacar sera arrêté et jugé aux Comores pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité. »
Nicolas Sarkozy, le président de la République française et Ahmed Abdallah Sambi, président de l’Union des Comores, l’automne dernier sur le perron du palais présidentiel de l’Elysée à Paris © AFP |
La France et les USA derrière l’Union
La semaine dernière, les Etats-Unis ont été le dernier pays en date à promettre un soutien à une intervention militaire aux Comores. La France, par l’intermédiaire de son porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani, confirmait « la disponibilité de la France à fournir un appui aux troupes tanzaniennes et sénégalaises pour leur transport jusqu’aux Comores, c’est-à-dire jusqu’à l’île de la Grande comore ou celle de Mohéli, mais pas à Anjouan. Nous souhaitons marquer notre soutien à l’Union des africaine et sa détermination à préserver l’intégrité territoriale des Comores. »
La Tanzanie, la Lybie, le Sénégal et le Soudan jouent un rôle déterminant dans l’investissement de l’Union africaine dans la résolution de la crise comorienne. En effet, au terme d’une réunion au siège de l’Union africaine, le 21 février dernier, à Addis-Abeba en Ethiopie, ces quatre Etats ont accepté d’apporter un soutien militaire au gouvernement de l’Union des Comores.
Mohamed Bacar, président de l’île autonome d’Anjouan © AFP |
Inquiétude dans la population
L’île est paralysée depuis dix mois et son économie tourne au ralenti. Plus d’un millier d’Anjouanais se sont rendus à la Grande Comore pour trouver refuge faute de sécurité et de stabilité économico-sociale sur leur île d’origine. D’autres habitants d’Anjouan sont allés à Mohéli.
La grande majorité de la population comorienne, plus encore à Anjouan, semble partagée entre la crainte que l’intervention militaire de l’armée fédérale ne fasse de nombreux dégâts matériels et humains parmi les civils et que le régime de Mohamed Bacar perdure à la tête de l’île.
Image de l’île comorienne d’Anjouan lors des premiers événénements sécessionnistes en 1997 © RFO |
Anjouan, victime de 10 ans de séparatisme
L’île comorienne d’Anjouan est plongée depuis le 3 août 1997 dans une crise institutionnelle aigue. Les autorités séparatistes ayant décidé de défier les autorités de l’ancienne République Fédérale islamique des Comores (Union des Comores) et de faire sécession. La révision de la constitution en 2001, donnant une très large autonomie au sein de l’Union des Comores à chacune des îles, a donné une très grande liberté à Anjouan.
L’Union des Comores (Mohéli, Anjouan et Grande-Comore) a rencontré de grande difficultés à faire respecter sa loi sur cette île. Très affaiblie, elle est secouée depuis l’avènement du séparatisme par des conflits répétés de compétences entre les trois îles, dotées chacune de leurs propres institutions mais constituant un même Etat fédéral.
Les Comores sont une ancienne colonie française d’une superficie de 2 236 km2 pour 800 000 habitants. Pays de l’océan Indien, situé à égale distance entre l’Afrique de l’est et Madagacar, à l’entrée du canal du Mozambique, le pays a déclaré son indépendance le 6 juillet 1975. C’était, il y a trente-deux ans.
Anjouan, Mohéli et Grande Comore font partie de l’Union des Comores ; et Mayotte est une collectivité départementale française. Un contentieux territorial autour de cette île perdure entre la France et les Comores depuis plus de trente ans ; ce qui pose notamment aujourd’hui un problème dans la libre circulation de la population de l’archipel, notamment entre Mayotte et les autres îles des Comores.
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